Cours d’histoire des idees politiques avant 1789





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§1 Thomas More et l’Utopie




Thomas More (né le 7 février 1478 à Londres – mort exécuté le 6 juillet 1535 dans la même ville) était un juriste, historien, philosophe, théologien et homme politique anglais de la Renaissance. Grand ami d'Érasme, philanthrope, il participa pleinement au renouveau de la pensée qui caractérise cette époque, ainsi qu'à l'humanisme chrétien, dont il était le plus illustre représentant anglais, dans une époque charnière entre le Moyen Âge et la Renaissance.
C’est un anglais ,l e représentant majeur de l’humanisme, c’est un philosophe et un homme d’état il est ne en 1478

En 1531 il est chancelier d’Angleterre par Henry VIII, il s’oppose au divorce d’Henry VIII c’est le début de l’anglicanisme.

Il est catholique , et refuse de prêter serment au monarque chef de l’église, il sera condamné a mort et décapité en 1535 , il sera canonisé plus tard.

Il donne une vision novatrice de la politique, et il relance le genre de l’utopisme.

Il publie en 1516 «  l’utopie » c’est un mot que Thomas more a traduit du grec Utopos : « lieu de nulle part » ; il présente ce lieu comme un endroit ou il va développer sa manière de concevoir sa politique.

L’utopie est une territoire dont la capitale est une ville fantôme prés d’un fleuve dans eau , avec un prince sans peuple. Le récit est fait pas un voyageur.

On a pensé que c’était l’Amérique ou les Flandres mais finalement c’est l’Angleterre , c’est une île , la population est divisée en 55 cité, la ville est donc Londres . Il n’est donc pas si utopiste que çà.

Dans ce livre, il fait une synthèse entre l’influence de Platon et l’influence de Saint augustin , il y a une sorte de communisme platonicien et une grande chrétienté de St augustin.

On va trouver dans l’utopie une vrai tolérance religieuse et c’est une idée moderne.

Quelles sont les idées politiques de Thomas more ?

  • Place importante faite à la famille : la famille chrétienne , il y a l’autorité patriarcale Thomas More conçoit un droit de correction sur la femme et les enfants (il est très heureux en famille) il faut une harmonie familiale. Il n’y a pas d’égalité entre les sexes ou entre les enfants et les parents.

Il accepte le divorce , si il n’y a plus harmonie. La mariage des prêtres est également possible. Ce qui est étonnant par contre il est très sévère pour l’adultère : crime privé puni de mort.


  • La propriété Les utopiens sont des amis, donc il n’y a pas de propriété privée individuelle, il y a une sorte de communisme foncier . Cela doit favoriser l’égalité.

C’est la rupture avec Aristote et le retour de Platon , et du néo-platonisme.


  • organisation politique :

    • groupes de 30 familles qui se réunissent pour élire un phylarque . 10 phylarques désignent un Proto phylarque appelé un Tranibore . On va obtenir 200 tranibores qui constitueront le sénat de l’Utopie. Au dessus du Sénat se trouve le roi.


Les Magistrats :l’Utopie livre II

Trente familles font, tous les ans, élection d'un magistrat, appelé syphogrante dans le vieux langage du pays, et philarque dans le moderne.

Dix syphograntes et leurs trois cents familles obéissent à un protophilarque, anciennement nommé tranibore.

Enfin, les syphograntes, au nombre de douze cents, aptes avoir fait serment de donner leurs voix au citoyen le plus moral et le plus capable, choisissent au scrutin secret, et proclament prince, l'un des quatre citoyens proposé par le peuple ; car, la ville étant partagée en quatre sections, chaque quartier présente son élu au sénat.

La principauté est à vie, à moins que le prince ne soit soupçonné d'aspirer à la tyrannie. Les tranibores sont nommés tous les ans, mais on ne les change pas sans de graves motifs. Les autres magistrats sont annuellement renouvelés.

Tous les trois jours, plus souvent si le cas l'exige, les tranibores tiennent conseil avec le prince, pour délibérer sur les affaires du pays, et terminer au plus vite les procès qui s'élèvent entre particuliers, procès du reste excessivement rares. Deux syphograntes assistent à chacune des séances du sénat, et ces deux magistrats populaires changent à chaque séance.

La loi veut que les motions d'intérêt général soient discutées dans le sénat trois jours avant d'aller aux voix et de convertir la proposition en décret.

Se réunir hors le sénat et les assemblées du peuple pour délibérer sur les affaires publiques est un crime puni de mort.

Ces institutions ont pour but d'empêcher le prince et les tranibores de conspirer ensemble contre la liberté, d'opprimer le peuple par des lois tyranniques, et de changer la forme du gouvernement. La constitution est tellement vigilante à cet égard que les questions de haute importance sont déférées aux comices des syphograntes, qui en donnent communication à leurs familles. La chose est alors examinée en assemblée du peuple ; puis, les syphograntes, après en avoir délibéré, transmettent au sénat leur avis et la volonté du peuple. Quelquefois même l'opinion de l'île entière est consultée.

Parmi les règlements du sénat, le suivant mérite d'être signalé. Quand une proposition est faite, il est défendu de la discuter le même jour ; la discussion est renvoyée à la prochaine séance.

De cette manière, personne n'est exposé à débiter étourdiment les premières choses qui lui viennent à l'esprit, et à défendre ensuite son opinion plutôt que le bien général ; car n'arrive-t-il pas souvent qu'on recule devant là honte d'une rétractation et l'aveu d'une erreur irréfléchie ? Alors, on sacrifie le salut public pour sauver sa réputation. Ce danger funeste de la précipitation a été prévenu et les sénateurs ont suffisamment le temps de réfléchir.

C’est un système pyramidale qui peut apparaître comme un démocratie. En fait pas du tout , car ne peuvent être désignés phylarques que les chefs de famille avec une morale avérée et uniquement les lettrés.

Ce système est donc élitiste , c’est une sorte d’aristocratie.
Ses réflexions sont intéressantes car il dénonce certaines choses.

C’est un plaidoyer pour la paix, il dénonce la guerre et l’appétit de conquête et de richesse de l’époque.

Ses propositions sont inapplicables et pleines de paradoxes (il prône la liberté mais accepte les esclaves…) ainsi finalement ce système n’est pas très moderne.

Par contre , il renoue un genre littéraire politique qui sera suivit par Campanella et…

§2 Les Monarchomaques
Ce qui les caractérisent est qu’ils sont protestants, en tout cas ils sont des sympathies avec la Réforme. Ils sont contre la Monarchie absolu catholique
Ce courant n’est pas homogène, il dégage des idées très libérales, ce sont les adversaires de BODIN.


    • La Boètie

C’est un sympathisant de la Réforme , il cherche la paix civile. Son œuvre politique majeure a été publiée post mortem par des protestants . C’est un parlementaire (1530-1563) il a assisté horrifié à la première guerre de religion . C’est un humaniste ouvert , tolérant, hédoniste (recherchant le bonheur) Il est chargé d’une mission à Paris pour négocier avec le pouvoir royal.

Il entre dans le cercle des intimes du penseur le chancelier Michel de l’Hospital qui veut également la Concorde civile, la tolérance.

Il est convaincu par les idées du chancelier. Il veut apaiser les tensions. Il va mourir brusquement . C’est un ami de Montaigne. « Parceque c’était ,parce que c’était moi… »  
Il a beaucoup traduit, et il a écrit le « Discours de la servitude volontaire » vers 1548, lorsque à Bordeaux , il y a de violentes révoltes anti-fiscales et une rude répression .

Il a sans doute remanié l’ouvrage plus tard lorsqu’il sera professeur à la faculté de Droit d’Orléans.

Cette œuvre ne sera pas connue avant 1574 c’est à dire après la Saint Barthélemy, ou l’opposition de Monarchomaques sont très forte et qu’ils vont publier cet ouvrage.

Il est imprimé à la suite d’un ouvrage polémique protestant , on a donc l’impression que ce discours émane d’un réformé , il est rebaptisé le «  Contre Un ».

Dans le discours , on retrouve :

  • Un état de justice , avec des parlementaires

  • Des références à l’antiquité

  • Des références à la patristique ( St Augustin, St Paul).


Il s’interroge sur les raisons qui poussent les hommes a accepter l’état de servitude alors que naturellement, ils aspirent à la liberté .

Le texte évolue dans le contexte du premier Absolutisme : fin de François Ier , début Henri II .

Cela effraye les juristes, les officiers du Roi et la noblesse.
La Boétie va développer l’idée que la monarchie se confond toujours avec la tyrannie, ce qui pourrait faire croire qu’il est républicain . « Pour être esclave, il faut que quelqu'un
désire dominer et... qu'un autre accepte de servir !
 »

Il distingue des degrés dans les gouvernements despotiques selon les accession au pouvoir.

Le plus grand despotisme est lorsque l’accession est la conquête, la force.

Pour La Boétie, il ne peut exister de tyrannie sans assentiment du peuple. De ce point de vue, la servitude est donc par essence volontaire. Le tyran est en effet toujours seul face à des millions d'hommes et il suffirait que ces millions d'hommes cessent d'obéir pour que la tyrannie disparaisse. Le rapport de force est toujours en faveur des gouvernés. La nature nous soumet naturellement à nos parents et à la raison mais ne nous fait esclaves de personne. Nous sommes donc esclaves parce que nous le voulons bien. Mais vivre libre, c'est être heureux. La servitude volontaire apparaît donc comme une réalité paradoxale, un problème qu'il s'agit de résoudre. Pourquoi donc les peuples acceptent-ils de se soumettre à un tyran ?
La première raison réside dans l'habitude. L'homme qui connaît la liberté n'y renonce que contraint et forcé. Mais on s'habitue à la servitude et ceux qui n'ont jamais connu la liberté  « servent sans regret et font volontairement ce que leurs pères n'auraient fait que par contrainte »
La deuxième raison est que les tyrans affaiblissent leur peuple. Ils le feront par exemple en leur donnant des jeux, des spectacles. Le tyran allèche ses esclaves pour endormir les sujets dans la servitude. Le tyran accorde des largesses à son peuple sans que celui-ci se rende compte que c'est avec l'argent même soutiré à ses sujets que ces divertissements sont financés.
Certains tyrans, avant de commettre leurs crimes, font de beaux discours sur le bien général et la nécessité de l'ordre public. D'autres utilisent l'artifice de la religion pour susciter la crainte du sacrilège, utilisant la tendance de l'ignorant à la superstition.
Enfin, la dernière raison qui permet la tyrannie est qu'une partie de la population se met à son service par cupidité et désir d'honneurs. Certains hommes flattent leur maître espérant ses faveurs, sans voir que la disgrâce les guette nécessairement, devenus complices du pouvoir. Ainsi se forme la pyramide sociale qui permet au tyran d'« asservir les sujets les uns par le moyen des autres » La résistance et l'usage de la raison sont donc les moyens de reconquérir la liberté (La Boétie ne fait aucune théorie de la révolte populaire) car des tyrans on peut dire qu'« Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux » Il n'est donc pas besoin de combattre les tyrans, il suffit de ne plus consentir à la tyrannie.  « Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres » Caractéristique de l'idéalisme humaniste, la pensée de La Boétie suppose une histoire produite par la seule intention des hommes sans voir que la politique a aussi son autonomie et sa spécificité.
C’est une œuvre subversive mais elle est aussi très modérée , car il a peur autant de la tyrannie d’un seul que de la tyrannie de la masse.
Il prône la voie réformatrice plutôt que la révolte et la régulation du pouvoir politique par les élites dans un cadre légal.

Finalement le discours est plutôt un essai de psychologie politique .

Il demande aux uns et aux autres d’être raisonnable n rationnel .

Il dénonce la tyrannie mais il y a une véritable réflexion sur l’état, ou il en ressort un lien contractuel (il serait favorable pour un contrat social ) pour établir de l’harmonie.

On imagine que ce contrat social investie le prince de son autorité et qu’il garantie la liberté des citoyens .

Le prince est investi d’une autorité librement consentie . Il réintroduit donc le peuple sur la scène politique ;

Il souhaite l’avènement d’une conscience politique , d’une morale civique.

Il propose un espace de négociation avec le prince d’ou ressorts la liberté du peuple et le pouvoir de l’état.

Pour mettre fin à la tyrannie , il suffit que tous cessent d’obéir ;

C’est de la désobéissance passive (cf Martin Luther King).Il a été récupérée par les anarchistes.

C’est l’auteur malgré sa non violence le plus radical concernant la désobéissance et cette désobéissance est sans complexe.
Les autres monarchomaques
Ce sont des protestants qui s’illustrent après 1572 et la Saint Barthélemy.

Cette date est une rupture au niveau des idée politiques.

Avant la Saint Barthélemy, les auteurs protestants tentent de justifier leur rébellion contre les guerres de religions mais seulement pour se défendre , c’est de la légitime défense et ils s’attaquent jamais le Prince.
Côté catholique , on essaie de ne pas impliquer l’état dans les dangers protestants et extra-catholiques.

La Saint Barthélemy a impliqué le roi Charles IX considéré comme un tyran . Les protestants attaquent donc directement le Roi, le duc D’Anjou et la Reine.

Le Roi a cassé la pacte civil.

La littérature est moins gênée pour légitimer la révolte. Il y a trois grands traités :


  • 1573 François Hotman :

« La Franco-gallia »

François Hotman (1524, Paris - 1590, Bâle) était un avocat français. Bien que son père fût un catholique pratiquant, conseiller au Parlement de Paris, Hotman s'est converti au protestantisme en 1547 et a été impliqué plus tard dans la conspiration d'Amboise. Il fut très actif dans les complots anti-catholiques de l'époque, réfugié en Suisse. Son frère est Antoine Hotman.

Il a effectué des interventions comme professeur de droit romain dans de nombreuses universités et son rôle lui a ouvert les portes des cours de Prusse, Hesse et Elizabeth d'Angleterre. Il a voyagé à Francfort avec Calvin et on lui a confié des missions confidentielles en provenance des chefs Huguenots allemands, pour porter à un moment donné des crédits à Catherine de Médicis. Il est professeur de philologie à Lausanne, puis en 1556 à Strasbourg professeur de droit. Il rejoint en 1561 la cour du roi de Navarre (futur Henri IV). Il a été nommé par l'évêque Montluc comme professeur de droit à Valence et en 1567 dans la même qualité à Bourges.

Hotman devint conseiller d'État de Henri IV chargé du recrutement en Suisse de troupes pro-huguenotes. Il a fini en exil une grande partie de sa vie en Suisse. Après la nuit de la Saint-Barthélemy, il a pris la fuite à Genève et meurt à Bâle en 1590.

Franco-gallia

Son travail le plus important, est "Franco-Gallia" (1573) ("La Gaule Française") publié en latin en 1573 puis en français en 1574 et composé en réaction a la Saint-Barthélemy. Il était en avance sur son temps, et n'a trouvé aucune faveur que ce soit avec les Catholiques ou les Huguenots à son époque; sa théorie a été comparée à celle contenue plus tard dans le "Contrat Social" de Jean-Jacques Rousseau. Il a présenté un idéal d'habileté politique protestante, en proposant un gouvernement représentatif et une monarchie élective Hotman a affirmé que la couronne de France n'était pas héréditaire, mais élective, et que les gens avaient le droit de déposer et de créer des rois.
C'est un livre élément de la fondation de la théorie en voie de développement de la démocratie représentative. Il s'agit du premier "programme politique" des huguenots dans l'éventualité d'une accession au pouvoir. L'ouvrage sera très célèbre à son époque. Les théories d'Hotman ont influencé des chefs politiques pour plus de 400 années : en effet, le chef révolutionnaire cubain, Fidel Castro a justifié la légitimité du mouvement dans ses discours "L'histoire m'absoudra" en 1953 de "Franco-Gallia" en citant Hotman, qui a "Maintenu cela qu'entre le gouvernement et ses sujets il y a une attache, ou contrat et que les gens peuvent se soulever dans la rébellion contre la tyrannie de gouvernement quand celui-ci viole ce pacte."


  • Il écrit une histoire constitutionnelle de la France qui permet de justifier la monarchie tempérée (division des pouvoirs, équilibre, contre poids)

Il travestie un peu l’histoire de France. Cela montre que l’histoire au XVI°s est devenue un enjeu politique , scientifique , moderne, on falsifie l’histoire pour légitimer la politique .
Exemple  1: Il énonce que chez Clovis , le roi gouverne avec les grands et le peuple : c’est faux car ce n’est que lorsque le roi est faible mais ce n’est pas du tout « constitutionnalisé ».

Ex 2 : Les états généraux deviennent un conseil élargit permanent qui participe à la politique , ce qui est faux.

Ex 3 : Pour Hotman , l’histoire prouve que le roi de France est élu ( il déduit de l’acclamation une élection ) , (au passage, disons que cette tradition disparaîtra pour devenir une royauté héréditaire lorsque Henry IV est l’héritier du trône de France et qu’il est contesté car c’est un protestant )

On voit bien avec lui que l’on utilise l’histoire pour faire de la politique.


  • 1574 Théodore de Bèze « Du droit des magistrats sur leurs sujets »


Né à Vézelay, dans la noblesse locale, Dieudonné de Bèze

(il latinisera plus tard son prénom en Deodatus, avant de le gréciser en Théodore) Il bénéficia d'une excellente éducation humaniste, principalement sous la férule de Melchior Wolmar qui ouvrit son esprit à la pensée de la Réforme.

Très doué pour les lettres, le jeune homme était, du jugement de Montaigne, un excellent poète latin et mena pendant quelques années à Paris (1539-1548) une existence exclusivement vouée à la littérature; il en reste ses fameux Poemata amoureux qu'on lui a tant reprochés plus tard. L'imminence de la mort, lors d'une grave atteinte de peste, achève son évolution vers la Réforme.

Condamné par le Parlement de Paris, il s'enfuit à Genève (1548), mais s'établit d'abord à Lausanne, où Pierre Viret l'attire afin qu'il enseigne le grec à l'Académie nouvellement créée.
Il développe l’idée du magistrat inférieur .

Le Roi n’est plus un monarque souverain par hérédité, il occupe une fonction publique , c’est un magistrat supérieur, on peut donc lui demander des comptes , il est soumis à la loi.

Ainsi lorsque le Roi devient tyran (Saint Barthélemy) il appartient aux magistrats inférieurs de récupérer le pouvoir et de diriger le pays.

Ces magistrats inférieurs sont les agents, les guides naturels du peuple, les conseillers monarchiques .
La grande idée est que face à un roi tyran , la résistance est possible mais elle ne peut être faite que par les magistrats .

Le peuple ne peut pas se dresser lui même contre le pouvoir même tyrannique .

Bèze a mis en place un filtre constitutionnel à la résistance.

Car à l’époque, il y a beaucoup de tyrannicides.

Pour ne pas être débordé par la violence du peuple huguenot en guerre, pour les maintenir dans le cadre d’une résistance constitutionnelle, il utilise les magistrats comme acteurs de la résistance .Pour éviter la dérive violente seuls les magistrats peuvent s’opposer au tyran.

C’est plus une résistance constitutionnelle qu’une résistance physique. La Fronde (révolte des Parlements sous le jeune Louis XIV) se souviendra de lui

Histoire Des Idées Politiques avant 1789 2° Partie

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