Surtout ses romans et ses œuvres autobiographiques





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Le mauvais lieu’’

(1977)
Roman
Une petite fille traverse cette histoire, laissant derrière elle un sillage de malheurs. Et, pourtant, chaque personnage voit en elle la pureté, l'idéal, ce quelque chose d'enfoui au plus profond des êtres humains depuis l'enfance, cette perfection physique et mentale qu'ils rêvent de posséder à jamais. Mais chacun traduit ces élans avec les gestes désordonnés de l'amour ; chacun désire cette enfant incompréhensible et murée dans le silence d'avant la puberté.

À ses yeux à elle, tout est simple. Elle est à l'âge de cristal et, le mauvais lieu, c'est le monde qui s'agite autour d'elle comme un shaker d'où ressortira le cocktail « qui fait vieillir » : haines, envies, passions sexuelles et autres...

Tout commence par une femme appétissante insultée, croit-elle, dans un jardin public par un ouvrier, mais cette bourgeoise garde dans l'oreille les paroles révélatrices de plaisirs inconnus. Toute sa vie, elle courra à cet impossible rendez-vous, comme une somnambule au bord d'un toit cherche à regagner son lit. Le frère de cette femme mène son destin avec la même efficacité que ses usines, mais il possède tout ce qu'il veut, sauf l'amour. L'amour prend les traits de leur nièce et pupille, la petite Louise. Et la vie fait marcher ses marionnettes de sang : Perrotte, Brochard, Marthe Réau, Fernande, Félix... tous poursuivant un rêve-cauchemar dans l'incompréhension quasi générale. Seule, devant tout le monde et avec tout le monde, la petite Louise se tait. Elle grandit, il est temps de l'envoyer au collège pour empêcher bien des difficultés, mais au collège de Chanteleu d'autres drames surgissent. Puis, vers Noël, la neige commence à tomber, la neige qui recouvre tout, efface toutes les traces et qui est elle-même faite de cristal. Louise en profite pour se sauver. L'enfant disparue, tout se casse : les autres se brisent comme des jouets, car, au fond, il n'y a pas de grandes personnes.

Commentaire
C’est une œuvre symbolique qui développe le thème de l'enfance en danger dans un monde d'adultes corrompus.

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‘’Ce qu'il faut d'amour à l'homme’’

(1978)
Essai
Julien Green suit «l'itinéraire de sa foi protestante à sa foi catholique».
Commentaire
C’est une autobiographie spirituelle qu’on peut rapprocher du ‘’Pamphlet contre les catholiques de France’’ parce les deux oeuvres racontent, chacune à sa façon, la même histoire : la chasse spirituelle de l'être humain poursuivi par Dieu.

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‘’Dans la gueule du Temps’’

(1978)
Journal
Commentaire
C’est une édition illustrée du ‘’Journal’’ des années 1926-1976.

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‘’Demain n'existe pas’’

(1979)
Pièce de théâtre en trois actes
À Messine, monte la peur devant des signes annonciateurs d’un séisme : le mauvais temps, la voyante qui a quitté la ville, les larmes inexplicables de l’étrange Stefano qui a déjà fait des tentatives de fugue, sa métamorphose physique, les prédictions d’une romancière, le cinéma où passe un film qui montre un tremblement de terre, le sévère prône du curé, le blasphème de l’athée Guido qui a défié Dieu, la présence du malade Attilio (dont le corps se décompose) dans la maison de Lina et Marco sur lesquels l’intérêt se concentre. Leur fille, Celestina, refuse d’épouser celui qu’on lui destine et menace de se donner la mort, non sans avoir auparavant tué quelqu’un. Ils envisagent de quitter Messine. Mais échapperont-ils à la fatalité tragique? Le départ est d’abord différé par Lina qui s’engage solennellement par un serment : «Nous partons dimanche matin, le 28 décembre 1908, à 5 h 30 du matin.» Mais ce départ est sans cesse remis en question. Anticipé, ce serait le salut assuré. Mais, cette fois-ci, c’est Marco qui refuse. À l’acte II, Lina avoue encore : «Si Marco décidait de remettre ce voyage à la semaine prochaine...» Mais, au début de l’acte III, prêts à partir, ils attendent fébrilement la voiture qui n’arrive pas. Commence alors un compte à rebours où l’attente est mise en scène. Le cocher arrive, mais auront-ils leur train? On comprend que le séisme aura lieu avant leur départ et que le couple mourra comme les autres : «Il est 5 heures 20 passées». Et Ottavio de constater : «Leur train ne part qu’à la demie. Fasse le ciel que rien n’arrive d’ici là.» À peine a-t-il dit ces mots que les murs se fendent et que le sol bouge.
Commentaire
Julien Green songeait depuis 1950 à cette pièce sur le tremblement de terre de Messine, un des plus gros tremblement de terre d'Europe, qui, en 1908, a entièrement détruit la ville, tuant soixante mille personnes et ne laissant que peu d'archives.

Alors même qu’au cours des trois jours que couvre la pièce les personnages n’ont rien d’autre à raconter que la chronique des jours ordinaires d’une famille sicilienne (les visites des voisins, le temps qu’il fait, ce qu’on lit dans les journaux, les projets de voyages, les taquineries et les médisances, les craintes et les espoirs des uns et des autres), si est ainsi rendue la catastrophe individuelle qui précède la catastrophe naturelle, il amplifia le tragique de la mort en donnant à lire, non seulement la mort de quelques protagonistes, mais aussi la disparition de l’humanité, la destruction absolue, faisant de la pièce une métaphore de l’Apocalypse, où se manifesta la colère de Dieu. L’attente de la destruction finale est elle-même destructrice, les nerfs s’usent car l’attention est tendue vers un objet improbable, le temps paraît couler plus lentement et parfois même se figer : il ne passe plus, et plus rien ne se passe, le sujet est immobilisé dans une posture qui mime ce qu’il craint le plus.

Dans cette pièce, proche du théâtre de l’absurde, le seul événement tragique étant rejeté à la fin, ne se donne à voir que l’attente. Comment faire quelque chose de ce rien? Comment rendre dramatique cette suspension du temps («Quel enfer que le temps !») et cet ajournement de l’événement? Comment rendre dynamique cette immobilité? Julien Green a su susciter le crescendo de la tension que crée l’attente. Il créa ce temps vide de l’attente et des bouleversements qu’elle provoque à l’intérieur des êtres, et cela sans jamais recourir à la facilité du monologue. La présence de la mort est marquée par l’obscurcissement progressif de la scène, par les aboiements des chiens et les cris de terreur, par le pathétique de la gestuelle et surtout par le caractère pictural de la dernière scène : «Un éclair fait voir tous ces visages devenus blancs comme des masques.» Pourtant, la pièce est irriguée par un comique ; elle intègre une bouffonnerie napolitaine, et les imprévoyants fantoches que sont les personnages continuent leur intarissable babillage (dans son ‘’Journal’’, à la date du 15 février 1983, Julien Green voyait en l’être humain «un personnage comique égaré dans une tragédie. Il est pareil à un acteur qui se serait trompé de théâtre et qui vient faire ses grimaces dans un décor de catastrophes.») Il commenta lui-même : «Dans cette pièce sombre l’insouciance est une forme du désespoir
Comme, malgré le succès de ‘’Sud’’ en France, il était très réticent à l'égard des metteurs en scène français et ne leur accordait pas confiance, la pièce fut créée en Italie avant de gagner d'autres pays.

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‘’L'automate’’

(1980)
Pièce de théâtre en quatre actes
À Paris, alors que plane la menace d’un conflit nucléaire, Jeanne et Steve, qui sont profondément isolés au sein de leur milieu, ne cessent de répéter leur envie de quitter le monde.
Commentaire
La pièce fut créée en Allemagne.

En 1990, lors de la représentation de sa pièce au théâtre de Klagenfurt, capitale de la Carinthie (province du sud de l’Autriche), Julien Green visita la chapelle Sankt-Egid où il fut impressionné par un vieux tableau représentant la Vierge Marie. Aussi émit-il le souhait d’être enterré auprès. Il justifia ainsi le choix de sa dernière demeure : «Dans ce monde précaire et peu sécurisant, Klagenfurt est pour moi un lieu du bonheur et de la paix».

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‘’Journal, tome XI : La terre est si belle...’’

(1982)
Commentaire
C’étaient les années 1976-1978.

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‘’Une grande amitié’’

(1982)
Correspondance entre Julien Green et Jacques Maritain
Elle débuta en 1926 et prit fin en 1972, quelques mois avant la mort du philosophe, le 28 avril 1973. Dans les premières années, la correspondance porta essentiellement sur la littérature, en particulier sur l'œuvre de Julien Green à laquelle Jacques Maritain se montra très attentif. Par moments, Julien Green ne dissimula pas ses réticences face à un interlocuteur dont il semblait craindre les intentions prosélytiques alors que, pour sa part, il cherchait à s'éloigner de l'Église catholique. Mais ces premiers échanges, s'ils conservaient quelque froideur, étaient aussi les premiers témoignages d'une amitié entre deux esprits et deux sensibilités d'égale valeur. Les nombreuses remarques adressées à Julien Green par le philosophe au sujet de ses romans indiquent une compréhension profonde de son univers, rarement égalée depuis lors. Il semble que Jacques Maritain ait été le premier à reconnaître la dimension poétique et même surnaturelle de cet univers alors que, à la même époque, la critique rangeait volontiers l'auteur au nombre des écrivains réalistes. Avant de devenir le compagnon spirituel de près d'un demi-siècle de vie, Jacques Maritain fut donc le guide de Julien Green dans les chemins de la création. Avec les années, une amitié intense, d'âme à âme, s'établit entre les deux hommes qu'une même passion pour la vie contemplative avait su gagner l'un à l'autre. Jacques Maritain, qui est mentionné à maintes reprises dans le ‘’Journal’’ de Julien Green, joua un rôle essentiel dans le retour de ce dernier à l'Église catholique en 1939.

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‘’Frère François’’

(1983)
Biographie
«À certains moments de l'histoire, le destin semble hésiter entre heur et malheur, comme s'il attendait la venue de quelqu'un, mais d'ordinaire personne ne vient.» Ainsi commence le livre. Le ton est donné. À grand renfort de mots impressionnants : «traditions immémoriales», «monstres horrifiques», «époques révolues», un climat s'installe, une vision grandiose d'apocalypse ou de création d’un monde en gésine capable seul d'enfanter le saint à côté du pécheur.

Puis Assise apparaît, déposée comme sur un volcan, sur une civilisation païenne encore mal domptée. Elle est décrite comme une «ville énigmatique [...] qui semblait poussée à la surface du sol par une ville romaine souterraine dont elle avait usurpé la place. Les vestiges de la communauté païenne étaient partout comme s'ils guettaient le moment de prendre leur revanche

Enfin François paraît. L'histoire redevient humaine, même si les conflits qu'il porte sont à la mesure des saints. Le «poverello», fils d'un riche marchand, connut, dans son enfance dorée, les vingt-cinq ans de vie mondaine qui ont précédé sa vocation, la tentation et les plaisirs de la chair. Puis il devint un saint.
Commentaire
Ce livre plein de ferveur et de résonances intérieures est une émouvante vie de saint François d'Assise, un saint pour lequel Julien Green avait un attachement spécial car il s’intéressa, plus qu’au saint immaculé et inaccessible, à la résolution inébranlable face à la sensualité ou au martyre, à celui qui dut soutenir une lutte constante contre la tentation. Sa biographie se distingue des autres biographies du saint parce qu’il dépassa la simple collection d'anecdotes et de dates ; c’est un livre éminemment humain, qui parvient à redonner vie à des personnages que la légende avait figés. Il permet de mieux appréhender le christianisme de Julien Green. Le pauvre d'Assise est, dit-il, «l'homme que j'ai toujours le plus admiré et qui a eu sur tout ce que je pense du monde l'influence la plus forte».

Mais il écrivit aussi une vaste fresque épique qui, pour l’historien Fernand Braudel, est une remarquable œuvre d'histoire moderne, où l’écrivain montra encore une fois l'étonnante diversité de ses dons. Ainsi même l'humour se profile sous la plume du romancier-portraitiste. Des visages bien connus se dessinent : le brave curé de campagne se méfiant des débordements de foi, le père gémissant d'avoir enfanté un bon-à-rien : «Il s'était saigné aux quatre veines (mais c'était un homme très sanguin) pour ce garçon qui tournait mal. »

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‘’Paris (biographie d’une ville)’’

(1983)
Portrait-souvenir

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Le 29 avril 1983, Angelo Rinaldi put écrire dans ‘’L'express’’ au sujet de julien Green : « Son secret lui fit écrire des chefs-d'œuvre, mais, depuis ses aveux, le charme est rompu.»

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‘’Histoires de vertige’’

(1984)
Recueil de vingt nouvelles
« Profonde est la solitude de millions d'êtres qui, avec un cœur débordant d'amour, n'ont personne pour les aimer. Profonde est la solitude de ceux qui dans, leurs chagrins secrets, n'ont personne qui les console. Profonde la solitude de ceux qui, luttant contre doutes et ténèbres, n'ont personne pour les conseiller. Mais plus profonde que la plus profonde de ces solitudes est celle qui couvre l'enfance sous l'aile du chagrin, lui faisant entrevoir par moments la solitude finale qui la guette et l'attend aux portes de la mort. » Cette très belle citation de Thomas de Quincey figure en épigraphe.

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‘’L’apprenti psychiatre’’
Nouvelle
Casimir Jovite, étudiant en neurologie, est le précepteur d'un adolescent aux grands yeux rêveurs et tragiques, Pierre-Marie de Fronsac. « Pas tout à fait normal », de l'avis de Casimir, Pierre-Marie devient vite un objet d'étude pour l'apprenti psychiatre qui fait taire ses scrupules et pousse un peu plus chaque jour l'adolescent dans le gouffre de la folie. Jusqu'à l’irrémédiable tragédie : il le tue avant de devenir fou lui-même.
Commentaire
Julien Green indiqua : «’’L'apprenti psychiatre’’ fut la toute première histoire que j'ai écrite, et en anglais. C'était en 1920 à l'université de Virginie où je continuais mes études. Publié presque aussitôt dans la ‘’Quarterly Review’’, et de nombreuses fois par la suite en Amérique, ce récit n'a été traduit en français qu'en 1976 par Jean-Eric Green pour un petit livre d'étrennes hors commerce du Livre de poche. Bien des thèmes de mon oeuvre s'y trouvent déjà.».

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‘’Le rêve de l'assassin’’
Nouvelle
C’est un voyage imaginaire dans un cosmos onirique, peuplé d'animaux et de divinités extraordinaires.
Commentaire
La nouvelle, qui fait figure d'exercice de style inattendu sous la plume de Julien Green, présente une dimension baroque proche de la science-fiction dans une folie d'écriture et d'imagination inhabituelles.

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