Dictionnaire du dopage sport par sport jeux de sociéTÉ





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DICTIONNAIRE DU DOPAGE


Sport par sport

JEUX DE SOCIÉTÉ

(bridge, échecs, poker, vidéo…)



1925 - ECHECS - Les 16 atouts d’un maître


« En 1925, après le grand tournoi de Moscou, trois psychologues soviétiques (N. Diakov, E. Petrovski et P. Rudik) ont essayé de cerner les qualités indispensables aux échecs de haut niveau. Ils ont isolé seize caractéristiques particulières :

  1. Un bon état de santé et des réserves de force physique

  2. Des nerfs à toute épreuve

  3. Du sang-froid

  4. La capacité de répartir son attention

  5. La faculté de percevoir les rapports dynamiques

  6. Un esprit contemplatif

  7. Un développement intellectuel élevé

  8. Une pensée concrète

  9. Une pensée objective

  10. Une grande mémoire des échecs

  11. L’imagination et la faculté de synthèse

  12. Un don combinatoire

  13. Une volonté disciplinée

  14. Un esprit très actif

  15. Des émotions disciplinées

  16. De la confiance en soi.

Ils ont écarté l’idée que le don des échecs viendrait d’un talent spécial, inné, ‘’anormal’’. Au contraire, leur conclusion est qu’un maître doit réunir des qualités humaines variées, hautement développées, certaines étant innées, d’autres étant dues à l’expérience et au travail. »

[Garry Kasparov.- Et le fou devint Roi. – Paris, éd. Albin Michel, 1987 ; - 323 p (p 298)]
Commentaires JPDM : Les trois premiers points peuvent parfaitement être boostés par différentes substances dopantes.
2002 - ECHECS - Réglementation : une vraie première
Récit d’Emmanuel Variniac (FRA), arbitre de l’Open de La Fère : « Mercredi 3 juillet, vers 18 h 15, pendant la ronde 6 de l’open de La Fère (Picardie), un médecin me présente sa convocation : contrôle antidopage inopiné de trois joueurs demandé par la DRJS.

Les fonctions de l’arbitre : tirage au sort de 3 joueurs français parmi ceux encore dans la salle (la ronde est commencée depuis 4 h 15), convocation écrite par le médecin des joueurs dès leur partie terminée, mise à disposition d’une salle unique pour le questionnaire et le prélèvement d’urine, un délégué fédéral assiste le médecin pendant la procédure et sert de témoin (ici c’est Olivier Thomas, arbitre adjoint et président de ligue qui a été désigné par le médecin), distribution de bouteille d’eau (fermée) aux joueurs.

Etonnement, surprise puis franche rigolade entre les arbitres, les organisateurs et les joueurs une fois ce contrôle terminé ! ! Pour un premier open international, c’est vraiment une surprise. »

[Europe Echecs, 04.07.2002]
2002 - ECHECS - Réglementation : les Championnats du monde sous surveillance
1. Lettre ouverte de deux grands maîtres internationaux Alexander Baburin (IRL) et Jonathan Speelman (ANG) au président de la FIDE Kirsan Ilumzhinov :

« Cher M. Président,

Nous, joueurs d’échecs internationaux, y compris les participants aux prochaines Olympiades de Bled, sommes profondément préoccupés par la position de la FIDE concernant les tests antidopage. Nous avons appris que des joueurs participant aux Olympiades de Bled seront priés de signer un contrat, qui impliquera une amende potentielle jusqu’à 100 000 $, en cas de contrôle positif, même pour un premier contrôle positif ! La liste des substances interdites est très longue et la plupart des équipes n’ont pas d’expert médical pour voyager avec elles. Ainsi, un joueur peut être forcé de signer un contrat compliqué sans une compréhension appropriée et ainsi donner son consentement à une amende potentiellement ruineuse. Nous notons également que selon les règlements « participants  signifie n’importe quelle personne (personnel, entraîneur, fonctionnaire, médical ou paramédical travaillant avec ou traitant des participants… » Ceci semble suggérer que les arbitres, les capitaines d’équipe et beaucoup de ceux qui sont au congrès de la FIDE elle-même sont sujets aux mêmes règlements nocifs avec lesquels quelqu’un pourrait en théorie être condamné jusqu’à 100 000 $ pour boire un peu trop de café, de thé et de cola ! Ces règlements ont été vraisemblablement élaborés pour être appliqués aux athlètes qui peuvent gagner des dizaines de milliers de dollars en remportant une simple course. En revanche, la majorité des joueurs des Olympiades d’échecs ne sont pas payés du tout et peuvent même devoir payer de leur propre poche. Même les professionnels du jeu d’échecs recevront en honoraires une fraction seulement des 100 000$ mentionnés au chapitre II du code des drogues de la FIDE, comme amende potentielle. Nous avons appris que la FIDE fait de grands efforts pour entrer aux Jeux olympiques, mais nous notons que des rapports récents du CIO ont plutôt supprimés des sports au lieu d’en admettre de nouveaux. Vraisemblablement ceci signifie que l’acceptation du jeu d’échecs est actuellement très peu probable. Nous avons appris qu’en raison de l’affiliation de la FIDE au CIO, elle est obligée de mettre en application un code sur les drogues : quoique dans le cas des échecs on n’ai jamais prouvé qu’une substance pouvait en améliorer les capacités. Cependant, le code que la FIDE a présenté, est basé sur un document du CIO de 1999 alors qu’il y a eu des développements ultérieurs par l’AMA (agence mondiale antidopage). L’AMA est en train de présenter son propre document qui doit être ratifié au début de l’année prochaine. Il y a d’énormes différences entre le document de la FIDE et la nouvelle ébauche de l’AMA qui a visé à donner une réponse au test positif – dans le document de l’AMA la pénalité maximale pour un premier contrôle positif serait de six mois de suspension – aucune amende n’est mentionnée nulle part.

Nous vous invitons donc, M. le Président, à suspendre le contrôle antidopage jusqu’à ce que la FIDE ait signé le nouveau document de l’AMA. »

[Europe Echecs, 24.10.2002]
2. « Les 35e Olympiades d’échecs se déroulent du 25 octobre au 11 novembre 2002, dans la ville de Bled, en Slovénie. Les contrôles antidopage semblent créer quelques polémiques aux Olympiades de Bled.

Les substances « dopantes » étant les mêmes que pour les autres sports, il y a ici une sorte de contradiction de la FIDE. La caféine pouvant rendre un joueur positif, on comprend mal pourquoi les organisateurs offrent du café et des boissons au cola qui contiennent cette caféine. 8 tasses d’un café disons « normal », sont suffisantes pour rendre un compétiteur positif, mais vu la force de ce café à Bled, les joueurs sont pratiquement certains qu’avec seulement 5 tasses, ils seront déjà positifs. A partir de la ronde 9, six tests sont effectués au hasard, 4 hommes et 2 femmes et lors de la 14e et dernière ronde, il est prévu de tester quelques uns des médaillés. La FIDE a promis qu’il n’y aurait pas de sanctions financières, sinon seulement sportives. »

[Europe Echecs, 06.11.2002]
2004 - ECHECS – Chioma Ajunwa (NIG) : une athlète championne olympique spécialiste du

dopage, reconvertie dans ‘’la chasse au roi’’
« La championne olympique 1996 du saut en longueur, la Nigériane Chioma Ajunwa, s’est reconvertie aux échecs depuis sa suspension à vie pour usage de produits dopants. « La vie doit continuer » a déclaré Ajunwa, 33 ans, après avoir remporté un match d’échecs dans le cadre du festival mondial des sports à Abuja. Aujourd’hui officier de police, Ajunwa avait été suspendue une première fois à la suite d’un contrôle antidopage positif (stéroïde anabolisant) en 1992. Après avoir purgé ses quatre années de suspension, la Nigériane avait fait un retour tonitruant à la compétition en remportant la médaille d’or du saut en longueur aux Jeux olympiques d’Atlanta (USA) en 1996 grâce à un saut à 7,12 m. La ‘’Golden Girl’’ a également représenté son pays en football, en sélection nationale, avant d’être suspendue à vie pour un second contrôle antidopage positif en 2002. »

[Agence France-Presse, 12.05.2004]
2008 - ECHECS - Trois Valaisans piqués au jeu
Texte du journaliste Charles Méroz : « Trois joueurs ont été pincés lors d’un contrôle antidopage effectué à la mi-janvier au tournoi de Bagnes, au Châble. La consternation est vive dans les milieux concernés. Ce qui n’était encore qu’une rumeur il y a peu est devenu un fait avéré. Le Nouvelliste s’est procuré un document confidentiel faisant état de trois cas de dopage survenus en début d’année dans le milieu des échecs valaisans. Selon nos informations, ces cas auraient été découverts à la suite d’un contrôle effectué lors du traditionnel tournoi de Bagnes, au Châble, à la mi-janvier. Les échecs sont considérés comme un sport à part entière avec toutes les exigences et contraintes que cela engendre de la part de celles et ceux qui l’exercent. Rien d’étonnant donc à ce que de telles pratiques soient mises au jour, même s’il ne s’agit ici que de cas isolés, à en croire une source proche de la Commission technique de lutte contre le dopage (CLD), mandaté par Swiss Olympic pour les contrôles antidopage sur le territoire national.

L’équipe Valais 2 incriminée

Ces cas de dopage toucheraient trois joueurs appartenant à l’effectif de Valais 2 , équipe évoluant en 1re ligue régionale en championnat suisse de groupes. Alors qu’un premier titre national pour Valais 1 qui opère en 1re ligue fédérale n’a jamais été aussi proche, la révélation de cette affaire fait tache dans le paysage échiquéen valaisan. Président de l’Union valaisanne des échecs et capitaine de l’équipe de valais 2, Pierre Perruchoud a bien cru que le ciel lui tombait sur la tête lorsque nous l’avons sollicité pour une réaction : «  Je suis abasourdi, les bras m’en toment. J’étais à mille lieues de me douter qu’une telle chose puisse se produire dans un sport pratiqué par des gens aux yeux de qui droiture, honnêteté et fair-play sont des notions privilégiées. L’UVE va mettre tout en œuvre pour découvrir les dessous de cette histoire et faire en sorte qu’elle soit tirée au clair. »

Président du Cercle de l’échiquier de Martigny, durant plus de trois décennies et anicien président du tribunal arbitral de la fédération suisse d’échecs, Jean-Marie Closult était lui aussi choqué en apprenant la nouvelle : « C’est incroyable. Je n’en crois pas mes oreilles. J’ai présidé le club de Martigny durant de nombreuses années. De mon temps, il n’a jamais été question de consommer des produits interdits pour obtenir de meilleurs résultats. J’espère que les coupables seront punis. »

Procédure judiciaire envisagée

Quant à Jean-Pierre Guex, président du Club d’échecs de Bagnes, d’abord sans voix et gêné : « Que puis-je vous dire ? », il nous a ensuite avoué sa demi-surprise – ce sont ses termes – face à la survenance de ces rois cas : « A la réflexion, je ne suis que partiellement étonné. L’effort du joueur d’échecs peut en effet s’apparenter à celui du coureur cycliste. C’est en fin de partie ou d’étape qu’il doit être efficace, d’où l’utilisation de substances dopantes. » Avocat de profession, Jean-Pierre Guex n’exclut pas la mise en œuvre d’une démarche judiciaire contre les responsables de cette triste affaire dès qu’ils seront connus. Reste à espérer que ces personnes seront rapidement identifiées et sanctionnées en conséquence. Le Valais des échecs a besoin de recouvrer toute sa sérénité pour négocier sans encombre le virage du 12 avril, date de la ronde décisive en vue de l’attribution du titre de champion suisse de groupes 2008 »

[Le Nouvelliste.ch, 01.04.2008]
2008 - ECHECS - Dr Bernard Barras (SUI) : « Ce ne sont pas des cas isolés »
ITW faisant suite aux trois Valaisans contrôlés positifs à la mi-janvier au tournoi de Bagnes : « Médecin du sport à Sion, le Dr Bernard Barras s’est penché sur la problématique du dopage chez les sportifs intellectuels. Il nous livre son point de vue sur la question.

Cette nouvelle est-elle de nature à vous surprendre ?

En aucun cas. Le canton du Valais, terreau d’intellectuels, a toujours produit de grands joueurs d’échecs. En outre, comme chacun sait, la scolarisation est poussée à l’extrême sous nos latitudes. Le niveau est très haut, la concurrence est rude. Et le dopage n’est pas loin.

A votre connaissance, le dopage dans les échecs c’est une première en valais ?

Non. Et ce ne sont pas des cas isolés, vous pouvez me croire. Connaissant l’efficacité, la rigueur et la loyauté de celui qui s’occupe de collecter les échantillons pour les analyser, on peut aisément imaginer que d’autres cas ont déjà été identifiés en Valais dans ce domaine. Mais ils n’ont pas été portés à la connaissance des médias, donc du grand public.

La consommation de produits interdits peut-elle vraiment avoir une influence sur la performance d’un joueur d’échecs ?

Théoriquement, oui bien sûr. Prenez l’exemple du bêtabloquant. Ce médicament a l’avantage de pouvoir contrôler les pulsations d’une personne émotive ou ayant des tendances à un stress mal contrôlé. Il garantit une tranquillité intellectuelle très propice à la concentration, en particulier chez un joueur d’échecs. »

[Le Nouvelliste.ch, 01.04.2008]
2008 - ECHECS – Vasily Ivantchouk (UKR) : menacé de deux ans de suspension
« Dans la série « l’application du règlement à Dresde », le Berliner Zeitung a consacré un long article à Ivantchouk et le règlement antidopage. Après sa défaite, Ivantchouk a fui la salle du tournoi de Dresde refusant de répondre (et donc suivre) un officiel chargé de le conduire au contrôle antidopage. Suite à ce refus, Ivantchouk est considéré comme positif et donc passible d’une suspension de deux ans ! Après moult discussions, il a été décidé par l’organisation de ne pas annuler les résultats de l’Ukraine aux Olympiades (arrivée quatrième). Comme quoi, à côté des décisions maximalistes vis-à-vis des Gabonais en retard pour jouer et l’Ukraine dans un cas de refus de procéder au contrôle, il y avait de la marge de manœuvre. »

[France-Echecs, 29.11.2008]
2008 - JEUX VIDÉO – La double dérive
Les jeux vidéo sont-ils dangereux ? Ce débat resurgit dans l’actualité avec la multiplication du nombre de joueurs sur la planète et la ruée en décembre dernier des achats de Noël sur toute la gamme des jeux numériques. On estime qu’en France 10 000 personnes sont potentiellement en danger. Les études internationales estiment que 2% du nombre total des joueurs rencontrent des problèmes très sérieux pour leur santé avec les jeux vidéo sur internet. Ce chiffre est en hausse car le nombre de joueurs augmente. Devenus accros, ces joueurs se déconnectent totalement de la vie réelle. En Amérique, on les appelle les « no life » (sans vie). Certains cas, rares, peuvent se terminer en drame tel qu’une autolyse. La maman de l’un d’eux, un jeune homme de 24 ans, témoigne (*) : « Il jouait jusqu’à dix-neuf heures d’affilée, vivant dans une bulle où il était le plus fort mais où il était tout seul. »


Faut-il pour autant diaboliser les jeux vidéo, notamment ceux en réseau ? Evidemment, non. Les spécialistes s’accordent sur le fait que dans ce type de cas il y a toujours au départ un « terrain » un peu fragile de légère dépression. Mais ils disent également que cet état peut être fortement aggravé par certains jeux en ligne dits « d’univers persistants », comme World of Warcraft où le monde imaginaire est sans limite. Les plus touchés ne sont pas forcément ceux que l’on croit. On voit plus d’adultes jeunes, de 18 à 30 ans, que d’enfants ou de jeunes ados. Premier constat : de plus en plus de joueurs en réseau se droguent aux jeux vidéos. Mais, parallèlement, la passion du jeu en réseau a tendance à se professionnaliser. Afin de supporter l’épreuve, les joueurs ont appris toutes les techniques de récupération, comme des sportifs. Pour se reposer, les joueurs dorment face à leur ordinateur, le nez sur le clavier. En attendant le prochain combat qui les opposera seuls ou par équipes à leurs adversaires.

Les jeux qui regroupent le plus d’adeptes font appel au tir sur cibles, principalement humaines. Par exemple, Quake 3 Arena (chaque concurrent doit tuer son adversaire), Counter-Strike (terroristes et GIGN s’affrontent), Starcraft Broodwar (deux armées s’opposent) et, plus récemment, la série des Advance Wars sur Nintendo DS (stratégie militaire à grande durée de vie). Avec ce dernier, et pour la première fois, on peut se mesurer à d’autres joueurs par internet, il suffit d’être à proximité d’un réseau wifi. Et, bien sûr, ces jeux avec tir subjectif (firts-person shooter/ FPS) nécessitant des qualités spécifiques potentiellement améliorables par l’entraînement mais aussi par les drogues de la performance. Ainsi, une société allemande, « Tomami GmbH », vient de commercialiser : « FPS Brain », une pilule facilitant la vélocité des processus neuronaux augmentant ainsi perception, réactivité et concentration, trois caractéristiques maîtresses pour les joueurs de FPS.
Composition de chaque pilule de Fps Brain


  1. L-glutamine 100 mg

  2. L-tyrosine 100 mg

  3. Betaine 50 mg

  4. Vitamin C 75 mg

  5. Vitamin E 10 mg

  6. Niacin amide (vit. B3 ou PP) 18 mg

  7. Sélénium 30 µg

  8. Calcium pantothénate 6 mg

  9. Vitamin B6 2 mg

  10. Vitamin B2 1,60 mg

  11. Vitamin B1 1,40 mg

  12. Vitamin B12 1 µg

  13. Folic acid 200 µg

  14. Biotin (vit. B8) 150 µg

  15. Caffeine 5 mg

  16. Soy lecithin (lécithine de soja) 250 mg


Est-elle efficace, est-elle sans danger ? Difficile de répondre à cette double question. A notre connaissance, aucune étude scientifique digne de ce nom a tenté d’en vérifier l’efficacité et les effets secondaires. En revanche, les certitudes concernent surtout le prix de 20 euros les 60 capsules par boîte, sans les frais de port et vu la composition du produit, il n’est pas certain que les performances en FPS du consommateur soient franchement améliorées. En revanche, dans la mesure où les joueurs en ligne perdent d’autant plus facilement la notion du temps que le personnage qu’ils pilotent, reste infatigable, les e.sportifs sont forcément attirés par toutes les drogues permettant de tenir plus longtemps que les autres concurrents. Pour l’instant, le forum des droits sur internet – l’organisme de référence en matière de règles et d’usages du monde numérique – et le ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports n’ont pas fait entendre leurs voix.

(*) Le Parisien, 06.12.2007

Dr JPDM
2010 - POKER – 25% des professionnels consomment des substances illicites
« La plupart des joueurs professionnels de poker consomment des produits dopants pour garder leur forme, selon une étude réalisée par la Nova Southeastern University (NSU) en Floride. Les produits varient d’un joueur à un autre. Il y a ceux qui se procurent directement des drogues comme la marijuana, la cocaïne ou les amphétamines ; d’autres préfèrent des médicaments comme le Valium® ou encore des boissons énergétiques ou d’autres produits contenant de la caféine et du guarana. Selon Kevin Clauson, professeur à la section pharmaceutique de la NSU, cette prise de substances « illicites » améliore la résistance physique et la concentration des joueurs consommateurs mais entraîne des conséquences néfastes avec des effets secondaires à court et moyen terme sur le joueur.

Sur les 198 joueurs interrogés au cours des World Series of Poker (WSOP), le résultat des statistiques est le suivant : 25% des joueurs de poker professionnels, 35% des semi-professionnels, 37% des amateurs et 3% des joueurs du dimanche utilisent ces substances. Ces joueurs sont en majorité des hommes (96%) avec une moyenne d’âge de 26 ans et sont principalement des Américains (59%), des Européens (24%) et des Canadiens (11%) dont les ¾ veulent accroître leur concentration et leur perception ; 22% à partage égal souhaitent rester éveillés et garder leur sérénité. Pour acquérir ces substances, 38% ont reçu des ordonnances des médecins, 26% de leurs amis joueurs et 10% par le biais d’internet. Par ailleurs, 46% des joueurs questionnés prennent des régimes diététiques. »

[Poker777, 04.06.2010]
2015 - JEUX VIDEO - Comme les athlètes, les Héros carburent au survoltage artificiel
« Comme dans Fallout 4, il n’est pas rare que des protagonistes d’opus vidéo ludiques aient recours à des produits dopants pour accomplir leur périple. Confrontés à des situations parfois insurmontables, les héros de jeux vidéo n’hésitent pas à user de substances douteuses. C’est le cas par exemple du seul survivant de l’Abri 111 de Fallout 4 (disponible depuis le 10 novembre 2015). Plongé dans un univers post-apocalyptique sans foi ni loi, il accroît ses aptitudes physiques avec différentes pilules, comme le Buffout, stéroïde bien connu des amateurs du jeu de rôle, ou des doses de Jet ou de Psycho, lesquelles auront des effets sur sa vitesse et sa résistance lors des combats.

L’autre RPG majeur de l’éditeur Bethesda, c’est bien évidemment The Elder Scrolls. Plus de vingt millions d’exemplaires écoulés pour le dernier volet de la saga baptisé Skyrim grâce notamment à la richesse de son environnement et de son scénario. Depuis Morrowind (le troisième volet apparu en 2002), un adjuvant appelé Skooma à boire ou à fumer selon les épisodes – y est commercialisé illégalement. Une sorte de narcotique qui booste brièvement la force et la rapidité de notre personnage.

Dans Far Cry, l’excellent jeu de tir à la première personne d’Ubisoft, il existe une multitude de traitements à base de plantes, à administrer généralement via des seringues. L’un d’entre eux permet d’augmenter considérablement les capacités du protagoniste de l’aventure à se mouvoir, sur la terre ferme comme sous l’eau. A cette liste de titres grand public qui ne pouvait être exhaustive, on peut ajouter une forme de dopage plus subtile. Celle apparue dans Sonic Adventures 2, qui célèbre les dix ans du hérisson bleu (en 2001 sur DreamCast puis GameCube). On y retrouve en effet des petites fioles colorées appelées drives – ou drivers – qui accentuent le potentiel athlétique de ceux qui en bénéficient, à savoir les Chaos. Produits dopants ou simples compléments nutritifs, difficile de véritablement se prononcer. La frontière entre les deux est souvent infime, dans le jeu vidéo comme dans le sport. »

[lequipe.fr, 30.11.2015]




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