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DESCENDANCE


Je vais évoquer la mémoire des dix enfants de Pierre HUGUENIN, pour la plupart décédés.

Madeleine née le avait épousé Paul LANEYRIE, notaire à Beaune, mort pour la France en déportation le 28 février 1944 qui devait jouer un rôle important dans la résistance, évoqué dans mon petit ouvrage réservé à la résistance en Bourgogne. Il était chevalier de la Légion d’Honneur et devait être maire de Beaune s’il avait survécu, á la fois un grand patriote mais aussi un officier ministériel compétent et d’une grande droiture.

Madeleine, issue du premier mariage de Pierre HUGUENIN avec Renée CHABEUF avait supporté avec courage de rudes épreuves :

Mort de sa mère qu’elle n’a pas connue, disparition de son mari, déporté pour ses actions dans la résistance, dans des circonstances éprouvantes faites d’espoir et de désillusion, mort de son fils aîné assassiné par les Fellagas.

De cette union étaient nés :

Michèle née le ??? qui avait épousé Jacques REY frère de Guy REY ci-après cité, Jacques devait se distinguer tant dans l’armée que dans la Résistance. Il est aussi cité dans mon ouvrage sur la résistance à Gemeaux. Mère de catherine

Pierre ???

François ???

Gérard né le 21 janvier 1903, officier pilote d’aviation, chevalier de la Légion d’Honneur, décoré de la Croix de guerre et de la médaille de la Résistance. Sa carrière de pilote et de chef d’un important secteur de la Résistance sont évoqués dans mes ouvrages sur la Résistance à Gemeaux et en Bourgogne.

Il avait épousé Simone NEDEY fille de Louis NEDEY avoué à Besançon, dont j’ai établi la biographie. De cette union sont nés deux fils 

Mon frère Gérard né à Beyrouth le 1933 et décédé le ???

Après avoir passé ses deux Baccalauréats dont le second en mathématiques, Gérard s’était reconverti dans l´agriculture à la suite de son mariage avec Marie-Josée MELIN dite « Mitoune », fille d’un important propriétaire terrien du Cher et sœur de Geneviève MELIN, épouse d’Albert ci-après cité. Ils avaient repris ensemble un domaine dont une partie était boisée et qu’ils avaient remis en culture après un important travail de déboisement. Gérard était devenu cultivateur, car il était adroit et pratique mais en conservant un côté intellectuel si l’on en juge par ses lectures abondantes et variées et son goût pour les discussions intellectuelles.

Gérard est décédé brutalement et trop jeune en laissant cinq enfants :

Jean-Baptiste, l’aîné, qui a repris avec courage et compétence le domaine des ses parents. Né le ????????

Stéphanie, ???sa fille unique, gentille et très active comme sa mère et sa grand-mère.

Etienne, ??? passionné d’équitation, infirmier éducateur

Simon, ??? ingénieur

Et enfin, Antoine, ??? kinésithérapeute.

Et moi-même, Patrice, né aussi à Beyrouth le 25 janvier 1930, notaire à Beaune, maintenant en retraite qui a épousé Catherine HAUMANT, née le 25 février 1937, á Saïgon, fille de Poupette Baldenstperger (née le ??? á ) et Jean-Claude Haumant (né le … á) , qui mis au monde cinq enfants :

Stéphen, né le 5 novembre 1959, décédé « accidentellement » le 25 mars 1990.

Note de Caroline :

Stéphen : Styliste, a fait ses études á l´école (Marie ????) á Paris. Stéphen avait des activités très diverses, aussi bien intellectuelles que manuelles. Toujours sérieux, intransigeant et juste, un peu comme Maman, Tante Denise et Kapé, parfois même trés autoritaire quand il devait nous garder, ce qui n´était pas un mince affaire. Le faciès plus proche de celui de Papa, mais de santé assez fragile. A 14 ans, il avait dessinait un portrait de Malraux dont Papa était très fier. Stéphen, adolescent des années 70, était un pacifique invétéré. Il préféré le débat á cette proximité de « corps á corps » des bagarres entre garçons. Il préférait le jeu de la provocation, qu´elle soit verbale ou par l´attitude. Il avait choisi la voie de la création artistique tout comme ses arrières grand-parents, hommes et femmes, paternels et maternels et qui, á ce propos, se rencontraient régulièrement pour interpréter des musiques de chambre á Saint Vit. Stéphen aimait travailler toute sorte de matériaux comme le verre dans ces dernières créations. Il avait dénicher l´écorce d´un bois aussi malléable que le textile, et s´en était servi pour confectionner toute une série de robe qu´il avait présenté au concours de la Saint Maritaine dont il avait remportait le prix. Il avait dessiné des motifs colorés (entre fresques incas et illustration de comique de science fiction) sur des chemises qu´il avait présentait á un grand couturier qui les garda pour sa propre collection. Dans le grenier la rue Sœur Goby, á Savigny lès Beaune, il avait installé un laboratoire de chimie et de photo, où j´eus, une fois, le grand privilège de pouvoir pénétrer. Toute la nuit il m´avait enseigné des organismes vivants au microscope. Ce fut l´un des plus beaux jours de ma vie qui me révéla l´existence du microcosme où je me suis peut-être un peu perdu tant l´infini inexplorée me garde l´envie de co-naitre. Et puis un jour, tout pris feu. Alors il s´est mis á écrire. Stéphen avait, en lui, la curiosité de tout et pour rien, mué par ce même scepticisme des grand-pères. Un être libre. Sans espoir. Et comme disait tante Noëlle, les anges sont ceux qui partent le plus vite. Tante Noëlle restera toujours présente á nos côtés.

Claude, né le 23 avril 1961, créateur et gérant de la société de transport Loca Drive, est décédé le 21 août 1994, á 33 ans. Claude était très différent de Stéphen et pourtant inséparables. Il avait toujours le mot pour rire, une anecdote á raconter ou une blague á faire, quitte á se ridiculiser lui-même, juste le plaisir de faire rire l´assemblée. D´une générosité effrayante et qui l´a surement perdu, (quelque chose á voir avec mon père). Il donnait tout á tout le monde sans faire de différence. Il aimait plaisanter de ses amis, qui profitaient de cette générosité tout en la méprisant pour prétendre être sans passer par le rien avoir. Claude était un passionné de la vie, un fin philosophe, un épicurien mais aussi un « rentre dedans », un Robin des Bois qui ne supportait pas l´injustice. C´était un frère de sang, toujours lá, présent quand on avait besoin de lui sans rien attendre en échange. Son physique, grand, beau et bien balancé, avec un air un peu métèque de juif errant, lui donnait l´allure de dissident politique soviétique. Son aisance á se véhiculer dans tous les milieux avec autant d´élégance laissaient d´autres pantois. Les femmes le chérissaient pour son charisme, son charme, la grandeur de son sentiment, être fidèle á lui-même.

Mes frères gardaient sans cesse le souvenir de Charles et Louis Nédey á Saint Juan. A l´âge de onze ans, c´était leurs idoles. Sans doute le souvenir de la génération de mai 68 qu´ils n´avaient pas connu mais qui résonnait comme une utopie comme on devrait avoir le droit d´imaginer garder á cet âge, bien qu´un peu précoce. Un cri d´horreur pour mon père voyant son propre idole destitué du rôle qu´il avait, le grand homme, et on ne peut le nier, bien méritait. Le référendum, qu´il ordonna pour laisser au peuple la liberté de son propre jugement, reste malgré tout le visage d´une personnalité inscrite dans la mémoire collective de la politique française, un peu au dessus de la droite et de gauche. Une stratégie politique qui manque déontologiquement dans le panorama actuel.

Et c´est un peu dommage, de voir aujourd´hui comment l ´Europe considère la France comme alliée du Nazisme, après avoir effacer toute trace de la résistance menée par de Gaulle et Jean Moulin et tous les milliers d´hommes et de femmes, et les adolescent comme mon père qui, par chance, vous décrit dans son recueil sur la Résistance en Bourgogne. Il est dommage de voir l´Europe, que proposait le plan Briand, en 1930, pour traiter d´union et anticiper un nouveau drame, converti en une collection de grandes surfaces gérées par les trusts de la mondialisation alors que le génie civil se pratiquait jusque dans les années 50, dans les ateliers particuliers, laboratoire de recherche. Une lobotomisation de l´inventif, du génie créatif qui faisait vivre les villages les plus reculés. La pauvreté culturelle actuelle dans ces villages doit manquer au plus fervent communiste. Il est dommage que les alliances entre les pays européens et avec la Russie du début du XXème aient disparu pour laisser place á une mondialisation dont on ne perçoit aucune différence, aucune personnalité, aucune nuance ni subtilité. Il est encore plus dommage de laisser pour la nouvelle génération une terre vidée de ses richesses après l´industrialisation de l´agriculture á laquelle s´opposait fermement mon oncle Gérard en prenant le prétexte de la chasse pour garder les haies où venaient nicher les petits animaux et les bosquets où se promenaient les cerfs et les sangliers sous le regard protecteur de Gérard qui gardait toujours son fusil á l´épaule. La modernisation de l´agriculture a tout rasé sur son passage pour le passage des machines. De même les villes reconstruites pour laisser la voie publique á la motorisation, sans qu´aucune voix ne puisse raisonner un mécanisme qui déjà nous a échappé.

Il aurait été intéressant á ce sujet, que toute la famille se concentre pour donner leurs opinions, leurs réflexions. Certains s´enrichissaient pendant que d´autres résistaient contre toutes formes de dictatures, qui malgré tout, ont finit par régner en Europe. Certains mourraient en déportation. Quand le terrain de résistance est anéantie par la cupidité, il reste juste le choix de vivre rongé par l´inaction qui mène á la dépression ou de partir. Un choix qu´il n´est pas facile de respecter et parce qu´il ne fait pas parti de notre culture occidentale et parce que nous n´avons pas le courage de l´affronter tant la peur de l´étranger nous a traumatisés. Mais pour ceux dont la curiosité reste source de vie, il est doux d´explorer des mondes inconnus.

La disparition aussi soudaine qu´imprévue, de mes frères ainés a été pour moi et toute ma famille, inconsolable mais surtout une perte immense pour toute l´humanité.

...Ce terme aujourd´hui semble quelque peu obsolète… .

……………

Caroline, Marie, Simone née le 20 novembre 1962, auteur-compositeur a suivi des formations d´informatique musicale et d´acousmatique á Paris et á Albi, d´infographie et de robotique á Dijon, de psycho-acoustique á l´institut Tomatis où a travaillé sa tante Dominique Haumant durant 30 ans au côté du Professeur Tomatis. Carolien a aussi suivi des études de sciences politiques féministes á Barcelone. Originale et d’une activité débordante.

Jean-Marie, Antoine, Anatole, né le 9 novembre 1964, a suivi des études de Mathématique á Dijon et de psycho-motricité á Paris. Doué intellectuellement et artistiquement il pratique assidument le théâtre dans trois compagnies á Besançon. Il est le père de mon seul petit-fils, Gabriel, né le 9 avril 1990, actuellement étudiant á l´Université de Dijon, fils de Sylvie Demongeot, Médecin á Dijon.

Et enfin, Blaise, François, Claude, Antoine né le 13 mai 1974, 10 ans plus tard, garçon actif, d’une grande générosité, avec un humour très particulier. Un homme extrêmement consciencieux dans son travail de responsable du transport dans une société de restauration collective qui ne lui laisse pas l´opportunité au loisir.

Nous venons, avec Catherine, de fêter nos noces d’or après cinquante années de vie commune, pour quelques unes de bonheur et d’autres moments plus tristes mais supportés avec courage par Catherine a été la chance de ma vie.

Je suis devenu un le biographe de la famille que je souhaite ne pas voir disparaître complètement.

3° Christine née le 22 novembre 1904, décédée à l’âge de dix huit mois, mignonne petite fille photographiée avec son frère Gérard.

Pierre dit « Peyot » né le 31 mai 1910, célibataire original, amusant dans ses bons jours, fonctionnaire au ministère des affaires étrangères, terminant sa carrière en qualité de chancelier. Il avait donné des surnoms à ses proches :

« Valdemar » à son frère Gérard

« Pralin » à son beau-frère Guy REY

« Le Propriétaire » à son frère Albert

« Doudouille » à sa sœur Edith

Quant à Gérard, mon frère et moi-même « les employés »

Pierre était pensionnaire au séminaire de Flavigny et j’ai dans mes archives quelques lettres amusantes à son père.

Marie-Claude née le 6 juillet 1912. Elle avait une forte personnalité et de nombreuses capacités dans divers domaines : infirmière compétente, diplômée d’état. Pratiquant la couture comme une professionnelle, elle confectionnait des robes à ses sœurs assez coquettes et á d´autres amies mais surtout la robe de mariée de Catherine ma femme.

Marie Claude, cuisinière digne de son père, était une femme d’intérieur remarquable et j’aimais allé dans son appartement de la rue Léon Bonnat à Paris arrangé avec goût. Elle était aussi d’un physique agréable et d’une grande bonté. Ses sœurs Noëlle et Edith âgées de dix sept et douze ans avaient trouvé auprès d’elle un accueil d´un très grand réconfort après le décès trop rapide de leurs parents.

Marie Claude épousa Guy REY, un homme majestueux et théâtral dont le souvenir m’a beaucoup marqué, surtout après la mort de mon père. Affectueux dans son style, il m’avait proposé, sans même lui demander, de me prêter une somme assez conséquente pour l’achat de mon étude. Il s’était un peu aigri dans la dernière partie de sa vie après la mort de Marie Claude. Il est mort très âgé après être devenu presqu’aveugle.

Denise née le 2 mars 1914, était une charmante personne, chérie par ses parents, ses frères et sœurs et par moi-même. Elle s’occupait beaucoup de moi et de mon frère Gérard lorsque nous étions petits. Elle est décédée à l’âge de vingt ans laissant un immense chagrin et un grand vide dans toute la famille.

Michel né le 27 juillet 1915 après une carrière militaire dans le corps du génie, il avait continué cette activité à titre civil. Il épousa Marcelle Hureau, enseignante, dont sont issus deux fils très brillant :

François né le 29 octobre 1938, ingénieur diplômé de l’Ecole supérieure des Travaux publics, effectua sa carrière en Polynésie, en Guyenne, en Arabie et en Tunisie, à Porto Rico et enfin au Maroc en qualité de Président Directeur Général de Fourgerol International et de diverses sociétés. Il épousa en première noce Marie-Alix dont est issue Géraldine, et en seconde noce Annie Dupart. Il est chevalier de la légion d’honneur.

Yves Huguenin, colonel d’aviation, officier pilote, sorti de l’école de l’air de Salon de Provence, a effectué une brillante carrière sur les avions les plus modernes et commandé plusieurs escadres de chasse et en dernier lieu celle d’Orange la plus prestigieuse.
J’ai beaucoup connu Yves lorsqu’il était à Luxeuil á proximité de St Juan (Haut Doubs) où il nous rendait visite assez souvent. Un beau matin, il atterrit dans le parc en hélicoptère et une autre fois il était passé en très basse altitude au dessus de la maison en laissant l’impression qu’elle allait s’effondrer. J’ eus l’occasion, au cours de mon exercice notarial, de rencontrer un officier supérieur d’aviation et m´indiqua: « Il aurait été souhaitable qu’il y ait beaucoup d’officiers de la classe de votre cousin », ce qui m’avait beaucoup flatté.

Lignée d´Yves

Michel résidait à Rouen où sont nés ses enfants puis ensuite au Maroc. Je l’ai moins connu que mes autres oncles et tantes mais suffisamment pour apprécier sa personnalité et ses dons intellectuels. Il étonnait son cousin Guy Berland en récitant avec facilité des vers très naturellement. Il aimait aussi chanter avec une très belle voix. Il avait élevé ses deux fils avec sans doute une certaine rigueur, ceux-ci ayant réussi à des examens de grandes écoles qui leur permirent d’effectuer de brillantes carrières. Je l’ai vu pour la dernière fois à Beaune où il nous avait rendu visite. J’ai appris sa mort par son fils Yves survenue le 21 septembre 1980 et assistait à ses obsèques émouvantes qui ont eu lieu au cimetière de Morogue proche de Rians et du hameau de Bussède où se situe la ferme de Gérard et de Mitoune.

Albert né le 5 mai 1918, ainsi prénommé en mémoire du frère d´Anatole, Albert officier à l’époque du second empire qui s’était distingué notamment en Indochine.

Albert était sans doute l’oncle que j’ai le plus connu. Il n’avait que 12 ans de plus que moi et 15 ans de moins que mon père. Après le décès de celui-ci en 1948, Albert m’avait reçu chez lui à St Amand où il venait de reprendre une étude de notaire avec ma tante Geneviève MELIN que l´on surnommait Tante Zizi, la sœur aînée de la Mitoune, femme de Gérard, mon frère. Nous étions très liés avec cette famille MELIN en raison de ce double mariage.

Les enfants d´Albert et Tante Zizi :

Pierre, né le 9 avril 1945, décédé dans la nuit du 9 au 10 janvier 1997. Après avoir consacré son existence á la cancérologie, il devait lui même succomber á la suite de cette terrible maladie. Il a épouse Jacqueline qui lui donna 3 filles : Julie née le 25 mai 1970, Marie née le 8 novembre 1971 et Aurélie née le 10 janvier 1978.

Pierre a terminé ses études de Médecin á la Faculté de Broussais/Hôtel Dieu, en 1974 . Il a été d´abord á l´Hôpital Saint Joseph puis a pratiqué dans un hôpital des Yvelines. Il s´est ensuite spécialisé dans la cancérologie á l´Institut Pierre et Marie Curie avec le professeur Pouillard. Il a connu le professeur Scharzeberg qui l´appréciait pour ses compétences et son humour. Pierre était très aimé de ses malades. Il a été arrêté quelques temps puis nommé dans un hôpital prés d´Evreux. A cette époque il a ressenti lui même les débuts d´un cancer á la gorge. Il a été extrêmement courageux et a beaucoup souffert. Il est mort le 9 janvier dans la nuit au 10 exactement deux ans avant son père qui est décédé le 10 janvier 1999. Les renseignements m´ont été communiqué par Geneviève sa maman qui m´a précisé que le professeur Scharzeberg, qui l´appréciait beaucoup, lui avait décerné un prix pour la qualité de ses soins et son attention toute particulière pour ses malades. Il était modeste et secret sur ses activités médicales et ses recherches.

Je ne puis mieux faire que de rapporter les termes du discours prononcé lors de ses obsèques par le représentant du conseil d´administration de la renaissance sanitaire :

« Docteur Pierre Huguenin, notre collaborateur, notre collègue et pour beaucoup d´entre nous, notre ami, s´est éteint, á 51 ans, emporté par une maladie qu´il a passé sa vie á combattre sur le plan professionnel avant de lui livrer une ultime bataille personnelle. Elle a le dessus, cette fois ci, mais avant : qui pourra dire combien de patients il a réussi á lui arracher depuis son doctorat de médecine, délivré par la faculté de Broussais/Hôtel Dieu, en 1974 ?

Car elle fut bien remplie sa vie professionnelle…

Qui l´a vu obtenir successivement par la suite un certificat de cancérologue expérimentale en biologie humaine, puis la compétence en cancérologie et enfin la qualification de spécialisme en oncologie.

Ses travaux, remarqués par de grands noms de la spécialité, furent primés par la ligue nationale française contre le cancer. Il était, par ailleurs, membre de la société de médecine interne cancérologue, présidée par le professeur Mathe.

Pierre Huguenin avait travaillé :

9 ans au C.M :C de Bligny, et 10 ans á la clinique des Hauts de Seine á Chatenay Malabry avant d´arriver á la Musse le 1er février 1993. La mission qui lui avait été alors confiée ne manquait pas de difficultés :

· Il lui fallait affirmer le service d´oncologie, qui cherchait ses marques depuis de nombreuses années, tant sur le plan interne que vis á vis de l´extérieur.

· Produire un projet médical afin d´assurer la pérennité de cette discipline á la Musse.

Il a si bien réussi que, 11 mois plus tard, le Conseil d´Administration de la Renaissance Sanitaire le nommait « Chef du Service d´Oncologie ». A l´Extérieur Pierre Huguenin était aussi reconnu par ses pairs. Il était devenu le référent en chimiothérapie anti-cancéreuse lors de staffs pluridisciplinaires réguliers aux centres hospitaliers d´Evreux et de Verneuil, et avait bâti des liens étroits et solides avec la plupart des services régionaux traitant du cancer.

Plus prés de nous, sa contribution au nouveau projet d´établissement de la Musse a jeté les bases de notre participation au réseau de prise en charge de cette pathologie dans notre secteur sanitaire.

Le destin ayant décidé autrement, il n´en verra pas l´aboutissement, mais nous poursuivons son œuvre. Il peut compter sur nous … . Ce sera notre manière de lui rendre hommage pour tout le travail accompli a la Musse en si peu de temps et de rester fidèles á sa mémoire.

Lorsque la maladie est apparue, au milieu de l ´année 1995, Pierre Huguenin l´a affrontée, avec un courage et une détermination qui forçaient l´admiration. C´est ainsi que lorsque ses forces lui ont fait défaut, il a continué á diriger son service á distance, au moyen de contacts réguliers avec le Docteur Marie Thérèse Hili, son adjointe, ou au besoin par téléphone. Lorsque la parole lui fut enlevée, son stylo pris le relais pour communiquer encore au moyen de lettres ou de nombreuses notes. Et quand même écrire lui fut impossible, son esprit se reflétait toujours dans son grand regard explorateur et son sourire si particulier.

Pierre Huguenin n´est plus ; il laisse un grand vide autour de lui et nos pensées vont á son épouse, Jacqueline Huguenin, qui l´a veillé et soigné chez elle, jusqu´au bout, refusant qu´il rendit son dernier soupir ailleurs que dans sa maison.

Au nom du conseil d´Administration de la Renaissance Sanitaire et de l ensemble du personnel de la Musse, nous présentons á Madame Huguenin et á toute sa famille nos condoléances les plus attristées et le témoignage de notre affliction ».

Il est d´autant plus précieux d´évoquer ce discours, qu´il m´a été adressé par Geneviève, quelques jours avant son décès et pour qui j´avais une grande tendresse.

Anne, né le 29 juillet 1950, diplômée de l´Institut Supérieur d´Interprétation et de Traduction, responsable de la promotion du Château de Versailles. Anne a épousé Maxence Déon, directeur commercial de la société agroalimentaire C22 92.

Ils ont eu 3 enfants, Grégoire né le 17 décembre 1974, Charles né le 26 mars 1979 et Constance née le 15 octobre 1981.

Antoine né le …………..

Isabelle né le …….

Suite au décès de mon père, cette année, chez Albert et Geneviève m’avait été d’un grand réconfort grâce à leur immense gentillesse. Ce séjour m’a laissé un bon souvenir et m’a aidé à me reprendre en main. J’avais vaguement commencé mon notariat, mais sans grande conviction, et mes études avaient été très négligées.

Après cette année agréable, j’ai retrouvé ma mère et mon frère Gérard qui menaient une vie difficile. Je pris alors conscience qu’en ma qualité de frère aîné, j’avais un rôle à jouer et me suis mis à travailler sérieusement avec Alain JOBARD, fils de médecin de la famille, devenu un ami très proche. Nous avions travaillé ensemble et avions été tous deux lauréats de l’école de notariat de Dijon et partagé les deux premières places de l’examen de notaire en 1955. Je devenais alors le confrère de mon oncle Albert.

Noëlle née le 27 décembre 1920 ainsi prénommée en l’honneur de la naissance du Christ. Elle était également très proche de nous par son âge et très attentive de notre sort après la mort de mon père en se manifestant souvent. Elle pris grand soin de mes enfants lors de leurs études á Paris et présente jusqu´á la fin de sa vie pour prendre des nouvelles de ma fille á Barcelone.

Alors qu’elle exerçait á Saïgon une fonction militaire avec le grade de sous-lieutenant, Noëlle fit la connaissance de Jean-Claude HAUMANT et de Poupette qui devaient devenir mes beaux-parents. Elle avait sympathisé avec Poupette, la fille du docteur Alfred BALDENSPERGER de St Vit, qui avait connu ma mère étant jeune fille, á proximité de Besançon. J’ai une affection particulière pour ma tante Noëlle qui m’a fait découvrir un trésor en la personne de Catherine, ma femme, en m´invitant (par manque de garçon sérieux) á un rallye dans leur appartement, rue de Monceau á Paris.

Il y a peu de jeune femme à notre époque qui puisse imaginer passer leur vie avec un conjoint pendant un demi siècle. Les jeunes filles se mariaient alors un peu comme d’autres entraient en religion, était-ce un bien? Les temps et les mentalités ont tant changé !

Noëlle s’était mariée avec André SIGMANN, polytechnicien décédé après une année de mariage, puis s’était remariée avec un autre polytechnicien, Léon LEONETTI, homme charmant et distingué. Elle a une fille, Marie, courageuse, mariée avec Frédéric MOTTE avec qui elle eut deux filles, Caroline et Florence.

10° Edith (Marthe, Thomase) née le 29 juin 1924 était la plus jeune de mes tantes puisque cinq années nous séparent pour la considérer plutôt comme une grande sœur avec laquelle mon frère et moi-même avons eu des relations très étroites et affectueuses, en particulier à St Juan où nous nous sommes retrouvés lors des vacances et des fêtes de Noël.

Elle était la plus jeune fille de Pierre HUGUENIN et la seule qu´il l´admettait dans son bureau. Dormant dans un fauteuil comme un animal familier sans troubler le silence, il surnommait Edith « La Chatte ». Mon grand-père craignait le bruit et lorsqu’il se rendait chez des proches également pourvus de nombreux enfants, il commençait son propos par une gentille formule : « comme ces enfants sont charmants ! mais à quelle heure les couche-t-on ? ».

Edith, une très jolie personne intelligente avec de beaux yeux et de fines attaches que j´aime beaucoup.

Edith s’est mariée avec Claude, Georges, Richard LORTHIOIS, né le 18 juin 1921, décédé le 18 octobre 1995, avec qui nous entretenions des relations très affectueuses.

Claude, a terminé sa carrière en qualité de PDG de l’union de l’industrie des textiles. Il appartenait à une famille connue dans le nord de la France et dans le monde de cette industrie qui constituait une branche importante de cette activité.

Il s’était engagé en 1939 à l’âge de 18 ans en devançant l’appel. Fait prisonnier comme beaucoup d’autres, il s ‘était évadé à trois reprises pour réussir la dernière. Il était chevalier de la Légion d’Honneur et décoré du Mérite Militaire.

Edith et Claude avaient trois enfants :

Noël, Pierre, Marie, Gérard, Léon né le 23 février 1949 Journaliste, Directeur de l´Agence France Presse á Rio de Janiero, le parrain de ma fille, marié á Olivia Gobatto née le 20.2.1957 qui lui donna deux enfants : Jean, Claude, Noël, Armando né le 11 mai 1994 et Margot, Marie, Olivia née le 17 janvier 1996.

Sophie, Isabelle, Marguerite, Marie né le 27 juin 1953, marraine de mon fils Claude, collaboratrice á la maison Channel.

Marion, Michèle, Edith née le 28 février 1955, conservatrice du Château de la Pompadour á Rueil Malmaison qui s´est mariée avec Frédéric Pourtout né le 10 juin 1953 avec qui elle eut 3 enfants :Baptiste né le 25 août 1980, Juliette Née le 17 février 1982 et ???. Né le 9 janvier 1987.

ŒUVRE LITTERAIRE

Pour ce chapitre, je commencerai par reprendre le préambule consacré à Pierre Huguenin dans une anthologie des Poètes Bourguignons Contemporains préfacée par Edouard Estaulié de l’Académie Française, écrivain bourguignon et ami de mon grand-père dont je conserve de nombreuses lettres dans mes archives.

(insertion du texte)

J’évoquerai ensuite par les copies de discours ou d’œuvres de Pierre Huguenin ou les résumés de ses romans. Je commencerai par le livre sur la Bourgogne, celui de cuisine et ses deux romans « l’Intaille » et « Célénie Jacotin ».

Après l’édition de ce dernier roman, l’on peut dire que se termine l’œuvre littéraire de Pierre HUGUENIN. Il exerçait une profession à plein temps qui lui laissait peu de loisirs pour poursuivre l´écriture, de plus sa nombreuse famille s’était constituée entre 18 et 1924 date de naissance de sa dernière fille Edith.

Par ailleurs, cette existence n’était sans doute plus propice à laisser vaguer son imagination et l’obligeait à se consacrer aux réalités, il devait par la force des choses abandonner sa première vocation pourtant prometteuse, qui en fait s’achevait après une douzaine d’années.

Depuis lors, Pierre HUGUENIN utilisait ses talents à quelques ouvrages consacrés à des activités ou des manifestations littéraires ou professionnelles et à orner celles-ci par quelques vers bien sentis ou quelques discours bien tournés.

Il était un homme original et spirituel et jouissait d’une réputation remarquée par ses compatriotes dijonnais et notamment dans le monde judiciaire. Les avocats avaient consacré un disque à celui-ci qui évoquait souvent la personnalité amusante de mon grand-père qui avait quelques bons mots tels que :

« Il faut soigner le corps pour que l’âme s’y plaise ». Rabelais

« Que l’on a de peine à faire manger son bien ». Il aimait bien recevoir et bien traiter ses invités.

« Hier j’ai déjeuné chez X, l’on avait mis les petits plats dans les grands mais remplis de petite nourriture ». (ce ne devait pas être extraordinaire)

« Issu de quatre générations de fesse-mathieu et fesse-mathieu lui-même ». (un fesse-mathieu est un radin)

« Ceux qui m’invitent m’honorent, ceux qui ne m’invitent pas me font plaisir ».

« Monsieur X vivait noblement et pensait de même : il n’avait jamais rien fait et jamais rien pensé ». (L’Intaille)

« Je suis allé au Français chaussé de snow-boots et tout le monde avait cru que c’était des vernis ». (ce qui n’est pas sûr)

« Je ne me déplace pas pour boire une tasse d’eau chaude ». (il n’appréciait pas le thé)

A ses enfants : « Tu n’as rien à toi sauf ta soupe quand elle est dans ton ventre, et encore ».

« Oui, mais à la fin du convoi, je touche ». (son gendre était notaire)

Alors que l’on parlait d’une personne un peu sotte mais que l’on disait très bonne, il répondait :  « Et si en plus il ne manquait plus qu’elle soit méchante ».
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