Dr E. Delamare, F. Renauld, J. Cardot





titreDr E. Delamare, F. Renauld, J. Cardot
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A FLORE DE SAINT-PIERRE ET MIQUELON

(numérotation des pages dans ce document).

1° Delamare, Renault et Cardot : Flora Miquelonensis : pp. 2-27

2° Frère Louis-Arsène : Contribution à la flore des îles Saint-Pierre et Miquelon. Rhodora, vol. 29, n° 343, Juillet 1927, pp. 28-56.

3° Frère Louis-Arsène : Contribution à la flore des îles St-Pierre et Miquelon. Rhodora, vol. 29, n° 346, octobre 1927, pp. 57-83.

4° Frère Louis-Arsène : Flore de Saint-Pierre et Miquelon : plantes nouvelles : Rhodora, vol. 49, n° 586, octobre 1947, pp. 84-95.

5° Lehors Mathurin : La flore de Saint-Pierre et Miquelon, inédit. pp. 96-146

6° Le Gallo Casimir : Esquisse général de la flore vasculaire de Saint-Pierre et Miquelon. pp. 147-182

7° Le Gallo Casimir : Les plantes vasculaires des îles Saint-Pierre et Miquelon. pp. 183-226

8° Etcheberry R., D. Abraham et S. Muller : Nouvelles espèces de plantes vasculaires pour les îles Saint-Pierre et Miquelon et commentaires sur la flore de l’archipel. pp. 237-257.

FLORA MIQUELONENSIS

FLORULE DE L'ILE MIQUELON

(Amérique du Nord)

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Énumération systématique avec notes descriptives des phanérogames, Cryptogames vasculaires, Mousses, Sphaignes, Hépatiques et Lichens,
par
Dr E. DELAMARE, F. RENAULD, J. CARDOT

[Annales de la Société botanique de Lyon (1887) 15: 65-143]

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Retapé par Roger Etcheberry
AVANT PROPOS
Il faut remonter à De la Pylaie pour trouver trace des premières recherches botaniques faites aux îles Miquelon. Cet explorateur, outre quelques Phanérogames, Mousses et Sphaignes, avait principalement recueilli des Algues dont une liste a été publiée succinctement par M. Gauthier, pharmacien de la marine, dans sa Thèse pour l’obtention du grade de pharmacien universitaire (Montpellier, 1866). A notre connaissance, ce dernier ouvrage est le seul qui traite de la botanique de Miquelon postérieurement à l’année 1816. On y trouve une liste assez complète des Phanérogames et des indications sommaires sur les Mousses, les Lichens et les Algues.

Pendant un long séjour dans ces îles, le Dr E. Delamare a complété par de nouvelles recherches les découvertes de Gauthier relativement aux Phanérogames, puis a récolté des Mousses, Sphaignes, Hépatiques et Lichens dont les listes succinctes ont été publiées dans diverses Revues périodiques (Bulletin de la Société botanique de France, Revue bryologique de M. Husnot, Revue mycologique de M. Roumeguère).

Notre intention était d’abord de nous restreindre à la Bryologie de Miquelon, afin de combler une petite lacune dans les importants travaux de M. Bescherelle sur les Mousses des colonies françaises ; mais nous avons pensé qu’il y aurait avantage, pour mieux caractériser la physionomie générale de la végétation de ces îles, à réunir en un seul mémoire les données relatives aux autres groupes de végétaux, afin de faire ressortir la concordance qui existe entre eux.

Chapitre premier

Description sommaire. – Topographie. – Géologie. – Climat.

L'île Miquelon, dont celle de Saint–Pierre est séparée par un détroit d’une lieue de largeur environ et improprement nommé « La Baie », est comprise entre les 47° 8’ et 48°47 (1) de latitude nord et les 58° 40-59° (2) longitude Ouest . Sa plus grande longueur est de 36 kilomètres  ; sa plus grande largeur, de 24 kilomètres (3). La superficie = 18,423 hectares.

Elle se compose de deux parties jadis séparées par une passe accessible aux navires et qui est comblée par les sables depuis 1783. L’une de ces parties est la grande Miquelon, l’autre Langlade ou petite Miquelon. Elles sont reliées l’une à l’autre par un isthme long d’au moins trois lieues. La plus grande partie du nord de l’Isthme est occupée par le Grand Barachois, vaste lac qui communique avec la mer, par des pâturages et des marais ou plutôt des plaines marécageuses au milieu desquelles s’élèvent çà et là une demi-douzaine de fermes ou de parcs à bestiaux dont les produits se composent de foin, de beurre et de légumes divers. Ces plaines sont bordées à l’ouest par une série de dunes élevées qui les isolent de la mer. Ces dunes sont à peu près le seul terrain d’alluvion à noter.

L’isthme est entièrement sablonneux dans son extrémité ; c’est la dune de Langlade, à l’aspect sinistre, aux souvenirs lugubres, où l’on heurte à chaque pas des épaves de navires à moitié ensablés. La formation de cette dune, comme celle du plateau qui porte le nom de plaine de Miquelon, et sur lequel a été élevé le bourg de ce nom, est probablement due à l’action séculaire des banquises entraînées du pôle nord par les courants. Les dunes ont été le résultat de poussées successives de sables et de galets. C’est de cette manière qu’a pris naissance le plateau ou plaine de Miquelon, formée d’une série de tertres concentriques alternant avec des ravines ayant la même direction que les tertres qui les séparent, et constituée par des bancs de galets. Jadis boisée (il y a un siècle), elle est entièrement nue aujourd’hui et ne s’élève, comme la dune de Langlade, que de quelques mètres au-dessus du niveau de la mer.

Configuration de la côte. – Le littoral de l'île, très irrégulier, ne présente des pentes adoucies pour former des plages que dans l’isthme qui sépare les deux îles et dans la plaine sur les bords de laquelle a été construit le bourg de Miquelon ; encore ces plages sont-elles le plus souvent bordées, à peu de distance de la mer, par une ceinture de galets (bancs de galets). Partout ailleurs ce sont d’énormes cailloux qui découvrent à marée basse et prolongent les dangereux hauts-fonds sous-marins (bosses) qui avoisinent la côte, ou bien des falaises accores qui tantôt s’abaissent et se creusent pour donner passage à de petits ruisseaux, et tantôt se dressent escarpées, taillées à pic, en atteignant en quelques points, au Cap, par exemple, plus de 200 mètres d’élévation. La mer y a creusé une succession non interrompue de criques, de fentes et de déchirures, mais nulle part un bon port.

Intérieur de l'île. – A partir du littoral s’étendent des plaines d’une assez grande superficie, bornées par des éminences aux pentes plus ou moins rapides, au-delà desquelles se trouvent encore d’autres plaines, puis des collines s’étageant en amphithéâtre et enfin des « mornes » ou montagnes qui bordent l’horizon. La plus élevée de celles-ci ne dépasse pas 250 mètres ; tel est l’aspect intérieur de l'île.

Les plaines, vastes solitudes que le soc de la charrue n’a jamais remuées, sont occupées dans la plus grande partie par des tourbières sur lesquelles se développe un inextricable et spongieux tapis de Mousses, de Sphagnum et de Lichens. C’est là aussi que se trouve la plupart des plantes vasculaires : Kalmia, Myrtillus, Juncus, Carex, Rubus chamaemorus, etc.

L’aspect des mornes n’est guère plus riant que celui des plaines dont ils sont les aboutissants ; leurs sommets sont dégarnis. Quelques-uns sont recouverts d’une légère couche d’humus. A leur pied s’étalent des taillis ou bouquets d’Aulnes et de Sapins rabougris qui se détachent en bandes verdâtres sur leurs flancs, le long des ravins dont ils sont creusés. A Langlade, ou petite Miquelon, ces arbres sont d’une plus belle venue qu’à la Grande Miquelon et atteignent 6 mètres de hauteur.

Au fond des ravins, à l’abri desquels se développent cette végétation arborescente et des buissons baccifères du nord, circulent de minces filets d’eau qui, en avril, deviennent de petits torrents. Descendus dans la plaine, ils s’y élargissent fréquemment au-dessus d’un fond tourbeux reposant sur une couche d’argile, pour former des mares d’eau, de petits étangs et des marécages dont la tremblante surface n’est pas toujours sans danger. Ils communiquent entre eux par des anastomoses multipliées et constituent les affluents des ruisseaux dont les principaux sont : à l’ouest, la Carcasse, le Renard, le ruisseau de la Mère–Durand ; à l’est, la Carcasse de l’est, la Terre–Grasse, Sylvain, la Demoiselle, le ruisseau du Cap Vert, etc. Le cours d’eau le plus important de Langlade est la Belle Rivière, dont les bords rappellent quelques-uns des plus beaux sites de la Bretagne. Ces cours d’eau, larges au plus de 3 mètres et à peine profonds de 1 mètre, sont tous guéables et se déversent soit à la mer, soit dans les champs voisins du littoral. Quelques étangs sont à la fois profonds et étendus. Tels sont ceux du Cap Vert, de Mirande et surtout le grand étang de Miquelon, dont la longueur est de 3,341 (4) mètres, et dont la profondeur varie de 3 à 5 mètres.

Aperçu géologique. – A notre connaissance, aucun travail sérieux n’a été fait sur la géologie de l'île. D’après la carte de Murray (Geological map of Newfoundland), il existe au N.-0. du cap de Miquelon une zone étroite de roches trapéennes à laquelle succède jusqu’au cap Blanc le terrain laurentien. Vient ensuite le terrain huronien jusqu’à l’isthme de Langlade. Les terrains de Langlade sont presque entièrement primaires (primordial), à l’exception d’une zone trapéenne qui s’étend du N. au S. jusqu’au cap d’Angeac. Ces divers terrains sont les prolongements de ceux de la presqu'île terre-neuvienne qui avoisine Miquelon, comprise entre les baies de Fortune et de Plaisance. D’après Gauthier, pharmacien de la marine, les îles Saint–Pierre et Miquelon sont presque entièrement formées de porphyres pétro–siliceux bruns, rouges ou violâtres injectés de quartz opaque et quelquefois cristallisé. C’est à peine si l’on peut voir sur quelques points toujours très restreints les poudingues et les grès de la formation houillère au travers desquels a eu lieu l’éruption porphyrique, les brèches qui l’on accompagnée et les roches verdâtres auxquelles il faudrait peut-être attribuer une origine trapéenne.

Au-dessus de ces différentes roches se trouve une légère couche d’argile, puis vient une couche de tourbe variant de 50 centimètres à 3 mètres d’épaisseur. L'île, dans les plaines, n’est qu’une vaste tourbière. C’est sur cette surface toujours humide, quand elle n’est pas un véritable marais, que s’étale l’épais tapis de Mousses et de Lichens qui donne à la flore de ce pays un faciès jaunâtre et malingre dont le voyageur est frappé à première vue.

Climat. – Le climat de Miquelon a un caractère maritime manifesté par une différence hiverno–estivale de 18 degrés. Les observations de trois années donnent les moyennes suivantes pour les saisons :

Hiver ………………………………….. – 4°,2

Printemps ……………………………... + 3°,7

Été …………………………………….. + 13°, 8

Automne ………………………………. + 7°,5

Moyenne de l’année …………………... + 5°,2

Ces moyennes diffèrent peu de celles de Saint-Jean de Terre-Neuve (hiver – 5°, été + 12°5) ; mais, dès qu’on aborde le bassin du Saint-Laurent, le climat devient beaucoup plus continental ; ainsi, à Québec, situé à la latitude de Miquelon, avec une même moyenne annuelle de 5 degrés, l’hiver a – 10°,6 et l’été + 20°,6, ce qui porte la différence hiverno–estivale à 31°,2. Le climat devient de plus en plus excessif à mesure qu’on s’avance dans l’intérieur du continent américain à Winnipeg, dans le Manitoba, au 52° de latitude, la moyenne de l’hiver est de – 17°, et celle de l’été de + 17, avec des minimas et des maximas absolus qui ont atteint – 41°,9 en janvier 1874 et +37°,5 en août 1872.

A Miquelon, rien de semblable ; l’hiver est très long plutôt que rigoureux, les minimas s’abaissent rarement au-dessous de – 20 degrés centigrades, et les basses températures varient en général entre – 14° et – 16°. En revanche, les étés manquent de chaleur et les maximas absolus dépassent rarement 22 degrés.

Les moyennes pluviométriques accusent de 1000 à 1200 millimètres d’eau tombée annuellement. Les premiers neiges font leur apparition parfois en octobre, d’autres fois en novembre, mais ce n’est guère que dans la dernière moitié de ce mois qu’elles s’établissent d’une manière permanente pour ne disparaître complètement qu’en avril. C’est donc surtout depuis cette époque de l’année jusqu’au mois de novembre qu’il est utile de connaître le régime pluvial ; or, la moyenne de deux années consécutives nous a donné, comme nombre de jours de pluie les chiffres suivants :

Pluie Brumes Neige

Avril ……………………….. 12 jours 14 jours 4 jours

Mai ………………………… 16  »    16  »  3  »

Juin ………………………… 10  »  16  » 3  »

Juillet ………………………. 16  »  21  »  » »

Août ………………………... 15  »  14  »  » »

Septembre ………………….. 11  »  9  »   » »

Octobre …………………….. 16  »   4  »  2  » 

Novembre ………………….. 12  »  3  »  6  » 

Bien que, dans ce tableau, quelques jours se trouvent compris à la fois comme pluvieux et brumeux, il n’en ressort pas moins que l’humidité est grande pendant la période où la terre est découverte et le ciel le plus souvent sombre, ce qui diminue l’insolation et explique la faiblesse de la moyenne de la température de l’été. Si l’on considère, en outre, que, par suite du relief du terrain et de sa constitution physique, l’eau est constamment maintenue à la surface du sol, on se rendra facilement compte de l’abondance des tourbières qui trouvent là les conditions les plus propres à leur développement.

A Miquelon, les vents sont aussi fréquents que violents et nuisent beaucoup à la végétation. Ce sont ceux de l’O. qui dominent, ceux d’entre–est et sud-ouest par le sud sont appelés assuétie, ils donnent un ciel brumeux et de la pluie ; les grands vents du N.-E. au N.-O. par le nord prennent le nom d’anordie et sont généralement accompagnés d’un ciel clair.

Chapitre II
Énumération systématique des espèces.
PHANÉROGAMES

L’énumération suivante comprend les plantes récoltées par le Dr Delamare et dont les différents types offerts en nature au Muséum de Paris et présentés en 1885 à l’Exposition universelle d’Anvers ont été étudiés par M. Llyod, assisté par M. le Dr Viaud Grand–Marais et revus par le Dr Bonnet (du Muséum), qui a bien voulu communiquer au Dr Delamare environ 120 de ses déterminations.

A la liste des plantes spontanées on a cru devoir joindre celle des plantes potagères ou d’ornements qui sont cultivées avec plus ou moins de succès dans la colonie, afin d’apporter un élément de plus à la connaissance de sa végétation.

M. Durand, botaniste à Bruxelles, a bien voulu nous donner des renseignements sur l’aire de dispersion des espèces.

Un assez grand nombre de plantes phanérogames signalées à Miquelon par Gauthier et d’autres observateurs n’ayant pas été retrouvées par le Dr Delamare, il ne faut pas en conclure qu’elles n’existent pas dans notre colonie ; nous les avons indiquées afin de provoquer de nouvelles recherches (5). Elles croissent d’ailleurs au Canada dont la flore de Miquelon n’est qu’un reflet. Toutes, si ce n’est peut-être le Diapensia lapponica, se retrouvent dans la zone que l’abbé Provencher avait choisie pour champ de ses observations, zone comprenant plus de huit degrés de latitude entre les 50° et 42° parallèles et circonscrite au nord-ouest par la chaîne des Laurentides, au sud-ouest par les lacs Érié Ontario et par les Alleghanies. Quelques-unes habitent également les provinces anglaises du golfe du Saint-Laurent, les États limitrophes des Haut et Bas–Canada (Maine, Massachusetts, Vermont, New–York, etc. ) et le territoire du nord-ouest jusqu’aux montagnes Rocheuses. La réciproque est loin d’être vraie et plus de soixante familles indigènes dans cette vaste région n’ont aux îles Saint–Pierre et Miquelon aucune représentant.

Il est probable que cette concordance entre le Canada et Miquelon se maintient au nord des Laurentides et que l’élément méridional ou plutôt tempéré diminuant peu à peu à mesure qu’on se rapproche des régions circumpolaires, il ne reste plus à l’actif des flores de la terre de Rupert, de la baie d’Hudson et du Labrador que des plantes alpines ou arctiques qui sont précisément celles qui dominent à Miquelon et lui donnent sa physionomie spéciale. Quant à la grande île de Terre-Neuve, son climat diffère trop peu de celui de notre colonie pour que l’identité des deux flores puisse être mise en doute.

Lorsqu’il est qu’il est question de concordance, cela doit s’entendre du nombre des espèces, mais non de leur développement. On ne doit pas, en effet, perdre de vue que le climat de Miquelon est essentiellement marin. Bien que ses hivers soient beaucoup moins froids que ceux du Canada (6), ses étés sont aussi moins chauds ; il jouit de plus du fâcheux privilège de la permanence de l’intensité des vents, dont l’action sur les végétaux est pernicieuse. Les Conifères n’ont pas l’élévation et les dimensions majestueuses de leurs congénères canadiens ou de Terre-Neuve ; rabougris et souvent rampants à Saint–Pierre et à la grande Miquelon, les arbres n’atteignent pas une longueur de dix mètres à Langlade, où cependant un certain nombre d’individus sont suffisamment abrités. Le souffle des vents n’est guère moins funeste à la végétation herbacée. Il en résulte un appauvrissement général de la végétation phanérogamique qui donne à son ensemble un aspect triste et monotone que les sommités fleuries des Ledum, des Cornus et des Kalmia, dont la terre se pare en juillet, n’effacent qu’incomplètement.

Si nous examinons l’ensemble des Phanérogames, signalées à Miquelon (abstraction faite des plantes cultivées), nous pouvons d’abord reconnaître les groupes suivants : 1° espèces américaines ; 2° espèces asiatico–américaines ; 3° espèces communes à l’Amérique et à l’Europe (et en partie à l’Asie).

Espèces américaines.

Dans ce groupe il convient de distinguer les catégories suivantes :

(A) Espèces boréales ne dépassant guère vers le sud le 42° degré de latitude :

Ranunculus cymbalaria Hudsonia ericoides Viola Mühlenbergii

Rubus acaulis Potentilla tridentata Pirus arbutifolia

Ribes oxyacanthoides Conioselium canadense Viburnum squamatum

Solidago Terrae-Novae Hieracium canadense Aster paniceus

Aster nemoralis Cassandra calyculata Kalmia glauca

Mertensia maritima Swertia corniculata Urtricularia cornuta

Abies balsamifera ? Abies canadensis ? Abies nigra

Abies alba Phalanthera fimbriata Phalanthera psychodes

Phalanthera blephariglottis Arethusa bulbosa Spiranthes cernua

Cypripedium acaule Smilacina stellata Juncus Pylaiei

Carex xanthophysa Scirpus atro-virens Bromus canadensis

Poa canadensis Betula papyracea Michx. Betula pumila L.

(B) Espèces boréales s’avançant au sud des grands lacs jusque vers le 40° degré de latitude (Ohio, Pensylvanie) (7):

Rubus triflorus Pirus americana Ribes prostratum

Heracleum lanatum Cornus canadensis Vaccinium pensylvanicum

Chiogenes hispidula Gaultheria procumbens Rhodora canadensis

Lysimachia racemosa Larix americana ? Streptopus roseus

Tofieldia glutinosa.

( C ) Espèces s’avançant dans la zone tempérée jusque vers le 36e degré de latitude (Missouri, Virginie) :

Rubus canadensis Cornus alba Prunus pensylvanica

Trientalis Americana Lycopus virginicus Juniperus virginiana

Phalanthera orbiculata Clintonia borealis Eriophorum virginicum

(D) Espèces atteignant la zone subtropicale des États du sud du 36e au 30e degré de latitude (Caroline, Géorgie, Louisiane, Floride) :

Thalictrum corynellum Nuphar americanum Sarracenia purpurea

Viola blanda Viola cucullata Hypericum virginicum

Poterium canadense Rosa nitida Fragaria canadensis

Amelanchier canadensis Prunus serotina Aralia nudicaulis

Lonicera diervilla Perdicesca repens Cirsium muticum

Prenanthes alba Kalmia angustifolia Microstylis ophioglossoides

Calopogon pulchellus Iris versicolor

Cette dernière série offre beaucoup d’intérêt. Quelques-unes des espèces qui la composent et surtout celles de la liste précédente (C ) qui sont disséminées dans la zone tempérée ont une aire de dispersion fort étendue dans l’est du continent américain mais le plus grand nombre ont des tendances boréales plus ou moins marquées et leur présence dans la zone subtropicale ne peut guère s’expliquer qu’en admettant le transport de leurs graines par le Mississipi. Introduites au Canada en Louisiane par le grand fleuve, elles se sont répandues dans les États voisins de Georgie, de Floride et de Caroline, où elles croissent à de faibles niveaux au-dessus de la mer.

Espèces asiatico–américaines.

Il est possible qu’on retrouve plus tard dans le nord de l’Asie quelques espèces considérées jusqu’à présent comme spéciales au continent américain. Parmi les plantes de Miquelon, nous ne pouvons citer qu’un très–petit nombre d’espèces qui, étrangères à l’Europe, sont communes à l’Amérique et à l’Asie. D’après M. Durand, le Ranunculus salsuginosus Pall. de la Sibérie ne serait probablement qu’une forme asiatique du R. cymbalaria. Les Senecio pseudo-arnica, Coptis trifolia et Smilacina trifolia de Miquelon croissent aussi en Sibérie (le Coptis habite également l’Islande).

Espèces communes à l’Amérique et à l’Europe

(E) Les trois espèces suivantes sont à peine européennes et n’ont été signalées que dans les îles du nord-ouest où elles ont peut-être été introduites. Elles sont plutôt d’origine américaine :

Sisyrinchium anceps, Lam. – Irlande occidentale.

Phalanthera hyperborea Lindl. – Islande.

Eriocaulon septangulare , Willd. – Hébrides, Irlande occidentale.

(F) Espèces arctiques ou subarctiques dans les deux continents.

En Amérique, elles se maintiennent au nord du 42e degré de latitude et en Europe au nord du 53:

Coptis trifolia Rubus arcticus Rubus chamaemorus

Archangelica Gmelini Ligusticum scoticum Cornus suecica

Ledum palustre Diapensia lapponica Juncus balticus

Eriophorum russeolum.

(G) Espèces alpines ou subalpines dans les montagnes de l’Europe moyenne ou méridionale, la plupart croissant aussi dans les plaines du nord de l’Europe :

Cochlearia officinalis Silene acaulis Geum rivale

Potentilla fruticosa Rubus idaeus Spiraea salicifolia

Sedum rhodiola Lonicera caerulea Vaccinium uliginosum

Vaccinium uliginosum Linnaea borealis Pirola secunda

Arctostaphylos alpina Azalea procumbens Polygonum viviparum

Empetrum nigrum Streptopus amplexifolius Scirpus caespitosus

(H) Espèces maritimes ou submaritimes :

Cakile maritima Lathyrus maritimus Mertensia maritima

Plantago maritima Triglochin maritimum Elymus arenarius

Ammophila arenaria

(K) Espèces répandues dans les tourbières de l’Europe :

Drosera rotundifolia Drosera longifolia Comarum palustre

Andromeda polifolia Pinguicula vulgaris Utricularia intermedia

Anagallis tenella Menyanthes trifoliata Myrica gale

Eriophoron vaginatum Eriophoron polystachyum Carex pauciflora

Rhynchospora alba.

On pourrait ajouter à cette liste (K) les Lobelia Dortmanna et Lathyrus palustris qui habitent les lieux humides dans quelques localités.

(L) Espèces communes dans la plus grande partie de l’Europe :

Ranunculus acris Ranunculus flammula Viola tricolor

Trifolium repens Potentilla anserina Malus communis

Myriophyllum verticillatum Epilobium palustre Epilobium tetragonum

Epilobium spicatum Achillea millefolium Campanula rotundifolia

Euphrasia officinalis Rhinanthus minor Brunella vulgaris

Rumex acetosella Polygonum convolvulus Polygonum aviculare

Polygonum amphibium Alnus glutinosa Juniperus communis

Maianthemum bifolium Sparganium natans Potamogiton natans

Potamogiton perfoliatus Luzula pilosa Luzula multiflora

Luzula campestris Juncus glaucus Juncus lamprocarpus

Juncus effusus Juncus tenegeia Juncus filiformis

Juncus bufonius Carex panicea Carex Œderi

Agrostis alba Triticum repens.

(M) Espèces introduites :

Sagina procumbens Trifolium pratense Ribes uva crispa

Taraxacum dens-leonis Leontodon autumnalis Leucanthemum vulgare

Bellis perennis Anagallis arvensis Plantago major

Plantago lanceolata Rumex acetosa Rumex crispus

Rumex obtusifolius Atriplex rubra Euphorbia rubra

Urtica diœca Festuca elatior Avena elatior

Bromus mollis Dactylis glomerata Lolium perenne

Phleum pratense Anthoxanthum odoratum Cynodon dactylon

Poa pratensis

En résumé, le caractère général de la Flore phanérogamique de Miquelon est accusé par une forte proportion d’espèces américaine et d’espèces boréales.

Renonculacées

* Thalictrum corynellum DC. (Th. Cornuti L., Th. Canadense Cornut. – C. Presque partout dans les lieux humides. Juillet (8) Du Canada à la Virginie et à la Louisiane.
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