I. Introduction : les origines





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date de publication12.05.2017
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Le Mandchoukouo
I.Introduction : les origines


Le Mandchoulouo est un exemple de totalitarisme colonial. Il y a eu une colonisation totalitaire sans que le Japon lui-même n’ait jamais été totalitaire. Le Mandchoukouo correspond à la province chinoise de Mandchourie jusqu’en 1931, qui est une province de la République de Chine. La Mandchourie est chinoise mais partagée entre 2 zones économiques depuis la guerre du Japon contre la Russie. Le chemin de fer sud-mandchou est clé ; la colonie se développe autour, comme pour le Canadian Pacific (c’est plus qu’un chemin de fer). Il y a une garnison japonaise à Mukden depuis 1905 et le traité de Portsmouth. L’influence russe, et soviétique à partir de 1919, se fait sentir à Mukden ; la Russie dispose d’une voie rapide qui travers la Chine pour le Transsibérien et éviter de faire le tour de la Chine, qui est long. Harbin est une ville importante, où on se croise ; le Transsibérien mène droit sur Vladivostok. On a donc une zone sensible. La Corée au sud est une colonie japonaise depuis 1910. Il y a aussi Port-Arthur qui est distincte ; la ville est japonaise depuis 1905 et le traité entre Russie et Japon. Le Japon a donc deux bases de départ : c’est tentant. La Mandchourie est un pays à géométrie variable ; elle se déplace vers Pékin avec l’occupation japonaise, passant de 830 000 km² à plus d’1 000 000, soit deux fois la France. La région n’atteint pas les grosses densités du Fleuve Jaune ou du Fleuve Bleu ; il y a 37 millions d’habitants quand les Japonais arrivent et 43 millions en 1945. Cela correspond à la population française de l’époque. Le climat est très contrasté : il est tempéré au sud alors que la partie la plus éloignée qui est au contact de la Mongolie a un climat sibérien, avec facilement -30° C l’hiver. Au Nord, le fleuve Amour sert de frontière avec l’URSS ; les Japonais l’appellent le Dragon Noir.

L’originalité du Mandchoukouo est que c’est une armée qui possède la colonie bien plus que l’État japonais. Le contrôle passe par l’intermédiaire de l’armée du Kwantung, la fine fleur de l’armée japonaise casernée à Port-Arthur (voir ci-dessus, Dalian) et dans la péninsule du Liadong (en chinois) ou du Kwantung (en japonais ; tous les lieux ont 3 voire 4 nom : chinois, japonais, russe et parfois coréen). C’est une zone de neutralité, en pratique une zone de souveraineté japonaise. Depuis 1905 c’est une sorte de concession, un peu comme Hong-Kong, avec une souveraineté japonaise réelle de fait. L’armée du Kwantung est cantonnée là, avec des officiers brillants mais ultranationalistes, animés du rêve du Dragon Noir qui veut, comme son nom l’indique, repousser les frontières du Japon jusqu’au fleuve Amour. La République de Chine ie le Guomindang (avec Sun Yat Sen, qui meurt en 1925) ne contrôle que le sud de la Chine. La Mandchourie est aux mains d’un seigneur de la guerre, Zhang Zuolin, d’origine inconnue, qui s’est hissé jusqu’au premier rang, avec une armée personnelle ; il s’est autopromu maréchal. Habile il ne réclame pas une reconnaissance internationale de son territoire mais maintient un équilibre entre le Japon et l’URSS et les puissances occidentales. En fait cela aide le Japon. Les Japonais s’accommodent très bien de cette situation ; le vieux drapeau impérial flotte encore dans la province. Zhang Zuolin (deuxième image ci-dessous, avec son fils) n’a rien à refuser aux Japonais mais il y a le chemin de fer russe qui traverse la Mandchourie aussi et il y a des miens potentielles. Entre 1926 et 1928, Tchang Kaï Shek, jeune officier formé par les Japonais, aidé par les Russes (matériel, conseillers politiques et conseillers militaires à entreprend avec l’Armée Nationale Révolutionnaire de foncer vers le Nord. Il rencontre l’armée de Zhang Zuolin à Pékin en 1928. Il rêvait d’être empereur et Pékin se rêvait capitale de la Chine du Nord voire de la Chine à nouveau. Zhang Zuolin est défait et n’a que le temps de s’enfuir dans son train blindé, à Mukden. Mais pour les Japonais c’est une planche pourrie car il a échoué et perdu son armée ; son train explose et Zhang Zuolin est transformé en chaleur et lumière. Ce n’est pas l’État japonais qui a organisé cet attentat mais les officiers de l’armée du Kwantung, qui développent leur politique.

Zhang Xueliang succède à son père, s’autoproclame maréchal ; on le surnomme le Petit Maréchal pour ne pas le confondre avec son père. Né en 1901 il est mort en 2001 ; à sa mort tous les journaux officiels ont fait son deuil car il a joué un rôle énorme, étant passé aux Communistes par haine inextinguible pour les Japonais qui avaient tué son père. Zhang Xueliang déclare son allégeance à Tchang Kaï Shek et se proclame féal de la République ; c’est la Grande Réunification. Il met son armée au service de Tchang Kaï Shek pour écraser les généraux pillards, les seigneurs de la guerre en Mongolie intérieur notamment. C’est une catastrophe pour les Japonais qui sont en train de perdre la Mandchourie, qui risque de devenir inaccessible. La crise de 1929 arrivé et la Mandchourie apparaît comme indispensable. C’est une conquête économique pour une armée putschiste de centurions. En 1930 les exportations du Japon baissent de moitié. Or le Japon en vit. 40 % des actifs sont encore des paysans pauvres et l’étroitesse du marché intérieur est préjudiciable. Le Japon est lourdement tributaire des banques américains. Les paysans cultivent du riz et de la soie. Pour ce qui est la soie, les plus pauvres élèvent le ver à soie, ceux qui le sont un peu moins le filent et ceux qui sont plus riches font le tissage. Si les exportations de soie en 1914 sont de base 100, elles sont à 150 en 1929, ce qui en est un produit d’exportation remarquable. En 1931 l’indice est tombé à 67. C’est une ruine pour les paysans japonais, qui se trouvent en difficulté pour payer l’impôt et se nourrir. Le riz voit également son prix chuter de moitié donc la population rurale et périrurale est sinistrée ; cette frange de la population était facile à convertir à la colonisation. La Mandchourie n’est pas industrialisée, sauf pour ce qui est du Kwantung. On y trouve cependant du charbon, de la bauxite, du fer et un peu de pétrole. Le potentiel hydroélectrique est à développer mais bien réel. Le Japon a de grandes visées impérialistes. La conquête sera peu onéreuse sui elle est bien menée car le Japon à une base sur place et peut disposer de renforts sans débarquer notamment depuis la Corée qui peut fournir l’aviation. Sans parler de la garnison japonaise à Mukden chargée de surveiller les trains.

En septembre 1931, les journaux font les gros titres du fait que les Japonais sont à Mukden (ci-dessus). En fait le changement c’est qu’ils tiennent toute la ville après avoir détruit la garnison du jeune Maréchal. Mais ils étaient déjà dans la ville avant et avaient une armée sur place. Les officiers du Kwantung sa aient qu’ils pouvaient compter sur des collaborateurs chinois comme Xi Qia (page précédente troisième image), général chinois à Kirin, grande ville du centre de la Mandchourie. Il s’étend avec les Japonais pour devenir ministre du futur Mandchoukouo. Le jaune Maréchal a fait connaître sa volonté d’unification de la Chine et d’alliance avec les communistes, ce qui déplaît. Zhang Jinghui (page précédente dernière image), gouverneur de Harbin, a été acheté pour pas grand-chose : cet ex gouverneur d’une ville stratégique deviendra premier ministre. Le gouvernement du Japon ‘nets pas d’accord avec les évènements ; il est composé de démocrates centristes et les officiers du Kwantung se sont passés de leur agrément. On a un putsch des colonels, avec des appuis très sérieux au sein du grand État-major et près de l’empereur Hiro-Hito, qui est informé mais se tient en réserve, prêt à désavouer les officiers en cas d’échec. Le Ministre de la Guerre st au courant mais ne dit rien à ses collègues. On a un putsch en périphérie du Japon ; les officiers changent le général et prennent un nouveau qui vient de débarquer. Ce ‘nets pas un hasard. Les colonels sont bien organisés, en contact avec les sociétés dites secrètes (mais qui étaient plutôt discrètes que secrètes) comme le Dragon Noir ou la Fleur de Cerisier (pour les officiers ; le nom renvoie à l’emblème du samouraï). Il y a des appuis parmi les Chinois, notamment les grands notables de la Mandchourie. Avec la bénédiction des éléments ultranationalistes, l’armée du Kwantung attaque ; le gouvernement apprend la prise de Mukden dans la presse, après qu’elle a eu lieu et démissionne. La Mandchourie sera la colonie des centurions. On attend que Zhang Xueliang, alors aux confins de la Mongolie Intérieure en train de combattre les seigneurs de la guerre, réagisse. Fin novembre cependant l’armée japonaise peut contempler les glaces du fleuve Amour. La conquête s’est faite à l’insu du gouvernement japonais ; c’est différent du cas de la Corée où un traité entre Russie et Japon marque la création de la colonie. Les conquêtes radicalisent l’armée japonaise et l’opinion japonaise en pleine crise : voilà qu’une armée d’élite offre au Japon de l’acier, du charbon, de grands territoires agricoles assez fertiles. Personne n’ose désavouer les évènements. Une colonie de peuplement est intéressante ; les milieux ultranationalistes promettent de la terre et du bétail, par exemple des moutons qui étaient inconnus au Japon. Même le Parti Socialiste ne condamne pas la conquête japonaise ; l’opinion est transportée avec une grande presse qui titre à des millions d’exemplaires chaque jour.
II.Des alliés dont on parle assez peu


Harbin était surnommée alors l’enclave russe. C’était l’endroit où le chemin de fer sud-mandchou rencontrait la voie plus large de (de 85 mm) du Transsibérien. On y trouvait des Russes Blancs, qui s’estimaient les alliés naturels des Japonais. Pour les Russes Blancs, Harbin était la capitale de l’État de la Russie (blanche). Le fait que ce soit un grand nœud ferroviaire explique son développement. On y trouve la cathédrale Saint-Nicolas (en haut à gauche) et une douzaine d’église sont celle de l’Annonciation. Il y a un évêque orthodoxe russe, une église de la Dormition de la Vierge (en haut au centre) comme en Russie. On trouve même un mémorial des martyrs de la Révolution (en haut à droite), qui est une église. La Russie Blanche continue. Les Russes Blancs craignaient que les Chinois ne viennent s’allier à l’URSS quand le Guomindang a intégré les communistes (puis il y a eu l’Union Sacrée, avant le retournement de Tchang Kaï Shek). Les Russes Blancs sont donc volontaires ; c’est un devoir pour eux que d’aider les Japonais, la première étape vers la reconquête de la Sibérie puis de la Russie. Ils se voient comme une avant-garde. Politiquement, les Russes s’organisent en partis politiques et en milices rivales qui se disent « fascistes » (ci-dessus à gauche). Il y a le parti fasciste des Russes, le parti fasciste des Russes Blancs, etc. Ils sont rivaux mais ont pour point commun d’être contre les communistes. Ils portent parfois des chemises noires… Harbin est le siège d’une grande organisation russe qui se dit fasciste (auto-appellation = revendication) ; elle a pour emblème la croix gammée (page précédente en bas à droite). Cela gêne les Japonais qui pendent les fascistes (cf en 1936 Kita Iki). Cela fait partie des complicités attendues par l’armée du Kwantung, qui savait qu’il y avait une grande communauté russe. En août 1945, c’est tout un monde qui disparaît.
III.Le fonctionnement politico-administratif


Le « pays des Mandchous » est un mythe. Il n’y a alors plus de Mandchous et c’est de la propagande que de parler d’un État mandchou. Les Chinois du nord de Pékin parlent le mandarin. 90 % des habitants de la Mandchourie sont des Chinois et parlent chinois. Il y a des exceptions vers la frontière russe où peut-être des vieillards parlaient encore mandchou (mais aujourd’hui c’est une langue morte). Depuis le XVIIème siècle les Mandchous ont été submergés par les Hans. On trouve au nord des groupes de langue sibérienne et des langues coréennes au sud (ce qui pose problème quand on parle des travailleurs coréens : s’agit-il de personne susus de cette minorité ou de Coréens qu’on a fait venir de Corée ?). À 90 % on a des Chinois donc ; au sens ethno-linguistique, il n’y a pas de Mandchous en Mandchourie, ce qui explique que la langue soit complètement éteinte aujourd’hui. Mais l’argument japonaise est celui de sauver une malheureuse nation manchoue victime de l’impérialisme chinois. L’écriture mandchoue ne perdure qu’en un seul lieu : au sein de la famille impériale, d’origine mandchoue, où on garde de vieilles archives. Les Japonais trouvent donc habile de faire appel à Pu Yi, entretenu par leurs soins dans la concession de Tien Tsin, le port de Pékin. C’est le dernier empereur de Chine ; les Japonais lui fournissent de la drogue en quantité et peuvent le manipuler aisément, contrairement au Petit maréchal qui était un homme politique et un militaire. En 1932 est proclamé l’État « indépendant » du Mandchoukouo. En 1934 a lieu le couronnement (on a attendu un peu) du dernier empereur de Chine comme empereur du Mandchoukouo (dynastie mandchoue). Le palais impérial est modeste (page suivante en haut à gauche), comparable à une sorte d’école primaire. Il y a un grand hall d’entrée avec deux pavillons. Aujourd’hui le lieu se visite ; le vrai bureau de Pou Yi est minimal. Les armes impériales mandchoues ne visibles que sur le dossier (ci-dessus, reconstitution). Il y a un officier général japonais, le proconsul du Mandchoukouo, qui est le commandant en chef de l’armée du Kwantung. Il est consul dans un sens presque romain, à la fois chef des armées et chef politique. Il a le titre très officiel d’ambassadeur, derrière ses deux casquettes. Il masque à peine le caractère fantoche du pouvoir du Mandchoukouo ; le protectorat formel n’est même pas une apparence ; c’est encore moins que ça. Les chefs de l’armée du Kwantung qui se succèdent sont les véritables patrons.

Hsinking est la « nouvelle capitale », vieille ville mandchoue. Les Japonais remodèle la ville mais ne partent pas de rien. Rappelons que Nankin est l’« ancienne capitale » ; Pékin est la « capitale du nord ». Hsinkin a donc été rebaptisée pour être la « nouvelle capitale ». Elle est vantée par de grandes publicités (ci-dessous à gauche). Pour ce qui est du gouvernement, un seul organisme mérite véritablement d’être cité. Le QG de l’armée du Kwantung a quitté Port-Arthur pour Hsinking et siège dans un bâtiment monumental (rien à voir avec le « palais » de Pu Yi) à l’apparence vaguement chinoise. Les Chinois ne s’en approchent pas ; c’est un lieu réservé aux Japonais. Il existe un conseil d’État dans un beau bâtiment (ci-dessus à droite), qui est en fait un organe du gouvernement japonais ; le style du bâtiment est kolossal, sérieux. L’organe législatif ne sauve même pas les apparences. Le gouvernement compte 10 ministres, tous chinois y compris le premier ministre, afin de sauver les apparences. Derrière eux on trouve 10 vice-ministres tous japonais, sur le modèle un peu des résidents britanniques derrière les souverains indigènes laissés. Rien ne peut être faits ans leur initiative. Ils sont recrutés par l’armée du Kwantung, commandé par le général. On trouve donc souvent des officiers ; le vice-ministre de la guerre est toujours un officier supérieur de l’armée du Kwantung (on se sert près de soi) ; d’ailleurs l’aviation du Mandchoukouo comprend des chasseurs Nakashima pilotés par des Japonais. Ou ce peuvent être des hauts-fonctionnaires japonais agréés par l’armée du Kwantung, notamment issus du ministère des Finances de Tokyo. « Les ministres et fonctionnaires chinois ne sont que des ornements » dit le représentant du pape sur place. Dans le gouvernement les officiers chinois peuvent être en uniformes japonais (ci-dessous à droite).

La SDN hésite ; il n’y a pas de condamnation immédiate. Il y a d’abord mise en place d’une commission d’enquête dirigée par un Britannique, qui condamne l’attaque en 1933. Le Mandchoukouo n’est reconnu par personne au début puis l’est par l’Axe est es alliés : Allemagne, Italie, Hongrie. Même le masque chinois ne fonctionne pas. Un deuxième masque du pouvoir est la redoutable Kempetaï. Elle dispose d’une autonomie complète. Au Japon c’est une gendarmerie militaire particulière ; ici elle bénéficie d’une liberté d’action totale vis-à-vis des non Japonais (Chinois, Coréens) ie de l’immense majorité des habitants (à l’exception des Russes). Son pouvoir est absolu. Entre 1935 et 1938 son chef (qui dépend de l’armée du Kwantung) est le général Tojo, qui devient en 1938 vice-ministre de la Guerre du Japon (à Tokyo donc) donc chef des services secrets et en 1940 à la fois Ministre de l’Intérieur et Ministre de la Guerre du Japon. En octobre 1941 il devient Premier Ministre du Japon, juste avant Pearl Harbor. Il a conservé des liens avec la Kempeïtaï qui subsiste en Mandchourie ; la Kempeïtaï est couverte et peut arrêter ou enfermer sans aucun contrôle judiciaire ; elle a un pouvoir de vie et de mort. Les Japonais continuent à relever de l’État de droit partout (tribunaux, juges, avocats). La Kempeïtaï exerce une censure discrétionnaire sur la radio et les journaux et participé à la propagande (mais elle n’est pas seule). Elle est célèbre pour avoir gardé en 1941 les camps de prisonniers de guerre et de civils. Jean-Louis Margolin a écrit sur L’armée de l’empereur ; p 249, il cite l’existence d’un rapport de 900 p sur la Kempeïtaï sur la méthode torture. C’est comme la Gestapo. Au Japon elle existe aussi mais n’a pas le même caractère ; ici elle se lâche, sous la tutelle de Tojo.
Pour ce qui est de la propagande, il y a restauration de la culture traditionnelle, menacée par le communisme chinois. Le Chinois est soit communiste, soit vendu aux communistes. À partir de 1935, est rétabli le culte de Confucius, supprimé en 1911 à la chute de l’empire. C’est à la fois pratique et une forme de propagande. Le confucianisme a structuré le vieil empire chinois pendant 20 siècles ; ce n’est pas une religion. Confucius est le père de la pensée politique chinoise. Dans les écoles et tribunaux il y avait soit son portrait (imaginaire, car comme le Christ on ne savait pas à quoi il rassemblait) soit une tablette en bous sur laquelle était gravé son nom en caractère chinois. On s’inclinait quand on passait devant. Lors des cérémonies on faisait des offrandes symboliques : des fruits, de l’encens brûlé et de la monnaie de papier (comme pour le culte des ancêtres et des morts aujourd’hui ; ce sont des billets sans valeur type monopoly mais en Chien l’honneur passe par l’argent donc quand on veut honorer quelqu’un on lui donne de l’argent). Il y a un volet propagande puisque les Japonais disent restaurer les vieilles coutumes traditionnelles qui avaient fait la grandeur de la Chine. Ils respectent la tradition chinoise et n’imposent pas le culte de leur empereur et le shinto d’État (culte de Hiro-Hito). Ce n’est pas une invention japonaise que le confucianisme, présenté comme religion de la hiérarchie et de l’obéissance. Mais on présente la pensée de Confucius (sans que ce ne soit forcément ce que Confucius pensait) comme le fait qu’il n’y a pas de société heureuse sans hiérarchie, pas de hiérarchie sans ordre et pas d’ordre sans obéissance. C’est une idéologie, imposée et sous surveillance de la Kempeïtaï. Les écoles orthodoxes, catholiques, protestantes, bouddhistes ou taoïstes qui n’appliqueraient pas ces principes seront fermées.
IV.L’aspect économique


L’homme qui a planifié la colonisation est Ishiwara Kanji (1889-1949 ; ci-dessus à gauche), fils de samouraï, qui avait en charge en 1941 la logistique. C’est un officier politique en lien avec le Dragon Noir. Il avait une conscience de la Division Internationale du Travail : l’empire colonial devait être fondé pour lui sur ce principe. Le Japon devait se réserver l’industrie lourde ; à la Chine serait dévolue la fourniture de main-d’oeuvre (près de 500 millions d’habitants, c’est un bon réservoir de main-d’oeuvre) et un peu d’industrie légère y serait développée. Les Coréens feraient du riz et les « Mandchous » de l’élevage. La Mandchourie a réussi à faire de l’élevage mais a connu aussi un développement foudroyant de l’industrie légère et surtout de l’industrie lourde, ce qui n’avait pas été prévu. Il faut souligner le rôle fondateur de la compagnie des chemins de fer sud-mandchous (on note ci-dessous que la langue internationale est l’anglais puisque sur les wagons les noms peuvent être en anglais). Changchun, nom ancien de Hsinkin, voit se rejoindre la voie large russe et la voie normale japonaise. En 1935 le vice-ministre (un Japonais donc) négocie avec le gouvernement Molotov la cession de toutes les parts soviétiques dans le chemin de fer nord au Japon. Staline prépare les grandes purges et veut avoir les mains libres du côté de la Chine et du Japon. Le Japon achète donc par un traité en bonne et due forme les parts. La colonie se développe autour de deux réalités : l’armée du Kwantung et le chemin de fer du sud-manchou qui annexe en 1935 celui du nord de la Manchourie. Le capital, les emprunts et les bénéfices sont investis dans la construction de nouvelles voies : 8 500 km sont construits entre 1931 et 1945 et viennent s’ajouter aux 8 700 qui existaient avant ; c’est le réseau ferroviaire le plus dense de toute le continent asiatique. Les bénéfices sont considérables et réinvestis dans les mines de charbon, les usines sidérurgiques, les grands équipements portuaires, les centrales électriques, … Cela constitue un trust, un cartel. Il y a un rôle essentiel pour le développement. La compagnie des chemins de fer est largement publique, contrôlée par le gouvernement japonais ; on a là un modèle de développement étatique planifié. Dans les statuts est prévue une participation nécessairement minoritaire d’investisseurs privés, japonais mais aussi chinois. La société des chemins de fer sud-mandchous devient de fait une société d’économie mixte.


Le développement industriel de la Mandchourie est très rapide. La propagande (page suivante en haut à gauche) est vraie sur ce point, même si elle ne dit pas à) quel coût humain cela s’est fait. Avant 1931, hors de la zone occupée par l’armée du Kwantung (dans la péninsule) et de la zone proche du chemin de fer sud-mandchou, il y avait juste un arsenal à Mukden appartenant au Maréchal. Dès fin 1931 les autorités japonaises mettent en place un plan de 5 ans (comme en UYRSS). Hoshino, grand admirateur de la Russie soviétique mais qui déteste le communisme (cas fréquent alors), vice-ministre du Japon à Tokyo et a essayé d’imposer ses plans au début des années 1930 mais il y a eu une résistance. En 1937 il est fait vice-ministre mandchou des Finances ie il est le vrai patron. En 1941 Tojo l’appelle pour devenir son chef de cabinet. C’est donc quelqu’un de très important. Il s’agit de faire du Mandchoukouo le laboratoire de l’économie de guerre ; c’est là que l’on trouve la soviétisation dans ses formes les plus radicales d’économie dirigée. L’installation est autoritaire. Pour chaque branche d’activité (ciment, électricité, construction mécanique), il doit y avoir un seul cartel ; l’entreprise est alors en situation de monopole. C’est la plus étonnante réplique de l’URSS à cette époque ; le Mandchoukouo ressemble plus à l’URSS alors que la Hongrie ou la Pologne après 1945, qui gardent leurs spécificités. Un deuxième élément à noter est que ces monopoles sont aux mains de l’État mandchou donc des Japonais. L’État doit avoir un minimum de 30 % du capital, à quoi s‘ajoutent 30 % de la société des chemins de fer sud-mandchou qui sont aux mains de l’État japonais. Restent 40 % au privé ; la voie est ouverte à la bourse de Tokyo. Surtout il y a des accords directs avec l’armée du Kwantung et les zaïbatsus, grands trusts japonais comme Mitsui ou Mitsubishi, avec une forme de corruption. Les grands trusts japonais se battent ; il faut s’adresser au commandant en chef de l’armée du Kwantung qui prend sa commission pour obtenir des parts.


On a une structure officieuse qui étend son emprise sur le Mandchoukouo (c’est très courant au Japon), une structuration bien secrète pour le coup jusqu’en 1846 avec les procès de Tokyo. C’est le Nikisansuke, groupe d’officiers, de capitalistes et de mafieux ou de trafiquants japonais. Ils contrôlent tout et sont parfois issus du gouvernement du Japon. On trouve ainsi le général Tojo qui tient le Mandchoukouo dans sa main ; il a là un bon argument pour devenir Premier Ministre et pour lancer le Japon dans la Deuxième Guerre Mondiale. Il vit simplement mais utilise l’argent du Mandchoukouo, n’ayant pas besoin d’un vote du parlement. L’argent du Mandchoukouo est un instrument général du pouvoir politique. C’est l’artisan de Pearl Harbor. On trouve aussi Hoshino, qui devient son chef de cabinet. Il y a aussi Matsuoka, qui signe l’adhésion au pacte tripartite de septembre 1940 qui crée l’Axe, avec Hitler et Mussolini. Il a longtemps été président des chemins de fer sud-mandchous, poste clé. Il est ensuite ministre des affaires étrangères du Japon donc. On voit combien la colonie influence de manière décisive la métropole ; quand un pays appartient à une armée ce n’est pas étonnant. Il y a aussi Aïkowa, l’homme qui préside Nissan, le plus jeune des trusts et le zaïbatsus le plus privilégié. Apparu à la fin des années 1920, il doit se dégager une voie entre les 4-5 grands. Son nom est encore associé à l’époque au développement de grandes activités dans tous les secteurs les plus innovants. Nissan Motors est célèbre pour avoir fourni le camion de basse de l’armée japonaise, le 80 (en haut à droite) et les blindés de base (ci-dessus à gauche) pour les transports de troupes (c’est du lourd, de l’efficace). Mais ce n’est pas que ça. Il y a une exclusivité de la fourniture de l’armée du Kwantung et Nissan en profite, se délocalisant au Mandchoukouo ; son histoire est intimement liée au Kwantung. Il faut faire accepter la délocalisation car au Japon il y a une opinion publique et le grand principe du zaïbatsu est de ne pas licencier. Le Mandchoukouo est une grande colonie de peuplement. Les OS deviennent des OS avec un salaire supérieur aux OQ de métropole s’ils partent au Mandchoukouo. Les OQ deviennent selon le même principe des agents de maîtrise, les gents de maîtrise des ingénieurs et les ingénieurs des dirigeants. S’impose la nécessité de faire du Mandchoukouo une colonie de peuplement. En 1945 les Soviétiques mettent la main sur 850 000 Japonais et s’occupent de leur « rapatriement » (expulsions). Mais comme certains étaient sûrement rentrés avant on peut penser qu’il y avait 1 million de Japonais. On voit l’éthique du zaibatsu qui emmène les ouvriers avec une promotion. Les syndicats sont pour et la CGT japonaise, qui existe, ne condamne pas la colonisation. Avec les plans quinquennaux et la mainmise de l’État, Nissan qui était 100 % privé doit ouvrir 50 % de son capital à l’État mandchou et devient une société d’économie mixte.
Les grands zaïbatsus traditionnels ont eux aussi leur part du gâteau. En novembre 1942, Mitsui qui est la deuxième par la taille après Mitsubishi, obtient un monopole d’État sur les plantations de pavot et l’étend ensuite à toutes les régions consignes. Il y a un développement considérable de l’opium, avec en 1940 la production de 600 tonnes d’opium par an. Toute activité est monopolistique avec le cadre d’une société d’économie mixte, ce qui signifie l’entrée de l’État au capital. L’État mandchou et l’inévitable compagnie des chemins de fer sud-mandchous sont là. Le pavot n’est pas une arme de guerre consistant à droguer la Chine comme on l’a dit car c’est trop aléatoire. Mais son commerce est hautement rentable, très profitable et l’armée du Kwantung, armée de trafiquants, a besoin d’argent. Les paysans japonais sont à l’abri en 1931 des gardes du chemin de fer. Entre 1936 et 1956 (page précédente en bas à droite) l’objectif était de créer un second Japon avec 5 millions au moins de Japonais ; comme nous l’avons dit il y avait au moins 850 000 colons japonais en 1945 en ne comptant que ceux tombés aux mains de l’armée soviétique ; entre 1938 et 1942 200 000 pays ont été transportés.
V.L’évolution totalitaire à partir de 1938
La date correspond à la guerre totale entre le Japon et la Chine et le Mandchoukouo doit revenir la base arrière de l’effort de guerre contre la République Populaire de Chine ; il sert de modèle pour développer d’autres États semblables notamment en Mongolie Intérieure avec une capitale et un gouvernement mongol ou en Chine-même avec un gouvernement chinois collaborateur de capitale Nankin. Attention : avant 1937, la Chine de Nankin est la Chine de Tchang Kaï Shek ; après cela change même si le gouvernement prend le même titre et le même drapeau que le Guomidnang. Entre 1938 et 1940 il y a unification sous domination japonaise. Cet ensemble est chapeauté par le Koā-in, qui change beaucoup de choses en Mandchourie. Le prince Konoë cousin de l’empereur et prédécesseur de Tojo au poste de Premier Ministre a promu cette agence de développement économique de la Grande Asie orientale en 1938 (il n’y avait pas encore les Philippines). La Mandchourie, la Mongolie Intérieur et les conquêtes en Chine sont unifiées, avec le développement de transfert de capitaux de la Chine vers le Mandchoukouo et le transfert de main-d’oeuvre forcée de la Chine vers le Mandchoukouo aussi (main-d’oeuvre esclave). La Chine est donc pillée avec un réinvestissement et une déportation en Mandchourie. Le Mandchoukouo bénéficie à fond de la Chine grâce au Koā-in. Il s’associe aux trafiquants de drogue chinois, qui produisent beaucoup plus. Le Koā-in en protège certains, les Triades qui ne soutiennent pas patriotiquement le Guomindang (il y a les deux cas).
Les officiers de l’armée du Kwantung sont les cadres du Koā-in. Le Koā-in fournit des fonds. Les Japonais financent le trafic d’opium, d’héroïne et de morphine en Chine. Les bénéfices servent à financer les gouvernements de collaboration dont celui du Mandchoukouo et l’armée du Kwantung, qui rapport au lieu de coûter. On s’en sert aussi pour industrialiser la Mandchourie. Le but n’était donc pas de tuer à petit feu le peuple chinois comme on le dit. La Grande Sphère de Coprospérité de la Grande Asie Orientale est importante. Il y a une grande entreprise de travail forcé, touchant les civils chinois mais aussi coréens. Entre 1938 et 1942, 5 millions de civils chinois sont envoyés travailler dans les mines et usines comme des esclaves. Entre 1942 et 1945 ce chiffre se monte à 10 millions. Ce sont en grande majorité des Chinois. Ils sont envoyés surtout là où il y a des mines et des usines appartenant à l’État japonais ie au Mandchoukouo (il y a quelques zones autres en Chine aussi). Ils sont transportés, déportés. Nissan connaît un développement foudroyant grâce à cette main-d’oeuvre chinoise. Les rafles sont des cas spéciaux des prisonniers de guerre, relativement chanceux puisqu’ils ne sont pas massacrés tout de suite. Après 1937, 80 000 Chinois sont pris, pas massacrés tout de suite après la prise de Shanghaï et le massacre de nankin. Fin 1941-1942, 80 000 Chinois sont raflés lors de l’opération Sanko au nord de la Chine et en Chine centrale. Selon les officiers, les 3 touts sont tout tuer, tout brûler, tout piller. Les deux derniers touts ont été faits, pas le premier puisque quelques centaines de milliers de Chinois ont été massacrés mais beaucoup sont d revenus de la main-d’oeuvre forcée.
Les sujets du Mandchoukouo entrent dans le travail forcé à partir de 1941, avec la tenue de réquisitions. A partir de 1941, ils peuvent entrer dans l’armée japonaise. Les Mandchous sont mieux traités que les Chinois et auront l’honneur de mourir à Midway, Saïpan ou Guadalcanal. Il y a des Chinois dans l’armée impériale, mais pas trop. Tous les Mandchous ne font pas leur service militaire mais la plupart passent par le Corps National du Travail, une sorte de STO. Les japonais sont en effet toujours à court de capitale et de main-d’œuvre ; ils ont des moyens très inférieurs à ceux de l’Allemagne, sans parler des Etats-Unis. Il y a eu 2,5 millions de travailleurs forcés ainsi « mobilisés ». Entre 1941 et 1945, cela dérape car il n’y a pas que les jeunes en âge de faire leur service militaire sui sont pris mais aussi des femmes, des enfants et des vieillards ; c’est la rafle finale. Les Mandchous sont arrivés plus tard que les Chinois mais dans des conditions pires que les coulis de Chine du nord ; ils avaient un salaire au minimum vital pour les empêcher de mourir de faim. Le système a en fait été peu efficace, coûtant cher au Japon, le transport notamment coûtant plus que ce que ce travail forcé a rapporté. Le Koā-in fait aussi du pillage systématique. Les résultats politiques sont énormes puisqu’en 1945 les Soviétiques déclarent la guerre en août pour s’emparer de la Mandchourie, occupée pendant 2 ans. Les usines sont largement démontées et remontées en URSS. Une parte reste sur place et joue un rôle historique essentiel. En 1947 on entre dans la dernière étape de la Guerre Civile entre Nationalistes et Communistes et l’URSS fait un cadeau à Mao Tsé Toung, qui manquait de ressources et d’une base territoriale et semblait mal en point. Il récupère la plus grande nation industrialisée de l’Asie continentale orientale (hors Japon donc). On y trouve les villes industrialisées les plus importantes de l’Asie continentale, à l’exception de Shanghaï en Chine au sud et Bombay en Indes mais ces deux villes ne sont que des zones industrielles très réduites dans des campagnes alors que qu’ici la région est très individualisée. Les Japonais ont donc travaillé pour mao.
À partir de 1938, les brimades se multiplient ; il y a une bureaucratie folle sans contrôle. La Kempeïtaï voit des espions partout, mais en les missionnaires catholiques (appareil-photo caché sous la soutane). La population oscille entre malnutrition et famine car elle doit nourrir les soldats japonais, un million étant engagés dans la guerre totale en Chine, et les ouvriers japonais où qu’ils se trouvent. C’est comme la France occupée mais en pire (la France devait livrer chaque jour des tonnes aux Allemands). On va vers un contrôle total des esprits. Une loi de 1938 impose pour le Mandchoukouo que chaque religion doive former une corporation dans le cadre de la nation mandchoue. Il y a ainsi une Union des Chrétiens de Mandchourie protestante ou une Union des Bouddhistes, une Union islamique pour les sunnites et le chiites. Les organismes sont sous le contrôle d’officiers japonais. Il y a une exception pour les chrétiens orthodoxes russes puisque les partis fascistes russes blancs tiennent lieu d’organisation. Les Églises sont très encadrées ; d’où une crise de l’Église catholique en 1938. Schismatique (comme aujourd’hui), elle refuse car elle est internationale, pas nationale. La circulation des prêtres catholiques est alors interdite. Tokyo fait admettre la raison aux catholiques ; les prêtres pourront se déplacer mais en prévenant avant la Kempeïtaï jusqu’en 1945, y compris pour faire quelques dizaines de mètres pour se rendre à l’église… Il y a également un formatage des esprits à partir de 1938, à tous les niveaux. Les lycées, y compris privés, sont très concernés (il y avait deux lycées russes à Harbin). Les études littéraires sont pourchassées car suspectées d’être propices au communisme. Mais on développe l’enseignement technique, les cours sains de gymnastique (obéissance), la formation paramilitaire (certains peuvent entrer dans l’armée japonaise donc il faut les préparer). Et la langue japonaise. En 1938, il y a donc une accélération. Ne peuvent diriger des écoles en Mandchourie que les Japonais, les « Mandchous » ie les Chinois agrégés par l’armée du Kwantung et les étrangers à condition d’appartenir aux nations ayant reconnu le pays comme l’Italie, l’Allemagne et en théorie le Salvador (explication de la reconnaissance difficile). Le responsable des missions catholiques en 1940 explique secrètement -il n’avait pas le droit de communiquer- « on vise au monopole et veut soustraire la jeunesse ». Le monopole est mal perçu.

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