Une Lettre entièrement consacrée ce mois-ci à la présélection du 13ème Prix du Documentaire et du Reportage Méditerranéen que le cmca et la rai organisent tous les ans et qui se déroule cette année du 14 au 20 juin à Turin, la ville du cinéma





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N° 69

JUIN 2008
MEDITERRANEE

AUDIOVISUELLE

Lettre d'information mensuelle



Une Lettre entièrement consacrée ce mois-ci à la présélection du 13ème Prix du Documentaire et du Reportage Méditerranéen que le CMCA et la RAI organisent tous les ans et qui se déroule cette année du 14 au 20 juin à Turin, la ville du cinéma.

Les 20 films sélectionnés sur les 288 documentaires reçus dans les quatre catégories. Le travail à Marseille du jury de présélection, ses réactions sur le cru 2008, les films et leurs auteurs, la composition du jury international de Turin, et tout le programme de cette 13ème édition.

Bonne lecture à toutes et à tous.


13ème Edition du Prix International du Documentaire

et du Reportage Méditerranéen

TURIN du 14 au 20 juin 2008



Le jury de sélection du Prix International du Documentaire et du Reportage Méditerranéen, qui se déroulera du 14 au 20 juin prochain à Turin en Italie, s'est réuni à Marseille du 19 au 23 mai 2008.

Le CMCA a reçu cette année 288 documentaires, en provenance de 29 pays, dont la France, l’Italie, Israël, l’Espagne, la Turquie, la Grèce ou encore le Liban, pays dont les productions sont traditionnellement très représentées dans le Prix ; mais il faut également noter la présence cette année de productions venant des Emirats Arabes Unis, de la Slovénie, de la Géorgie, de la Bulgarie, de Malte, Chypre ou encore de l’Autriche.
Sur les 288 œuvres, 75 ont concouru dans la catégorie "Enjeux méditerranéens", 58 en "Mémoire de la Méditerranée", 83 en "Art, Patrimoine et Cultures de la Méditerranée"  et 72 en "Première Œuvre".

Après une première sélection, le jury réuni à Marseille a visionné pendant une semaine les documentaires pour sélectionner les 20 films pour Turin.

Pendant trois journées, trois personnes par groupe ont visionné les films de chaque catégorie, en en sélectionnant une dizaine par catégorie. Puis le jury s’est retrouvé dans son ensemble, le reste de la semaine, pour proposer les 5 films retenus par catégorie.

Le jury de sélection était composé de :
Nathalie Abou Isaac, chargée de mission au Centre Régional de la Méditerranée à Marseille, Biancamaria Bruno,co-directrice La Lettera Internazionale (Italie),David Chamouleau, chef monteur (France), Pauline Cherki, journaliste AFP (France), Nezha Drissi, productrice, directrice du festival documentaire Agadir (Maroc),Agnès Jamonneau, réalisatrice (France), Michel Raphael, journaliste et vice-président du Club de la Presse de Marseille, Simone Sibilio, chargé de mission à la RAI, et les représentants du CMCA, Martine Viglione, Directrice Générale, Valérie Gerbault, rédactrice de la newsletter du CMCA, Méditerranée Audiovisuelle, Ioanna Papadopoulou et Paola Lanfranchi.


Pour la productrice Nezha Drissi (qui lance à Agadir au Maroc, du 4 au 8 novembre prochain, un festival de documentaires, le Fida Doc’Souss, qui diffusera des œuvres touchant à l’environnement, la société, le sport et les arts nezhada@yahoo.fr ) "si le documentaire offre un miroir réfléchissant de nos sociétés, il faut retenir de cette présélection, la présence d’œuvres signées par des femmes, palestiniennes, israéliennes, libanaises qui s’expriment en marquant une volonté farouche pour la réconciliation et une meilleure considération de l’humain. Nous avons été frappées, dans notre groupe qui a visionné la catégorie "Enjeux", par des documentaires qui montrent une prise de conscience de plus en plus affirmée de la part d’Israéliens, remettant en cause le bien fondé de la guerre ou encore l’intégrité de leurs gouvernants.

Le génocide en Bosnie, les questions environnementales en Italie et en Turquie, les questions d’immigration sont les thèmes forts de cette catégorie.

Dans tout ce panorama, nous ne pourrons ignorer que les enjeux méditerranéens portent des enjeux universels. Et face à eux, il est toujours surprenant de voir autant de documentaires réalisés et ce quelle qu’en soit l’économie ».




Côté "Mémoire de la Méditerranée, difficile, en cette année de commémoration d’éviter la fondation de l’état d’Israël. On s’y attendait un peu. On n’a pas été déçu". C’est Michel Raphaël vice-président du Club de la Presse de Marseille qui s’exprime. "Une commémoration certes, mais avec pourtant de vraies, agréables surprises dans le traitement. Dans cette catégorie, pas de romantisme, mais de la douleur, du courage et de la générosité. De belles rencontres également même dans des œuvres qui s’attachent à dévoiler des horreurs de la guerre.

D’authentiques découvertes également avec l’évocation intelligente de certains grands moments de l’Histoire.

Démonstration, s’il en était besoin, que l’originalité du sujet n’est pas l’élément déterminant de la qualité d’une œuvre.

Reste que les choix se sont rapidement dégagés. La discussion entre jurés aura porté d’avantage sur l’affectation de certains documentaires. A quel moment la Mémoire est-elle Culture ; le Souvenir, un Enjeu ? Le débat n’est pas clos".
La catégorie "Art, Cultures et Patrimoine" était la plus fournie cette année avec 83 documentaires en lice.

Le monteur qu’est David Chamouleau a été quelque peu "déstabilisé au début par l’étendue des "styles" allant du documentaire à budget réduit au documentaire déjà diffusé: finalement, ce vaste panel est ce qui fait l’intérêt de ce festival, et donne un bon aperçu de la production de films documentaires.

Cette profusion ne remet pas forcément en question le traitement des sujets, qui semblent encore souvent très codifiés (voix off, montage, …) dès qu’on aborde ce type de sujet. Ce qui nous a rendus, dans le groupe, d’autant plus attentifs aux documentaires qui, bien que maladroits parfois, s’attachaient à construire leur sujet sur des formes plus ouvertes. J’ai trouvé la sélection finale judicieuse avec des films qui faisaient l’unanimité et des documentaires peut être un tout petit peu moins aboutis, mais qui présument de futures qualités de réalisation".

Quand les 4 sections se sont retrouvées, j’ai remarqué, raconte Nathalie Abou Isaac, "la variété des sujets, engagés davantage cette année, au-delà des grands conflits méditerranéens, sur des questions de société (les danseuses du Caire, la Gay Pride à Jérusalem, les décharges de Naples…) avec, sur la sélection finale, beaucoup de qualité dans les réalisations et beaucoup d’énergie dans ce travail de témoignage d’une réalité quotidienne".




Pour Bianca-Maria Bruno, co-directrice de La Lettera Internazionale, la catégorie "Première Œuvre" est particulière, unique pour la variété et l’originalité des films. "Les thèmes et la qualité technique des films de cette catégorie n’ont rien d'une naïveté qu’on s’attendrait à voir chez de jeunes réalisateurs. Le choix des films retenus respecte la variété thématique et d’approche : le conflit israélo-palestinien traité dans la sa quotidienneté de deuil et de douleur, à la recherche d’un dialogue qui doit être avant tout intérieur et qui permet finalement le dialogue avec l’ "Autre", les conséquences de la guerre en Yougoslavie ou encore la condition des femmes égyptiennes ou celle de retraités sur une plage espagnole, en été".
Voici les vingt documentaires sélectionnés pour la phase finale de Turin.
Dans la catégorie ENJEUX MEDITERRANEENS :
Biùtiful Cauntri

D'un Mur l'Autre

J'ai un Frère

Jerusalem Is Proud to Present

Paying for Justice


Biùtiful Cauntri - Esmeralda CALABRIA, Andrea D'AMBROSIO et Peppe RUGGIERO

83 minutes, 2008

Production : Lumière & Co. (Italie)
Dans la région de Campanie près de Naples, tout un territoire sert de dépotoir aux déchets industriels. 1200 décharges non autorisées de déchets toxiques ont été répertoriées. Régulièrement, des camions déversent dans la campagne, des cargaisons nauséabondes qui polluent durablement le sol et mettent en danger la santé des habitants. Des éleveurs de moutons voient leurs bêtes mourir de la dioxine, des agriculteurs se désespèrent de voir leurs terres polluées… Les habitants se sentent abandonnés par tous.

En arrière-plan, tout une industrie illégale gérée par la Camorra. Une mafia dont les armes s'appellent camions poubelles et pelles mécaniques.

Un militant, se bat pour dénoncer cet état de fait et pour que cette région dont les populations sont sacrifiées, puisse enfin faire entendre sa voix.
Esmeralda CALABRIA est née à Rome en 1964. Elle a travaillé sur le montage de nombreux films dont "Lascia perdere Johnny !" (2007), "Il Caïmano" de Nanni Moretti, qui a remporté le Ciak d'or pour le meilleur montage (2006), "Romanzo criminale" de Michele Placido (2005), "Segreto del successo", un film de Massimo Martelli (2003), "La stanza del figlio" de Nanni Moretti (2000)…et de documentaires comme "Che cosa manca» (2006), "Residence Bastoggi", dirigé par Claudio Canepari (2003).
Andrea D'AMBROSIO est professeur d’histoire et de la langue du cinéma. Auteur (entre autres) avec d'autres réalisateurs, du film collectif Combattenti fish (maîtres de la rue de Naples)

Peppe RUGGIERO est journaliste professionnel. Il est responsable de la communication de la Compagnie Legambiente et responsable du Bureau de presse et de la liberté. Il a pris notamment en charge le dossier Chernobyl (2000) et le Livre blanc "Radiografia illicite de traffici – dix ans de déchets".



D'un Mur l'Autre - Patric JEAN

90 minutes, 2008

Production: Black Moon Production (Belgique)
De l’ancien mur de Berlin à la nouvelle clôture de Ceuta en terre africaine, ce road-movie nous fait traverser l’Europe. Quatre frontières au moins mais un seul axe : une société métissée, multiculturelle, riche de ses diversités en dépit de ses traditions de rejet. Du nord au sud, Patric Jean part avec humour et tendresse à la rencontre d’hommes et de femmes qui ont migré des quatre coins du monde et qui composent cette nouvelle société, y participant avec énergie et générosité. Après son film très sombre “La raison du plus fort” et à l’opposé des clichés, le réalisateur pose d’emblée un regard optimiste, jubilatoire et parfois grinçant sur l’Europe et son immigration.
Patric JEAN est un cinéaste belge né en 1968 dans le Borinage. Issu d’une famille ouvrière et d’une mère chanteuse d’opéra, il étudie au Conservatoire Royal de Bruxelles en discipline parlée, est licencié en lettre. Devenu professeur de français, il entre à l’INSAS en classe de "réalisation cinéma" où il étudie pendant quatre ans. Pendant ses études, il fonde NEMO, un journal vendu dans la rue par des sans abris. Il se consacre essentiellement au film documentaire. Il a fondé Black Moon prod, une maison de production de films basée en Belgique et dont il est l’actionnaire majoritaire.


J'ai un Frère - Emmanuel VIGIER

80 minutes, 2008

Production : Promenades Films (France)
IL y a les images de guerre. Elles font la une, quand une guerre commence. Et puis les armes se taisent, les caméras disparaissent et c’est l’oubli. Les historiens interrogent témoins et archives. Dans les livres, peut-être, la vérité émerge. Des cinéastes reconstituent les champs de bataille, bien des années plus tard. On commence à comprendre, on s’émeut de notre indifférence…

Mais que sait-on vraiment de ceux qui l’ont faite, la guerre, et surtout de ce qu’ils deviennent ? Le fardeau qu’ils portent tant bien que mal. Ce film suit les parcours de deux hommes, deux frères, Drazan et Dejan, dont le destin a été bouleversé par la guerre en Bosnie. Deux hommes qui n’ont pas fait le même choix. Et qui vont tenter de se retrouver et de rassembler quelques morceaux de leur histoire et de leur pays, qui n’existe plus.
Emmanuel VIGIER, 38 ans, travaille à France 3 à Marseille. Réalisateur, journaliste, cameraman, photographe. Spécialiste de la Méditerranée et plus particulièrement des Balkans. Il a beaucoup travaillé, depuis cinq ans, sur l’après-guerre en ex-Yougoslavie, pour l’émission "Mediterraneo" (France 3/RAI3).



Jerusalem Is Proud to Present - Nitzan GILADY

82 minutes, 2007

Production: YONA Productions (Israël)
Au cours de l'été 2006, Jérusalem a accueilli, pour la première fois, la "World Pride" qui devait aboutir à une traditionnelle parade gay et lesbienne. Les manifestations prévues ont suscité de nombreux troubles dans cette ville, où chefs religieux juifs, musulmans et chrétiens ont entrepris une lutte sans compromis contre ce qui, "souillait la ville sainte". De l'autre côté, les activistes de l'Open House (LGBT) de Jérusalem et le centre communautaire ont résisté. Fermes devant la violence et le sentiment anti-gay, ils ont dû faire face aux menaces qui pesaient non seulement sur le droit de manifester mais aussi sur leur propre intégrité.
Nitzan GILADY est diplômé de la Haute École d'art "Thelma Yelin" d'Israël et de l'Académie des arts "Circle in the square" à New York. Il est réalisateur et producteur autodidacte. Il a participé à plus de cent vingt festivals internationaux, et ses films ont déjà reçu douze prix internationaux prestigieux.





Paying for Justice - Guy MEROZ et Orly VILNAI-FEDERBUSH

58 minutes, 2007

Productions: Shamayim Productions (Israël)
Tourné en Allemagne, aux Pays-Bas, aux États-Unis et en Israël, ce documentaire traite de la situation des survivants de l'Holocauste principalement en Israël. Après l’horreur nazie, les souffrances continuent pour les 270.000 qui vivent en Israël. Parmi eux, 25 % souffrent de misère et de précarité. Pour finir leur vie dignement, certains d’entre eux choisissent de migrer vers l’Allemagne, où ils peuvent recevoir un véritable soutien financier. Et pourtant, en 1953, les gouvernements allemands et européens avaient transféré, à leur attention, des millions de dollars. Que sont-ils devenus ? Qui en a profité, spoliant, une fois de plus, les victimes ? "Paying for justice", n'est pas un film sur l’Holocauste, c’est un cri pour que justice soit rendue aux survivants des camps.
Guy MEROZ, est né en Israël à Tel-kibboutz Itshak en 1961. Il travaille comme journaliste, scénariste et éditeur dans plusieurs chaînes de télévision israéliennes.
Orly VILNAI-FEDERBUSH est née à Tel-Aviv en 1974. Elle est diplômée en études de télévision et de communication. Elle est connue en Israël pour ses enquêtes et ses points de vue critique sur les faits de société.

Dans la catégorie MEMOIRE DE LA MEDITERRANEE

Bar Centre des Autocars

La Terre parle Arabe

L'autre 8 mai 1945

Nous Etions l'Exodus

Srebrenica, Plus jamais ça !

Bar Centre des Autocars - Patrick ZACHMANN

57 minutes, 2007

Productions : Les Films d'Ici (France)
Ce film est l’histoire de Hacène, Nadia, César, Chérif, Ali, Paul et les autres, âgés de 17 à 37 ans. Vingt ans d'écart entre les adolescents en grande difficulté qu’ils étaient dans les années 80 et les adultes qu’ils sont devenus aujourd’hui. C’est la première génération née en France issue de l’immigration. Ce sont des parcours de vie singuliers qui font partie de notre histoire collective.
Patrick ZACHMANN a d'abord été photographe de terrain. Il a parcouru le monde en quête d'images s'inscrivant dans une démarche à dominante sociologique. C'est en 1976 qu'il se lance dans une carrière de photographe indépendant, qui l'emmène à la découverte des spécificités de la mafia napolitaine ou du quotidien des jeunes issus de l'immigration dans les quartiers nord de Marseille. Peu à peu, un renouvellement de son oeuvre s'amorce, et il commence à s'intéresser aux possibilités offertes par le cinéma. Il réalise ainsi successivement un court métrage intitulé "La Mémoire de mon père", puis un long métrage, "Allers-retours. Journal d'un photographe".
La Terre parle Arabe - Maryse GARGOUR

61 minutes, 2007

Production : Bad Movies (Grèce)
A la fin du 19ème siècle, le Sionisme, mouvement politique minoritaire, apparaît sur la scène internationale. Théorisé par ses leaders historiques, il traduit le désir de créer un Etat juif quelque part dans le monde, et surtout en Terre de Palestine. Or, à cette époque et depuis des millénaires, "la terre parle arabe", la Palestine étant habitée par le peuple arabe de Palestine, les Palestiniens. Comment concilier alors pour les leaders sionistes leurs ambitions politiques et la réalité palestinienne de la fin du XIXème ? La solution est prévue bien avant la Déclaration de Balfour de 1917. Les leaders sionistes élaborent des plans, mettent en place, puis organisent le transfert de la population arabe palestinienne hors de sa terre. Tous les moyens seront utilisés, et surtout la force et la brutalité…
Maryse GARGOUR est née à Jaffa. Elle est diplômée de l’Institut Français de Presse et a entrepris un doctorat de 3ème cycle en Sciences de l’Information à l’Université Paris II Panthéon. Elle a été, journaliste et productrice à l’Office de Radio Diffusion Télévision française à Beyrouth, a travaillé à l’UNESCO à Paris, au Conseil International du Cinéma et de la Télévision, et a également été journaliste indépendante pour des chaînes de télévision étrangères à Paris. Elle a tourné les documentaires : "Une palestinienne face à la Palestine", "Le Pays de Blanche" "La Terre parle Arabe", et a écrit et produit les documentaires : "Jaffa la Mienne", "Loin de Falastin".

L'autre 8 mai 1945 - Yasmina ADI

53 minutes, 2008

Production : Compagnie des Phares et Balises (France)
Le 8 mai 1945 est une date clé pour l’histoire de France. Chaque année, on célèbre la victoire sur l’Allemagne nazie. De l’autre côté de la Méditerranée, en Algérie, ce jour de gloire est un jour de deuil. Dans la liesse de la victoire en 1945, des Algériens ont revendiqué leur volonté d’indépendance. Ils subiront durant plusieurs semaines une violente répression conduite par l’armée française. Elle fera des milliers de victimes. Mais soixante ans plus tard, la répression du printemps 1945 en Algérie recèle encore de nombreuses zones d’ombres. Yasmina ADI a retrouvé de nombreux documents inédits, des archives du gouvernement français et des services secrets anglais et américains. Elle est allée à la rencontre de ces hommes et ces femmes qui ont vécu et subi cette répression. Elle donne la parole aux témoins français, algériens, ainsi qu'au premier reporter arrivé sur les lieux. Cette enquête lève le voile sur les mécanismes et les conséquences de cette répression coloniale. Cet autre 8 mai 1945 est aux origines de la guerre d’Algérie.
Yasmina ADI a été attachée de presse pendant quatre ans. En 1997, elle a commencé à travailler comme assistante de réalisation (préparation, tournage, mais aussi post-production) avec F. Bergeron. Cette collaboration a duré sept ans. Puis elle a commencé à s’occuper d'enquêtes et à écrire. "L’autre 8 mai 1945" est son premier film.
Nous Etions l'Exodus - Jean-Michel VECCHIET

80 minutes, 2007

Production : MAT Films (France)
De Baltimore à Hambourg en passant par Marseille, Porto de Venere, Port-de-Bouc, Sète ou Haïfa, l'odyssée de l'Exodus demeure l'épopée la plus spectaculaire de l'immigration clandestine d'après-guerre. Eté 1947, 4500 passagers, survivants de la Shoah, sont parqués pendant plus de trois semaines à bord de trois "bateaux cages" de la marine britannique dans la rade de Port-de-Bouc, dans le sud de la France. Le rôle de la France et des Français dans cette incroyable chaîne de solidarité apparaît aujourd'hui comme le point d'orgue de la naissance d'un Etat juif. Acteurs et témoins racontent pour la première fois, avec émotion, cette grande histoire. 1947, c'est une conscience retrouvée, celle de tous ces peuples qui avaient perdu l'espoir.
Jean-Michel VECCHIET enfant de l’immigration italienne, a grandi à Martigues et à Port-de-Bouc, dans le Sud de la France, une région marquée par l’histoire et imprégnée d’une forte conscience ouvrière. Si son talent s’affirme d’abord dans le dessin et la peinture, il n’oublie pas l’histoire des bateaux cages et les passagers de l’Exodus qui l’ont hanté toute son enfance. Il a réalisé : "Vies et morts de Andy Warhol", "Un siècle d’Humanité"(Fr.2/Fr.5), "Les photographes de Mao"(Fr.3/ Fr.5), "Les enfants d’Aléria"(Fr.3 ); "Peter Lindbergh" (Fr.3). Les films de Jean-Michel Vecchiet ont été diffusés dans une cinquantaine de pays.

Srebrenica, Plus jamais ça ! - Morad AIT-HABBOUCHE et Hervé CORBIERE

85 minutes, 2006

Production : Elle est Pas Belle la Vie ! (France)
Nous sommes le 11 juillet 2006. C’est la commémoration du massacre de Srebrenica. Des femmes pleurent. Devant elles, défilent des cercueils verts qui contiennent les restes de leur mari, de leur fils ou de leur père. Onze ans après, elles peuvent enfin les enterrer. Dignement. Hakija Husseinovic n’assiste pas à cette cérémonie. Il veut oublier. Il a eu de la chance : il est l'un des douze survivants de la tuerie du hangar de Kravica où des centaines d’hommes ont été exécutés. Nous avons pu le rencontrer pour qu’il témoigne. C’est difficile pour lui de revivre ces moments terribles faits du bruit assourdissant des balles et de silence. Le poids des corps sur lui, l’odeur des cadavres… C’est au nom de ces victimes que le Tribunal International de l’ex-Yougoslavie juge les responsables de ce qui reste la plus grande tuerie de civils depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Mais malgré les pressions internationales et la volonté farouche du procureur Carla Del Ponte, le général Mladic et Radovan Karadzic n’ont toujours pas été arrêtés.
Morad AIT-HABBOUCHE est né en 1964 à Paris. Diplômé en journalisme à l’IUT de Bordeaux, il fait ses armes à France 3 et devient grand reporter. Il a couvert de 1987 à 2001, la plupart des grands conflits dans le monde… Afghanistan, Bosnie, Proche-Orient, Algérie… Il a essentiellement tourné des courts métrages pendant cette période. Il a également réalisé plusieurs magazines ainsi que de nombreux documentaires : 'Marseille 73, la ratonnade oubliée', 'C'est ça la France', 'Son nom est Jamel', 'Algérie, les femmes dans la guerre'…. En mai 2001, il créé avec son complice Hervé Corbière l'agence de presse : 'Elle est pas belle la vie !'
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