Surtout ses romans et ses œuvres autobiographiques





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Partir avant le jour”

(1963)
Autobiographie (1900-1916)
Julien Green y raconte en particulier comment l'hiver, la nuit tombée, sa mère se plaignait du froid parisien, où elle voyait comme une image du désespoir, disait alors à ses enfants les beautés du Sud et se promenait avec eux «dans les avenues bordées de magnolias géants». Il y évoque aussi l’émoi des rencontres au lycée, la violence des crises religieuses les victoires déchirantes de la sensualité.
Commentaire
Le grand romancier de l'invisible qu'est Julien Green éclaire ici en visionnaire, la torche au poing, ce monde secret et terrible de l'enfance que chacun a dû traverser, et ne laissa rien dans l'oubli.

Pourtant, le livre fermé, il reste dans l'esprit du lecteur quelque chose de bien plus grand que le plaisir de la connaissance psychologique : il y reste l'émotion d'avoir participé au mystère de la genèse d'une vie.

Ce premier volet de l’’’Autobiographie’’ fut traduit en anglais sous le titre ‘’The green paradise’’. _________________________________________________________________________________
Julien Green recevait souvent la visite d’un jeune écrivain, Éric Jourdan, qui était né en 1938, avait été séminariste puis était devenu écrivain, se manifestant, en 1955, à l’âge de dix-sept ans, avec le roman “Les mauvais anges” (histoire d'une passion foudroyante entre deux jeunes garçons, Gérard et Pierre, roman qui, malgré les élogieuses préfaces de Max-Pol Fouchet et Robert Margerit, fut frappé de censure). Comme ils étaient bientôt devenus des amis intimes, Julien Greenl en vint à aimer Éric Jourdan comme un fils. Puis, comme peu des membres de sa famille et de ses plus chers amis vivaient encore, il l’adopta légalement, Éric Jourdan prenant alors le nom de Jean-Éric Green.

En avril 1963, il écrivit, en collaboration avec lui, une adaptation de ‘’La dame de pique’’, une nouvelle de Pouchkine (le film, tourné par Léonard Keigel, sortit en 1965).

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En août 1963 et août 1964, Julien Green passa ses vacances à Faverolles.

Il publia :

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Mille chemins ouverts”

(1964)
Autobiographie (1916-1919)
On y voit en particulier Julien Green dirigé avec une section d’ambulanciers sur le front d’Argonne en juillet 1917.
Commentaire
Ce deuxième volet de l’’’Autobiographie’’ fut traduit en anglais sous le titre ‘’The war at sixteen’’.

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En 1965, de nouveau avec Éric Jourdan, il produisit une adaptation de ‘’La mort d’Ivan Ilitch’’, roman de Tolstoï.

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Terre lointaine”

(1966)
Autobiographie (1919-1922)
Elle commence avec le récit de l’arrivée à New York en 1919. Elle se continue par les séjours dans le Sud, Julien Green avouant s’être senti «un peu triste», visitant à Savannah la maison de son grand-père, «à la pensée que tout cela aurait pu m’appartenir.» Ce regret dura peu, ajouta-t-il : «J’ai eu malheureusement d’autres convoitises, violentes celles-là, mais la soif de l’argent m’a été épargnée
Commentaire
Ce troisième volet de l’’’Autobiographie’’ fut traduit en anglais sous le titre ‘’Love in America’’.

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En novembre 1966, Julien Green reçut le Grand prix national des lettres.

Il publia :

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‘’Journal, tome VII : Vers l’invisible’’

(1967)
Commentaire
C’étaient les années 1958-1967.

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‘’La folie de Dieu’’

(1967)
Essai
Commentaire
C’était la préface au recueil de 592 lettres écrites par le Père J.-J. Surin entre 1626 et 1639, et entre 1657 et 1665, pour la plupart durant des missions dans les provinces de Saintonge et du Poitou, lors de son séjour de plusieurs mois dans la petite chambre de l'infirmerie du collège bordelais de la Madeleine, ou durant la reprise de sa fonction de prédicateur qui le conduisit vers Cubzac ou Bazas.

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Au cours de 1968, 1969 et 1970, Julien Green, revenant au roman, peina sur la rédaction de : _________________________________________________________________________________

‘’L’autre’’

(1971)
Roman en deux parties
‘’Récit de Roger’’
Pendant l'été 1939, Roger, un Français de vingt-quatre ans, fuyant la guerre qui approche, vient à Copenhague dans l'intention de profiter pleinement de la vie en attendant que le conflit éclate. Poussé par une sensualité exacerbée, il est à la recherche de bonnes fortunes. Il compte pour ce faire sur un personnage équivoque et menaçant, mademoiselle Ott, intercesseur éventuel entre lui et les beautés qu'il désire et qui lui permettent d'oublier un peu la peur qui le tenaille quand il pense aux événements. Il a bien rencontré une jeune fille, Karin, dont la personnalité mystérieuse l'intrigue et vers laquelle il éprouve une très forte attirance faite plutôt de tendresse que de désir. Mais elle l'agace et le déconcerte. Il lui préfèrerait la belle Ilse, rencontrée chez mademoiselle Ott, mais, malheureusement, elle n'est pas libre. C'est finalement de Karin qu'il tombe amoureux. Ils deviennent amants, mais se quittent assez vite, Roger devant rentrer en France et partir pour la guerre.
‘’Récit de Karin’’
En mars-avril 1949, Karin a vingt-sept ans. S'étant, pendant l'occupation, comportée d'une manière choquante car elle a trop aimé les jeunes officiers ennemis («Leur élégance m’avait éblouie»), elle est appelée «Karin l'Allemande» par les habitants de la ville qui l'ostracisent cruellement, l'enferment dans un silence méprisant, hostile, et l'obligent à vivre dans une solitude dont elle souffre extrêmement. Cependant, elle travaille et se promène dans la ville, mais en évitant les endroits d'où elle sera systématiquement chassée. Elle ne vit qu'avec le souvenir de Roger et de sa passion pour lui. Or, à sa grande surprise, elle reçoit un jour sa visite. Mais Roger, au bout de tant d'années, a si changé qu'elle ne le reconnaît pas. En effet s'étant converti à la foi qu'il avait jadis critiquée chez Karin, il refuse de renouer des relations amoureuses avec elle, faisant entendre que l'amour ne peut se concilier avec sa nouvelle orientation qu’il veut lui faire prendre. Ce nouvel abandon de l'homme qu'elle aime lui brise le coeur, l'enfonce un peu plus dans sa solitude et l'entraîne dans une sombre mélancolie. Par amour pour lui, elle accomplit ce lent et difficile retour vers Dieu ; mais, très vite, ce n'est plus l'influence de Roger qui joue (il repart pour toujours sans être assuré de sa victoire) ; la grâce la touche à la fois parce qu'elle l'implore et s'en défend. Tout le roman s'achemine ainsi vers un accomplissement spirituel au-delà de la mort, une mort qui, malgré ce que pouvaient nous en laisser croire quelques pages au tout début du livre, n'est pas un suicide.
Commentaire
L'autre’’ s'insère clairement dans la vie de Julien Green, partant de souvenirs récents et restant fidèle aux dates et aux lieux réels. Le roman traite le thème qui est peut-être le plus profond de toute son œuvre : celui de la rencontre de l'Autre.

C’est une belle et douloureuse histoire d'amour où, revenant à son « réalisme magique », il poursuivit sa quête spiritualiste, le mystère de l’invisible ayant perdu en partie son caractère onirique pour se muer en une surnaturelle présence divine ou démoniaque.

La première partie pourrait aussi bien s'appeler «la chasse au bonheur». Y sont exprimés, avec une merveilleuse sûreté de touche, l'allégresse et la désinvolture juvéniles, le charme d'une ville, la beauté qui erre dans ses rues, la légèreté d'âme et toute l'ardente sensualité d'un garçon un peu perdu dans une ville rayonnante de bonheur, toute la grâce énigmatique et mélancolique d'une jeune fille qui a peur d'aimer. Pourtant, on ne cesse de sentir que, derrière cette légèreté, des ombres menaçantes se rassemblent. Roger n'est pas un simple et cynique libertin ; chez lui, la sensualité semble liée à une certaine forme de désespoir et, à certaines heures, l'angoisse lui étreint le cœur. En visite chez mademoiselle Ott, n'avoue-t-il pas d'ailleurs : «Tout à coup, je fus saisi d'un désespoir sans nom. J'eus l'impression d'être un animal pris par une patte dans les mâchoires d'un piège. Quitter cette maison, regagner la rue n'y eût rien fait. J'étais cerné par la mort. Le piège était la vie. [...] La peur, chez moi, ne s'abolissait que dans l'érotisme, mais l'assouvissement était rapide et l'effroi renaissait dans la solitude qui suivait.». De même, on devine chez Karin toute une part secrète et douloureuse qui se manifeste par un comportement déconcertant et certaines de ses réparties : son père s'est suicidé et sa mère est devenue folle. Le personnage même de mademoiselle Ott nous apparaît d'une jovialité suspecte. Enfin, autour de cette ville insouciante qu'est Copenhague rôdent quand même les dangers d'une guerre toute proche.

C'est dans la seconde partie que le roman prend toute son ampleur, toute sa force et toute sa signification. Karin fait le récit de son immense solitude, de ses amours mortes, de sa déchéance. Repliée sur elle-même, morose, elle est cependant hantée par le désir des corps dans l'effroyable impression de perdre sa jeunesse et gâcher sa vie. D’abord, elle ne comprend pas pourquoi Roger oppose la foi à l'amour, alors que, pour elle, les deux orientations allant, à ses yeux, de pair. Elle résiste longtemps à la conversion, ne comprenant pas ce qui lui arrive, mais ayant le sentiment d'une présence, se sentant « prise au piège», thème très ancien dans l'œuvre mais qui s'inverse alors pour l'apaisement qu,elle connaît en étant touchée par la grâce avant la mort.

C'est donc bien le personnage de Karin qui retient et captive par ses multiples visages, ses fluctuations psychologiques, ses élans, ses reculs, ses chutes. C'est pour lui que tout le roman est construit (de façon circulaire, le dénouement «appelant» le prologue : celui-ci se passe le 21 avril 1949 et le dénouement le 20 avril ; le cercle se ferme) et indéniablement c'est un des plus beaux personnages féminins de l'œuvre de Julien Green. Ni moins sensuelle ni moins passionnée qu'Adrienne Mesurat ou Mme Grosgeorge, elle montre une extrême complexité, admirablement rendue tout au long de cette confession qui restitue, en ses moindres étapes, un itinéraire brisé, haletant, qui va de l'angoisse et du rêve à la réalité charnelle et au cynisme provocateur. Le roman est celui de l'orgueil et de la solitude qui meurtrissent, du désir inassouvi et du désenchantement, de l'incertitude et du mystère spirituels.
Pour ce roman, Julien Green reçut le grand prix du roman de l'Académie française.

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La candidature de Julien Green au fauteuil de Mauriac, autre écrivain hanté par le péché, fut soumise à l’Académie française. Ses réglements exigeant que ses membres soient de nationalité française, il aurait pu l’acquérir, mais il lui aurait fallu renoncer à la nationalité états-unienne, ce qu’il refusa, donnant ainsi une preuve de sa loyauté à son héritage. Le président Pompidou trouva la solution la plus appropriée en le déclarant citoyen français, en remerciement de son service miltaire lors de la Première Guerre et de sa contribution d’écrivain à la culture française. Ainsi, tous les candidats s'étant retirés devant lui, il fut, le 3 juin 1971, élu triomphalement à l'Académie française. Sa réception officielle eut lieu le 16 novembre 1972. Il prononça un discours de réception intitulé : ‘’Qui sommes-nous?’’.

En 1972, commença la publication de son oeuvre dans la Pléiade, où il fut un des rares auteurs publiés de leur vivant, le seul à avoir dépassé les trois volumes dans cette collection puisque huit ont été publiés.

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‘’Journal, tome IX : Ce qui reste de jour’’

(1972)
Commentaire
C’étaient les années 1966-1972, une période importante de la vie de l'écrivain, qui fut un spectateur attentif des événements de Mai 68, des crises qui ne cessaient de menacer la paix mondiale, des grands courants qui traversaient l'Église et des épreuves souvent tragiques auxquelles elle était soumise. Ici, l'auteur quitta son rôle de simple observateur et se trouva mêlé à un débat qui devait influer sur l’avenir du christianisme dans le monde, et par conséquent de notre civilisation européenne : en effet, plus sensible à l'exemple du bien qu'aux dogmes, il s'inquiéta de l'ouverture au monde de Vatican II en voyant l'Église se démarquer de son rôle de «forteresse» ; de même regretta-t-il l'abandon de la messe de sa jeunesse. Pourtant, affirma-t-il : «Quoi qu'il advienne, je ne quitterai jamais l'Église [...] S'éloigner d'elle, c'est exposer son salut et le salut de beaucoup d'autres.» Malgré tous ses égarements, l'humanité sera sauvée, assura-t-il, laissant ce message confiant et apaisé : «Je crois à la Charité qui est l'amour et je crois que ce qu'il faut d'amour à l'homme nous est donné par l'amour même : le Saint-Esprit

Son élection, bien qu'Américain, à l'Académie française et la publication de ses oeuvres complètes dans la Pléiade en cinq volumes, firent partie des événements personnels ainsi que la genèse de ‘’L'autre’’ et le travail quotidien de l’auteur jusqu'à la fin de ce roman.

Comme dans les précédents volumes, la vie intérieure joue un rôle de premier plan. Se continua le dialogue ininterrompu depuis plus de quarante-cinq ans avec le lecteur inconnu, et d'une manière plus pressante à mesure que se dessinait et se précisait sur l'écran du futur ce qu'on a appelé la forme des choses à venir.

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‘’Jeunesse’’

(1974)
Autobiographie
Quatrième volet de l’’’Autobiographie’’.

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‘’Liberté chérie’’

(1974)
Pamphlet
Julien Green proteste contre le fait que la masse veut faire disparaître tout individu qui, soucieux de rester fidèle à lui-même, refuse de s’agglutiner à elle.

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‘’Memories of evil days’’

(1976)
Essais
Commentaire
C’étaient les conférences que Julien Green avaient données aux États-Unis pendant la guerre.

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‘’Journal, tome X : La bouteille à la mer’’

(1976)
Commentaire
C’étaient les années 1972-1976.

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‘’La nuit des fantômes’’

(1976)
Livre pour enfants
La nuit des fantômes est celle du 1er novembre où spectres, esprits et revenants dansent une ronde effrénée à travers les États-Unis et terrorisent les familles paisiblement endormies. Mais Donald n'a pas peur. Il veut assister à cette fête surnaturelle. Mais rêve-t-il? Non, il est bien éveillé.

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