Rapport aux autres grands maîtres ? En Europe





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Peu de tirages de natures mortes ont été faites au dix-septième siècle, et Hercules Segers la composition de trois livres sur une table est certainement unique en son genre. Les volumes sont disposés de telle manière et de la pile est considérée d'un tel angle qu'il est clair que le livre d'épaisseur au-dessous a été destiné à soutenir la grande édition in-folio. Ce dernier semble avoir été ouvert à une page comme s'il s'agissait d'être lus, mais a été momentanément fermé avec un petit livre inséré pour marquer la page. Segers là encore propose une composition qui suggère un tas de livres laissé par hasard durant un bref instant par un érudit.
Paysage en contre-plogée

Une vue panoramique de la plaine, vue en plongée. Les souches, le rocher et le sapin surplombant à « l'avant-plan repoussoir ». Un repoussoir est un élément dans une composition qui apparaît et qui renforce le reste du tableau à l'arrière-plan. De gros objets ou des figures au premier plan sont d’idéales repoussoirs. Ils améliorent le sens de la profondeur. (cf. Vermeer) Les arbres et les rideaux sont surtout repoussoirs. La route sinueuse attire l'œil dans la profondeur de l'image. Ce n'est pas une représentation réaliste d'un paysage existant. Les points de vue Hercules Segers peintes ou gravés sont en fait une impression d'un dessin gravé sur une plaque de métal. Ce résultat est obtenu comme suit. Une bonne plaque de métal (généralement du cuivre) est enduit avec une couche résistant à l'acide, mélange de cire, de résine et d’asphalte. Ce revêtement est gravé finement avec une aiguille, d'exposer le métal sous. La plaque est ensuite immergée dans un bain d'acide, qui nettoie les rayures. Le travail finial consiste ensuite à placer le support gravé sur une plaque enduite d'encre, qui remplit les lignes. En appuyant sur la plaque sur une surface, l’image est transférée. Une seule plaque peut être utilisé entre 50 et 200 copies. La première gravure remonte à 1513.


Un large panorama est représenté, vu par le flanc d'une colline. Dans la vallée se trouvent une série de fermes clôturées au milieu de champs. La clôture de bois sur la droite accentue la distance et la profondeur de la terre ci-dessous, tandis que la structure (comme un cerceau humain) des rochers sur la gauche ajoute un élément de fantaisie dans le paysage. Hercules Seghers a été un artiste avec une passion pour l'expérience. En raison des différentes techniques qu'il a utilisées, ses tirages sont connus sous le nom « peintures imprimées »
Seghers utilise différentes techniques simultanément.

Il a fait des tirages sur toile et a terminé ses gravures à la peinture à l'huile. En conséquence, chaque impression par Segers est unique .. Ici aussi, Seghers a créé une impression unique en tirant sur le papier par le biais de la presse avec un morceau de tissu en coton. Cela a donné l'impression de la texture et l'apparence d'une peinture sur toile.

Seghers grave presque toujours des paysages de fantaisie. Ses sujets favoris inclus les vallées de montagne et les rochers de panoramas, avec un seul arbre ou une maison ici et là. Il est difficile de dire si son travail était basé sur une expérience de première main, ou si elle est entièrement le produit de son imagination.
Article Universalis sur H. Seghers.

Dans l'art hollandais du XVIIe siècle, la place d'Hercule Seghers, paysagiste visionnaire, est désormais aux côtés de Vermeer ou de Rembrandt. Son œuvre, une quinzaine de tableaux identifiés et de rares et singulières gravures, est empreint de mystère, tout comme sa vie aventureuse. On présume qu'Hercules Seghers est né à Haarlem en 1590, où il est membre de la Guilde de Saint-Luc en 1612. De 1614 à 1628, il est fixé à Amsterdam, où il se marie, et mène une existence misérable, accablé de dettes. En 1631, il est dans le commerce d'art à Utrecht, et, en 1633, à La Haye. Il serait mort à Amsterdam ou à La Haye, d'une chute qu'il aurait faite dans l'escalier, alors qu'il était en état d'ébriété. Son destin de peintre maudit repose sur diverses anecdotes, dont celle qui évoque l'artiste tellement passionné par son métier qu'il refuse de laisser voir ses tableaux, ou celle qui raconte qu'il peignait ou imprimait ses gravures sur le linge du ménage ! Ses estampes, presque exclusivement des paysages (pour la plupart conservées au Rijksprentenkabinet à Amsterdam) surprennent par le regard halluciné qui déchiquette l'espace et qui évoque Max Ernst ou James Ensor. Sa technique aussi est très particulière, à tel point qu'on lui a attribué l'invention de la gravure en couleurs :

excellent aquafortiste, il joue sur les teintes d'encres et de papiers, voire de tissus, multipliant les retouches, comme un lavage avec des coloris roses ou bleu pâle, sur fonds assortis, ce qui produit un effet inhabituel pour la gravure de l'époque.
À cette recherche chromatique s'ajoute une minutie dans l'exécution du détail, et une composition spatiale par série de plans successifs que l'on retrouve dans sa peinture (Paysage montagneux, musée des Offices, Florence). Dans ces immenses paysages chaotiques d'où l'homme est exclu, l'infini se substitue au pittoresque, l'horizontalité s'impose, rompant nettement en cela avec la tradition paysagiste du siècle précédent.

Rembrandt, qui possédait plusieurs tableaux de Seghers, semble s'en être largement inspiré dans ses paysages romantiques, entre 1636 et 1648, ainsi que dans certaines de ses gravures. Mais là où Seghers ouvre des espaces inhumains, Rembrandt les remplit du frémissement de l'humanité.

Parmi les gravures les plus étonnantes, il convient de signaler Le Sapin moussu, « fantôme végétal »

http://members.tripod.com/~seghers/hs32.jpg

qui précède de deux siècles les estampes japonaises ; Le Crâne et Le Cheval, imprimés sur tissu, presque fantastiques par leur intemporalité.
Pour le jeune R. il n’est pas question de rester dans l‘artisanat et le commerce comme ses frères. Il fait des études qu’il interrompt soit parce qu’il est trop libéral soit par refus de rentrer dans les disputes entre gomaristes et arminiens qui agitent l’université.

Swanenburgh lui apprend la technique : préparer les pigments, la surface du tableau mais aussi à aimer la grande peinture d’histoire : sujets mythologiques et bibliques ; Chez son maître il voit des œuvres de grands maîtres italiens (Raphaël, Titien, Carrache) en gravure et il attrape le virus de la collection.
Swanenburgh lui faitt connaître également Lucas de Leyde peintre du XVIe siècle auquel la ville doit un triptyque fameux de 1520 le Jugement dernier que les citoyens de la ville admirent malgré les interdictions calvinistes. R. a gardé des gravures de lui tout au long de sa vie.

http://www.wga.hu/frames-e.html?/html/l/lucas/index.html

Observer l’oeuvre gravée de Lucas de Leyde en particulier Suzanne et les vieillardsIl
Rembrandt part ensuite en 1624 à Amsterdam auprès de Pieter Lastman, maître romaniste reconnu qui a lui aussi fait le voyage en Italie. Si Lastman pratique aussi la peinture d’inspiration humaniste, les grands sujets (mythologie, histoire, sujets bibliques) mais a le souci de transmettre au jeune peintre les révolutions accomplies par les frères Carrache (notamment Annibal) .
Comparaison de l’ânesse de Balaam.
Livre des Nombres du Pentateuque prophète mohabite que le roi Balaq envoie maudire le peuple d’Israël parti pour la terre promise. Dieu lui envoie un ange que seule voit l’ânesse. Trois fois de suite elle refuse d’avancer et reçoit des coups de bâton et finit par se mettre à parler pour se plaindre des mauvais traitements. C’est alors que Dieu désille les yeux de Balaam qui voir enfin l’ange

Souci du détail chez Rembrandt, (dentition de l’ânesse) il fait passer des figures dans le groupe du plan principal ce sont les princes moabites qui accompagnaient Balaam pour s’assurer qu’il exécuterait la mission.

Changement radical : format vertical au lieu de format horizontal. Il soulève ainsi l’ange en fait une créature aérienne dotée de magnifiques ailes très naturalistes (comme d’un oiseau de proie). L’ange devient ainsi redoutable de force malgré son visage plutôt avenant.

Dans la composition il y a d’autres partis pris qui favorisent le mouvement : les lignes que forment le baton, l’épée et la bride tirée. Rythme dynamique <- Rubens ( ?)

La surprise d’entendre parler l’ânesse se lit dans les yeux ecarquillés de Balaam chez Lastman. Mais Rembrandt traite les yeux comme des trous noirs. C’est l’inverse. C’est bien l’instant qui précède l’intervention de Dieu pour lui ouvrir les paupières.

Interprétation de Schama : Rembrandt serait obsédé par la « céssité spirituelle » de ceux qui refusent de voir la vérité de la lumière qu’apporte la foi, l’Ecriture.

A l’acuité visuelle (tellement caractéristique de la peinture hollandaise (Delft) pour voir le monde matériel qui nous entoure (et qu’il, applique dans le rendu des dents de l’ânesse) Rembrandt préfèrerait cette lumière intérieure (culture protestante) selon la tradition qui remonte à un des pères de l’Eglise catholique (Saint Augustin : « Dieu préfère les yeux du cœur aux jeux du corps »)

Dernier peintre majeur ter Bruggen 1588-1629. Universalis.

http://www.artcyclopedia.com/artists/terbrugghen_hendrick.html
Tempérament secret au comportement mélancolique, Ter Brugghen fit peu parler de lui de son vivant et les renseignements concernant sa vie et sa production sont rares ; son fils Richard le fait mentionner après sa mort dans l'Histoire de la peinture de Houbraken. On sait qu'il est né dans la province d'Overijsel, d'une famille aisée et catholique qui s'installa peu après à Utrecht, ville restée favorable au catholicisme. Sandrart rapporte que le jeune Ter Brugghen fait ses premières armes dans l'atelier du peintre maniériste Abraham Bloemart. Comme nombre d'artistes de sa génération, selon une tradition établie pour les peintres d'histoire hollandais depuis Scorel et Heemskerck, il part pour Rome vers 1604. De son séjour dans la Ville éternelle on ne sait rien, sinon qu'en 1614 il est de retour à Utrecht, premier des grands caravagesques nordiques à réintégrer sa patrie et à y faire connaître cet art nouveau instauré par Caravage (Honthorst et Baburen pour leur part ne rentrent que vers 1620). Il se marie en 1616 et devient membre de l'Académie de Saint-Luc au même moment. Il demeure fidèle à Utrecht jusqu'à sa mort et, malgré les tentatives de son fils Richard pour faire honorer la mémoire de son père, il restera longtemps oublié. Depuis les années 1960, les historiens d'art s'emploient à restituer son œuvre dans le cadre de la redécouverte de Caravage et du caravagisme.
De sa manière avant son départ pour le Sud et de ses recherches en Italie nous ne savons rien, sa première œuvre connue portant la date de 1616 (Saint Pierre, musée d'Utrecht). Dès 1619, alors qu'il n'a pas encore dépassé la trentaine, Ter Brugghen donne un chef-d'œuvre caractéristique de sa polychromie tendre et raffinée (rouge, vert, bleu) et de son savoureux réalisme archaïsant. Les diverses influences ont été assimilées par l'artiste en un style très personnel, et il n'est pas aisé de les cerner : cependant, son séjour en Italie n'a pas fait oublier à Ter Brugghen la tradition expressionniste des maîtres nordiques, voire un archaïsme très conscient et délibéré, puisé chez Dürer ou Grünewald (Crucifixion, Metropolitan Museum, New York), chez Lucas de Leyde ou Metsys pour certains types de personnages, bourreaux ou vieil homme à lunettes (Martyre de sainte Catherine, New York ; Vieillard écrivant, Smith College, Northampton ; Vocation de saint Matthieu, version légèrement antérieure au musée du Havre et Centraal Museum, Utrecht), ou chez des contemporains comme le jeune Jordaens ou Lastman (paysage de l'Adoration des Mages, Amsterdam, 1619).

Caravagesque nordique, Ter Brugghen l'est sans conteste, mais il n'en est pas moins difficile de faire la part de l'œuvre de Caravage dans l'inspiration de Ter Brugghen : on reconnaît quelques emprunts directs dans les sujets (Vocation de saint Matthieu) et la prédilection pour certains personnages, tels qu'un adolescent en chapeau à plume (la série des Musiciens, mais aussi la Vocation de saint Matthieu) ou un ange à demi-vêtu d'une draperie blanche (Annonciation, 1629, Diest ; Libération de saint Pierre, 1629, Schwerin) ; plus subtilement, une certaine manière de faire parler les mains, qui seules trahissent la densité du drame en action (Saint Sébastien soigné par Irène, 1625, Allen Memorial Art Museum, Oberlin), a été exploitée également par les caravagesques français (Vouet, Diseuse de bonne aventure, Ottawa), mais le coloris clair et tendre de Ter Brugghen est d'une exquise et indéniable nouveauté.
Ter Brugghen semble avoir été inspiré bien plus par des suiveurs de Caravage, comme de Gentileschi et de surtout Saraceni, dont on retrouve souvent chez le peintre d'Utrecht l'aspect cireux des chairs et cette fusion de la couleur et de la lumière aux ineffables raffinements qui constitue le secret de Ter Brugghen. La parenté avec certaines œuvres de Serodine ou de Domenico Feti, caravagesques tardifs, montre bien l'aspect international de ce courant artistique.
Ter Brugghen se préoccupe bien moins d'inventions iconographiques que d'expression, et le choix de ses sujets bibliques et religieux montre sa prédilection pour les thèmes où la tension dramatique est entièrement contenue (Jacob, Laban et Léa, 1628 ? Cologne), ne s'extériorisant que rarement (Crucifixion, env. 1625, New York). Ses tableaux profanes, apparemment plus sereins, ne sont pas dépourvus non plus d'arrière-pensée morale et peuvent se lire comme des paraboles de vanité : la vacuité du rire des courtisanes (Duo Barberini, Galerie nationale, Rome), la déchéance des buveurs sont compensées par le monde poétique et musical où se réfugient et s'absorbent les musiciens, en une brillante série de tableaux, variations sur un même thème, où Ter Brugghen arrive à la perfection des formes et des couleurs (musée de Kassel).
Peintre discret qui ne connut pas comme son compatriote Honthorst les honneurs des commandes officielles, Ter Brugghen n'eut pas d'élève. Mais bien que lui-même soit à peu près tombé dans l'oubli avec les derniers échos d'un caravagisme dépassé, un aspect essentiel de son art : une certaine qualité de lumière, une musicalité de la couleur, un velouté des tons de plus en plus clairs, trouve une postérité dans un monde désormais entièrement profane, dans l'œuvre de Vermeer, qui, seul en Hollande après Ter Brugghen, sut pratiquer la même invincible alliance picturale de la couleur, de la matière et de la lumière.
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