Thèse Pour le diplôme d’archiviste paléographe





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ÉCOLE NATIONALE DES CHARTES

__________


Yves Le Guillou
Diplômé d’études approfondies

Les Bouthillier,

De l’avocat au surintendant

(ca 1540-1652)

Histoire d’une ascension sociale

et formation d’une fortune

Thèse

Pour le diplôme d’archiviste paléographe
1997


REMERCIEMENTS

Au seuil de cette étude, ma pensée va à ceux qui m’ont aidé tout au long de mon travail. Il me faut d’abord exprimer ma dette envers MM. Barbiche et Bergin, qui ont régulièrement suivi l’élaboration de cette thèse.

L’accès aux archives m’a constamment été facilité par les directeurs des dépôts : Mme Ducluzeau aux Archives départementales de la Charente, M. de La Selle aux Archives départementales de l’Aube. Je n’oublie pas M. Ozanam, qui m’a ouvert les portes de la bibliothèque de l’ordre des avocats et de celle de la cour de cassation.

Je remercie M. de La Rochelambert, qui m’a fait entrapercevoir les richesses de ses collections, ainsi que Mme de Benoist, qui m’a mis en relation avec Mme de La Selle, qui m’a recommandé à Mme de Villers, qui m’a introduit auprès de M. de La Rochelambert.

J’ai une pensée particulière pour M. de Soyres, qui m’a largement ouvert ses archives familiales.

Je veux réserver à M. du Petit-Thouars une place à part dans cette page. Son hospitalité est un des meilleurs souvenirs que je garde de la préparation de ce travail.

Que soient encore remerciés M. Aubry, archiviste au château de Villesavin, Mlle Bourset, spécialiste de Casimir Périer, Mme Brunet-Lecomte, qui m’a communiqué un certain nombre d’illustrations, M. de Cadoret, généalogiste, M. Gazzaniga, rédacteur en chef de la Revue de la société internationale d’histoire de la profession d’avocat, Mme Marion, directeur des Archives départementales de la Marne.
J’ai une pensée émue pour mes amis Jérôme Cras, Pierre Gheno, Jean-Charles Niclas, Olivier Poncet et Aurélia Rostaing, dont les conseils m’ont toujours été très bénéfiques.
Enfin, je ne peux exprimer en quelques mots la reconnaissance que j’ai pour mes parents.

Introduction


Comme beaucoup de familles importantes des XVIe et XVIIe siècles, la famille Bouthillier n’a fait l’objet d’aucune étude, pas même d’un article, sauf de la part d’Orest Ranum dans son ouvrage sur les « créatures » de Richelieu1. Cette famille compte pourtant de nombreux personnages éminents. Claude Bouthillier est surintendant des Finances sous Richelieu. Léon Bouthillier de Chavigny, son fils, est secrétaire d’Etat des Affaires étrangères. Victor Bouthillier, frère de Claude, est évêque de Boulogne, puis archevêque de Tours et aumônier de Gaston d’Orléans. Denis-François, fils d’Armand-Léon et petit-fils de Léon, devient archevêque de Sens en 1716. Le réformateur de la Trappe, l’abbé de Rancé, est le fils d’un frère de Claude, Denis Bouthillier de Rancé, qui a été lui-même président au parlement de Dijon et lieutenant général de la navigation en Picardie. La famille Bouthillier, dans la seconde moitié du XVIIe siècle, contracte des alliances avec des maisons importantes. Henriette Bouthillier, fille de Léon, épouse, en 1656, Louis-Henri de Loménie, comte de Brienne. Marie, une autre fille de Léon, épouse, en secondes noces, César-Auguste, duc de Choiseul2.

Bien que ces personnages soient tous dignes d’un grand intérêt, tant sur le plan politique que religieux, nous avons choisi de nous concentrer sur Denis et Claude Bouthillier, père et fils, et de nous intéresser particulièrement à leur évolution sociale et à la constitution de leur fortune. Grâce à des documents essentiels comme le contrat de mariage de Sébastien Bouthillier, père de Denis, l’inventaire après-décès et le partage des biens de Denis, le contrat de mariage de Claude et celui de son fils Léon, ainsi qu’à beaucoup d’autres, nous nous sommes efforcés de retracer cette évolution le plus exactement possible. Surtout, nous avons cherché et trouvé au minutier central des notaires parisiens les études propres à Denis et à Claude : les études XXIII et LXXIII pour Denis, et l’étude LXXXVI pour Claude.

La première partie de notre travail est consacrée à leurs carrières. Denis Bouthillier, né vers 1540 à Angoulême, s’installe à Paris vers 1571. C’est de lui que sont issus tous les Bouthillier qui ont été cités plus haut. Nous avons essayer de comprendre son « implantation » dans le milieu parisien pour saisir l’ascension de Claude. Cette étude nous a permis, en outre, d’approcher un avocat parisien de la fin du XVIe et du début du XVIIe siècle, ce qui est d’autant plus nouveau que les avocats de cette époque ont été peu étudiés jusqu’ici, comme le montre la bibliographie.

Sur Denis Bouthillier, outre ce qu’il dit, en 1608, sur lui-même dans sa Reponce sur le pretendu privilege de la fierté de sainct Romain, et l’article qui lui est consacré dans le Dictionnaire de biographie française3, on ne possède d’intéressant que les deux passages qui suivent. Ces passages, malgré beaucoup d’erreurs notables, sont les plus fiables que l’on ait pu trouver :
Denys Le Bouthillier, écuyer, seigneur de Fouilletourte et du Petit-Thouars (...), fils de Sébastien, écuyer, seigneur de Bellechaussée et des Montagnes, et de Catherine de Laage, et petit-fils de Jean Le Bouthillier, chevalier, seigneur de Maupertuis et de Bellechaussée, originaire de Bretagne, et de Marguerite d’Ust, suivit les armes dans sa jeunesse, fut lieutenant de la compagnie d’ordonnance de M. de La Bourdaisière et se jetta ensuite dans le barreau. Le roi Henri III avoit tant d’estime pour lui qu’il le voulut faire avocat général au Parlement de Paris ; et dans la suite, il fut fait conseiller d’Etat le 2 février 1617, et en prêta le serment entre les mains de M. Mangot, garde des sceaux de France, le 4 du même mois. Après sa mort, arrivée en 1622, Claude de Macheco, sa femme, se fit religieuse aux filles de sainte Marie à Paris.4

Eum [Dionysum Buthillerium] avunculus Philibertus Bariotus magni consilii princeps in eum consensum attraxit, ubi mirabilis ingenii, vividi judicii et virilis eloquentiæ brevi tempore plurima eaque ingenia specimina edidit, tam fœlici sucessu, ut cœtus illius celeberrimi præcipuum oraculum et ornamentum haberetur. Bariotio fatis functo in sinum amplexumque Curiæ protinus evolavit, reducemque alacritate mira eum Ordo gravissimus excepit. Ille autem in antiquum Astrææ templum reversus, omni domestica transmarinaque juris canonici scientia ornatum animum nec langori nec desidiæ dedit ; sed ex antiquis subselliis magno cum omnium applausu, majore cum fructu verba sæpissime fecit (...). Duxerat uxorem Claudiam Machecoam ex nobilissima apud Armoricos Machecoorum familia prognatam. Nec omittendum est, eum suprema sacri consistorii assessoris dignitate a rege præstantium vivorum dignissimo æstimore ob meritorum excellentiam cohonestatum fuisse. Ille etiam ab augustissima regina matre in præcipuum consiliariorum numerum ascitus est, atque in multis magni momenti negotiis felicem et utilem operam exibuit.5

L’éloge qui précède n’est pas le seul fait de l’amitié qui lie les avocats Abel de Sainte-Marthe et Denis Bouthillier6. Placé sur le même plan que l’éloge de la famille Arnauld, qui suit dans le même ouvrage, il montre que Denis est un avocat très connu et très apprécié en son temps. Les quelques lignes qui lui sont consacrées dans les opuscules d’Antoine Loisel rassemblés par Claude Joly sont là pour le confirmer7.

Claude Bouthillier, quant à lui, après un passage au service de la reine mère, devient secrétaire d’Etat puis surintendant des Finances. Nous avons essayé de comprendre ce passage du barreau, avec Denis, au sommet de l’Etat, avec Claude.

L’accent a été mis, en seconde partie, sur l’acquisition de leur fortune, grâce aux nombreux documents trouvés dans le minutier central des notaires parisiens. Cette étude de la fortune a semblé d’autant plus intéressante que les avocats sont des gens qui cherchent à tenir secrets leurs honoraires. Cette volonté de secret est à l’origine de la grève du barreau qui a eu lieu du 10 au 25 mai 1602, et durant laquelle les audiences du Parlement de Paris, ainsi que celles des autres juridictions de la capitale, ont été suspendues. Les avocats refusaient de se conformer à un arrêt du Parlement qui leur portait injonction d’écrire de leur main les émoluments reçus des parties. Cette grève s’est terminée par une victoire totale des avocats, et personne n’a jamais plus parlé de réglementer les honoraires. On peut voir, devant la violence d’une telle réaction, que les avocats ne voulaient vraiment pas que l’on sût ce qu’ils touchaient pour défendre une cause.

L’abondance des documents trouvés (environ 750 minutes notariales pour les deux personnages) nous permet de penser que nous avons découvert la grande majorité des actes concernant Claude et Denis Bouthillier, d’autant plus que, sur Claude, les études du minutier central autres que les LXXXVI et CV semblent ne contenir presque aucun document8. Ceci nous a permis de suivre l’ascension sociale et l’acquisition des fortunes année après année, et de préférer à la description figée de l’état social ou de l’état de la fortune de nos personnages à un moment donné, l’étude du mouvement qui les a portés.

Par manque de temps, nous n’avons pas prolongé notre travail jusqu’à Léon Bouthillier. Par souci d’unité, nous n’avons pas étudié l’action politique et gouvernementale de Claude Bouthillier ; ce qui explique que nous n’ayons pas exploité les archives du Quai d’Orsay. D’ailleurs, l’étude de la fortune de Léon Bouthillier, d’après ce que nous en savons, n’apporterait pas grand-chose d’intéressant. Quant à l’action politique de Claude et de son fils, elle fera peut-être un jour l’objet d’un autre travail.

Les archives de la famille Bouthillier

Les archives de la famille Bouthillier ont connu des destinées très diverses. En 1733, après la mort de l’évêque de Troyes Denis-François Bouthillier de Chavigny, le marquis de Chauvelin, garde des sceaux et secrétaire d’Etat, parvient à acquérir pour le département des Affaires étrangères les manuscrits et papiers d’Etat rassemblés par Chavigny pendant qu’il était en charge et qu’il avait emportés avec lui en 1643. Ce n’est en effet que depuis 1671, date à laquelle Louis XIV intervient pour faire remettre les papiers d’Hugues de Lionne qui vient de mourir à son successeur Arnaud de Pomponne, que les papiers des secrétaires d’Etat aux Affaires étrangères restent dans le département. Les papiers de Chavigny étaient donc passés d’abord entre les mains de François de Chavigny, évêque de Troyes, son fils, puis dans la bibliothèque de Denis-François, évêque de Troyes lui-aussi, neveu du précédent, dont avait hérité, en 1731, Claude-Louis, marquis de Pont-Chavigny. C’est ce dernier qui consentit à céder à Chauvelin un certain nombre de recueils. Le père Lelong, dans la Bibliothèque historique de la France en 1719, mentionne comme appartenant à l’évêque de Troyes un grand nombre de recueils contenant des lettres de Claude Bouthillier et son fils, ainsi qu’un nombre non moins important de recueils contenant des correspondances toutes plus alléchantes les unes que les autres. Charles-Marie Fevret de Fontette constate, cinquante ans plus tard, que toute trace de ces papiers semble être perdue. A chaque recueil répertorié il note qu’il « étoit contenu dans la bibliothèque de l’ancien évêque de Troyes »9, sans donner de nouvelle localisation.

La bibliothèque de l’Institut conserve le catalogue de la bibliothèque de Denis-François10. Ce catalogue manuscrit a été établi dans les années 1730, contrairement à ce qu’indique sa page de titre qui porte la date de 1701, car on y trouve des ouvrages imprimés jusqu’en 1731. Parmi ses 13 154 titres, il ne mentionne quasiment aucun manuscrit, si ce n’est au volume 3, à la rubrique Historia particularis regum, un recueil de lettres du cardinal de Joyeuse écrites de Rome à Henri III depuis août 1587 jusqu’en avril 158811 et un « registre des dépêches faictes sous M. Bouthillier, secrétaire d’Etat, et envoyées hors le royaume en 1630 »12. Sans doute ces deux volumes auront-ils été oubliés par Chauvelin en 1733.

D’après Grillon, des papiers récupérés aucun inventaire ne subsiste13. Armand Baschet, de son côté, donne la liste des papiers entrés grâce à Chauvelin, mais il se contente, en fait, de copier une partie de celle que donne Lelong en 171914. Il faut s’en tenir à ce que dit le guide publié par le ministère des affaires extérieures qui mentionne précisément quelques recueils provenant de la bibliothèque de Denis-François dans la collection des Mémoires et documents et qui conclut que le reste doit certainement se retrouver dans la Correspondance politique, éparpillée entre plusieurs pays15.

Mais toutes les archives de la famille Bouthillier n’étaient pas contenues dans la bibliothèque de l’évêque de Troyes, loin s’en faut. En 1877, le comte de Mellet transcrivait, dans la Revue des sociétés savantes (6e série, t. V) plusieurs lettres de Richelieu à Claude Bouthillier. En 1907, étaient publiées dans l’Annuaire-bulletin de la société de l’histoire de France (t. 44) quelques lettres inédites de Richelieu à Claude Bouthillier provenant de la collection Gordon-Bennett.

Au XIXe siècle, il existait toujours des archives privées de la famille Bouthillier. Avenel, en 1863, mentionnait des lettres en provenant16. Les Bouthillier possédaient à l’époque 131 lettres de Richelieu à Claude dont ils avaient bien voulu autoriser le comte de Mellet, correspondant du ministère de l’instruction publique pour les travaux historiques, à prendre des copies. Les documents allaient de 1629 à 1642 et furent effectivement publiés dans le tome VII (Supplément) de l’édition d’Avenel. On peut donc penser qu’à cette date la famille Bouthillier, et notamment Charles-Léon-Gabriel, marquis de Bouthillier-Chavigny, conseiller général de la Marne et maire de Montmort, conservait un certain nombre d’archives intéressantes. Qu’a-t-il pu advenir de ces archives ?

Il faut d’abord se demander ce que sont devenus les Bouthillier-Chavigny. Charles-Léon-Gabriel, marquis de Bouthillier-Chavigny, naît à Marboué, dans l’Eure-et-Loir, en 1805 et meurt à Montmort, dans la Marne, en 1880. Il épouse, en 1838, Valérie-Joséphine-Marie de Joigny de Pamèle qui meurt à Esternay, dans la Marne, en 1884. Ils ont deux enfants : Léon-Joseph-Marie, marquis de Bouthillier-Chavigny, et Marthe-Joséphine-Marie. Cette dernière épouse, en 1872 le marquis Henri-Robert-Marie de La Rochelambert. Or il existe encore actuellement des descendants issus de cette union. M. de La Rochelambert, âgé aujourd’hui de 84 ans, demeure toujours au château d’Esternay. Sa bibliothèque contient toujours le Répertoire des titres et papiers composant les archives de M. le marquis de Chavigny, décrit dans le manuel de l’amateur de reliures armoriées françaises d’Olivier17, ainsi que de nombreux livres aux armes des Bouthillier. C’est un document important, qu’il nous a permis de consulter. Il est difficile de se faire une idée exacte d’autres archives éventuellement conservées par M. de La Rochelambert. Il n’y a, selon lui, rien d’autre à Esternay que quelques livres aux armes des Bouthillier, mais Mme Catherine Marion, alors directeur des Archives départementales de la Marne, nous a écrit que celles-ci avaient été dépositaires, dans les années soixante, d’une « vingtaine de liasses de vrac complet, dans lequel [se trouvaient] les archives de la seigneurie, des documents concernant le maréchal Fabert et des archives de la famille Bouthillier-Chavigny ». Depuis, M. de La Rochelambert aurait repris son bien, non classé.

Enfin, s’il y a encore des Bouthillier-Chavigny en vie, c’est sur le continent américain qu’ils se trouvent. Charles-Marie-Claude, comte, puis marquis de Bouthillier-Chavigny, né à Paris le 25 octobre 1856, émigre au Canada vers 1880 et meurt à Arlington-Heights dans le Massachussetts le 10 juillet 1911. Il a eu huit enfants nés à Saint-Mathias-sur-Richelieu au Québec. La dernière trace que l’on a est celle de Gilberte de Bouthillier-Chavigny qui habitait, en 1966, au 56 West 11th street à New York18. Peut-être le véliplanchiste martiniquais Jean-Max de Chavigny, sélectionné pour les Jeux Olympiques d’Atlanta19, fait-il partie de ces descendants américains.
TABLE DES ABREVIATIONS


ADA : Archives départementales de l’Aube

ADC : Archives départementales de la Charente

AN : Archives nationales

APT : archives de M. du Petit-Thouars

AS : archives de M. de Soyres

BMSAHC : bulletin et mémoires de la société archéologique et historique de la Charente

BNF : Bibliothèque nationale de France

ét. : étude

MC : minutier central des notaires parisiens

ms. : manuscrit

ms. fr. : manuscrit français (cote du département des manuscrits de la BNF)

RSIHPA : revue de la société internationale d’histoire de la profession d’avocat

Etat des sources

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