Bibliographie de la langue saintongeaise (Aunis, Saintonge, Angoumois, Pays Gabaye et Gavacheries) par Jean-Michel hermans mise à jour (darnière buffée) : 6 mars 2007 «A tous thiellés là qu’avant l’goût de nout’ boune veille parloère saintongheaise.»





titreBibliographie de la langue saintongeaise (Aunis, Saintonge, Angoumois, Pays Gabaye et Gavacheries) par Jean-Michel hermans mise à jour (darnière buffée) : 6 mars 2007 «A tous thiellés là qu’avant l’goût de nout’ boune veille parloère saintongheaise.»
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WAGNER Robert Léon

Introduction à la linguistique française. Geznève. Droz. 1965

WALTER Henriette, professeur émérite à Rennes 2, directrice du laboratoire de phonologie à l’école

pratique des hautes études à la Sorbonne, membre du Conseil supérieur de la langue française

Enquête phonologique et variétés régionales du français.

Les français régionaux. Klincksieck. 1977. pp 11-34 ; Paris. PUF. 1982

Les caractéristiques phonologiques des français régionaux de l’ouest et leur dynamique. Actes du IVème

colloque de Poitiers 6-8 mars 1990. Centre études linguistiques Jacques Goudet. 1995 pp 135-166

Difficultés des enquêtes linguistiques en domaine d’oïl de l’Ouest.

Evaluer la vitalité des variétés d’oïl…J.ELOY pp 43-47

Le français d’ici, de là, de là-bas. Paris. Librairie générale française. 2000

Langues d’oïl et langue française : un enrichissement réciproque. Colloque Poitiers du 5-6 nov 2004

Le français dans tous les sens. Robert Laffont. Le grand livre du mois. 2003
« Tel est par exemple le cas de la Saintonge, où les habitants de la région, ne sachant

pas comment qualifier la langue unique qu’ils parlent, ne se résolvent pas à l’appeler

du français, tout en n’y reconnaissant pas non plus du patois. Ils l’appellent alors

souvent du français écorché. » Henriette WALTER Le français dans tous les sens
WARTBURG Walther von

Bibliographie des dictionnaires patois. Paris. Droz 1934

WARTBURG Walther von & KELLER & GEULJANS

Bibliographie des dictionnaires patois gallos-romans (1550-1967). Droz Genève ­1969
WECKERLIN Jean-Baptiste

Chansons et rondes enfantines des provinces de France. Paris Garnier 1889

Chansons populaires du pays de France. Paris Heugel 1903
WOEHRLING Jean-Marie, expert auprès du Conseil de l’Europe

Institutions européennes et droits linguistiques des minorités.

Minorités en Europe Paris. Kimé 1992. pp 509-521

Le droit constitutionnel à l’épreuve des langues régionales
« Je despite la diablerie de Saumur, de Doué, de Montmorillon… voire, par Dieu,

de Poictiers avecques leur parlouoire, en cas qu’ils puissent estre à vous parragonnez. »

François RABELAIS


« La langue française, fabriquée dès le départ par une chatoyante élite puis

travaillée au long des siècles comme un bijou par une coterie de gens du monde,

ne possède aucune assise locale, aucun terreau régional sur lequel elle a poussé. »

C.DUNETON

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« Il faut donc se hâter d’étudier les patois : plus on attend, plus les difficultés

croissent et moins la cueillette sera fructueuse. » A. DAUZAT . 1927
___________________________
« Les patois sont à un certain point de vue contemporains du français proprement

dit, ils plongent comme lui par leurs racines dans le latin, d’où la langue romane

dérive, et dans le compartiment provincial qui les a produits. » LITTRÉ

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« Le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton, l’émigration et la haine de

la république parlent allemand, la contre-révolution parle italien et le fanatisme

parle basque. » Bertrand BARÈRE de VIEUZAC

à la tribune de la Convention montagnarde le 8 pluviôse an II
________________________________

« Le patois c’est la langue du père, la langue du pays, la langue de la patrie…

L’étude des patois de la langue française, bien plus voisins des étymologies, bien

plus fidèles à l’orthographe et à la prononciation, est une introduction nécessaire

à la connaissance de ses radicaux. »

Charles NODIER . Notions élémentaires de linguistique. Chap XIII

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« Toute sa vie on aime à se rappeler la chanson en dialecte populaire dont

on s’est amusé dans son enfance. Mais on ne fera jamais de science, de

philosophie, d’économie politique en patois. » Ernest RENAN
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« Les écoles primaires mettront fin à une étrange inégalité : la langue de la

Constitution et des lois y sera enseignée à tous ; et cette foule de dialectes

corrompus, derniers restes de la féodalité sera contrainte de disparaître. »

TALLEYRAND
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« Laissez-nous donc les patois, s’il vous plait, messieurs de Cahors !

Laissez-les nous par grâce ! Ils nous dédommageront du moins un

peu du bon français que l’on fait aujourd’hui ! »

Charles NODIER Comment les patois furent détruits en Franc

« Un homme qui possède deux idiomes vaut deux hommes. » CHARLES QUINT

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« Selon une certaine opinion, les paysans français qui renoncèrent à leurs langues

locales, autrement que sous les brimades des instituteurs chargés de répandre la

langue de la nation et elle seule, agirent librement : ils étaient attirés par le progrès,

ou ce qu’on désigne ainsi. Mais l’évolution rapide des modes de vie les mettait-elle

en situation de choisir ? »

Claude HAGÈGE Halte à la mort des langues

_____________________

« Ainsi, avec trente patois différents, nous sommes encore pour le langage à la

tour de Babel, tandis que pour la liberté, nous formons l’avant-garde des nations. 

Citoyens, qu’une sainte émulation vous anime pour bannir de toutes les contrées

de France ces jargons qui sont des lambeaux de la Féodalité et de l’Esclavage. »

Abbé GRÉGOIRE

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« Les parlers de nos campagnes, les patois, comme on les appelle,

ont souvent des règles plus strictes que les langues apprises dans

les grammaires. » VENDRYES. Le langage p 284

_____________________

« Le langage du Poitou et de la Saintonge participe à la fois du français et

du gascon,de la langue d’oïl et de la langue d’oc ; il est fortement accentué

et renferme quelques mots celtiques et anglais. »

A . MALTE-BRUN

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« La langue française est le produit longuement élaboré des idiômes dont nos

ancêtres faisaient usage au moyen-âge. » PIERQUIN de GEMBLOUX

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« Les expressions propres des patois sont des restes de l’ancien langage national

qui, bien examinées, peuvent servir à en retrouver les origines. » BAUZÉE


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« La France, naturellement partagée par la Loire, eut deux patois, auxquels

on peut rapporter tous les autres, le picard et le provençal. »

RIVAROL De l’universalité de la langue française. 1784

« Le seul patois de la langue d’oïl qui ressemble exactement au nôtre sous ce rapport

est le patois poitevin. Mais pour tout le reste, et principalement pour la prononciation,

ce même patois diffère du nôtre beaucoup plus que le patois du Berry.» A.BOUCHERIE

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« Je veux vous dire quelque chose qui vous fera peut-être plaisir et que

vous devez, je crois, penser aussi, c’est que me voilà convaincue pour

ma part, que les dialectes sont beaucoup plus beaux que les langues. »

George SAND, lettre à Charles PONCY. 28 déc 1858

____________________________

DICTIONNAIRE UNIVERSEL 1721. PATOIS :

« Langage corrompu et grossier, tel celui du menu peuple, des païsans et

des enfans… on le dit aussi des étrangers dont on entend point la langue. »

_________________________________
ENCYCLOPÉDIE 1765 . PATOIS :

« Langage corrompu tel qu’il se parle dans toutes les provinces :

chacune d’elle a son patois ; ainsi nous avons le patois bourguignon,

le patois normand, le patois champenois, le patois gascon, le patois

provençal etc… On ne parle la langue que dans la capitale. »
____________________
« Si les patois se perdaient, il faudrait créer une académie spéciale

pour en retrouver les traces . » Charles NODIER
____________________
« Que l’indigène considère son patois comme inférieur,

le sentiment est compréhensible : en le dédaignant pour

le français, langue plus littéraire et surtout plus apte à

exprimer les besoins de la civilisation, il croit s’élever dans

l’échelle sociale. »

Albert DAUZAT
2 ème partie : 49 auteurs 141 titres
Ecrits concernant le « poetevin-séntunjhaes » (poitevin-saintongeais):
« Prr’ aller d’Cougnâ-t-à La Rochelle, pas besoin d’passer par Poétiers ! »

GOULEBENÉZE

Qu’est-ce que le « poitevin-saintongeais » ?

Pour tous ceux qui ne sont pas au fait de l’évolution de la dialectologie, je me dois d’expliquer en quoi consiste le dialecte « poitevin-saintongeais ».

Au début des années 70, avec l’instauration de la région Poitou-Charentes, on a instauré un cours de langue régionale à la Faculté des Lettres de Poitiers. C’est à ce moment là que les responsables de la politique culturelle régionale ont décrété que la langue régionale était le poitevin-saintongeais. Jusqu’alors on parlait poitevin en Poitou et saintongeais dans les Charentes. Le « poitevin-saintongeais » est donc une invention récente. Les deux associations qui défendent la culture régionale (l’UPCP en Poitou et la SEFCO en Saintonge) se sont alors engouffrées dans la défense de ce nouvel idiome qui ne correspond à rien. Depuis trente ans ce sont toujours ces mêmes associations qui soutiennent l’existence de ce parler contre l’avis de 99% des patoisants qui réfutent l’existence de ce patois dans lequel ils ne se reconnaissent pas.

Le « poitevin-saintongeais » est une langue tout à fait exceptionnelle puisqu’elle est, à ma connaissance, la seule et unique langue au monde à n’être qu’écrite ! Il existe de par le vaste monde des centaines d’idiomes parlés mais non écrits.Et aujourd’hui, pour la première fois dans l’histoire de la linguistique, on a une langue qui n’est parlée par personne mais qui s’écrit. En effet le « poitevin-saintongeais » est en réalité le patois poitevin ou le patois saintongeais écrit avec la graphie imaginée par quelques intellectuels poitevins dans les années 70. Ainsi dans cette bibliographie figure un texte de Burgaud des Marets, qui est du pur saintongeais, mais qui a été transcrit avec cette nouvelle graphie. Du coup ce texte en saintongeais est devenu un texte en « poitevin-saintongeais ». J’aurais pu prendre un exemple avec un texte en poitevin, évidemment. L’autre caractéristique fondamentale de ce nouvel idiome est que cette « graphie normalisée » est censément illisible par le commun des mortels. Seule une poignée d’éminents linguistes (tous poitevins au demeurant) parviennent à lire un texte en « poitevin-saintongeais».

Personnellement j’en suis totalement incapable, je le confesse et je me complais à écrire ine cagouille comme en français et non pas cagoulle, ine pianche et non pas pllanche… Dans cette bibliographie j’ai donc été contraint de placer un chapitre consacré au « poitevin-saintongeais » car les textes répertoriés intéressent le patois saintongeais, mais il m’était absolument impossible de placer ces textes (dont certains sont néanmoins d’un grand intérêt) au sein du chapitre consacré au patois saintongeais.

A la limite on pourrait éventuellement utiliser le terme « poitevin-saintongeais » pour le patois parlé dans le nord de la Charente dans les villages à la limite des Deux-Sèvres où le saintongeais est quelque peu  mâtiné de poitevin.

Je ne répertorie pas dans ce chapitre les textes « poitevin-saintongeais » transcrits du poitevin.


Jean-michel HERMANS


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Le fâcheux trait d’union
En l’espace de quelques mois, Geste Editions vient de publier dans sa collection Parlanjhe un très complet corpus concernant le poitevin-saintongeais. Ce fut d’abord une Grammaire du poitevin- saintongeais de Michel Gautier parue en octobre 1993, dont on doit signaler la jolie présentation, justement didactique, et le souci de balayer l’entier champ linguistique, formes de référence et exceptions, tout en nuançant les particularités locales grâce à des cartes montrant les différences entre poitevin et saintongeais. Ce fut ensuite le compte rendu d’un colloque tenu en octobre 1994 à Poitiers, dans le très officiel Hôtel de Région, en présence de son président Jean-Pierre Raffarin, et publié en novembre 1995 sous le titre de La langue poitevine-saintongeaise identité et ouverture. Une dizaine d’intervenants (dont aucun n’est Charentais, soit dit en passant !) tentent de faire le point sur la délicate question de la langue régionale, statut, avenir, rôle identitaire, etc. On y parle de « langue régionale », récusant le mot « dialecte » comme péjoratif, on n’y évoque surtout pas le mot « patois », mis à la poubelle de la bonne conscience régionale malgré incontestable valeur de proximité affective. On y survole les cas wallon, catalan, corse et occitan, comme pour mieux cadrer des revendications, on y défend surtout, becs et ongles, l’idée que le poitevin-saintongeais est une langue à part et unitaire. Langue à part, elle s’oppose aux autres langues d’oïl dont le « français » ne serait qu’une modalité ; langue unitaire, elle intègre allègrement le saintongeais au poitevin.

On ne pourrait que sourire devant tant de prétentions et d’aveuglement historique si ces prémisses n’aboutissaient pas à une véritable impasse dans laquelle s’enferment tous les efforts identitaires en matière de langue régionale. En effet, puisque le poitevin-saintongeais existe de façon indépendante par rapport au français et non comme une nuance régionale de ce dernier, il convient de le prouver, notamment par une graphie illisible, confondant prononciation et écriture ; le comble est atteint avec lettre « ll » empruntée à l’espagnol pour mouiller le « l », comme s’il fallait un signe étranger pour mettre les points sur ces « i » de l’affirmation de soi ! Le wallon, qui lui se passe de ces tics universitaires ou de ces atours extrémistes, quasi barbudos et hors-saison, base explicitement son identité, donc son existence réelle, sur un vocabulaire différent, une prononciation différente, mais en parfait respect de la graphie et de la grammaire propres à la famille du français. Le wallon se considère comme une « modalité » du français ; c’est sa force, c’est son seul espoir de survie. Le poitevin-saintongeais s’enferme dans des illusions d’indépendance, il n’y gagne que ridicule et isolement funeste à sa pérennité.

Quant à la volonté des Poitevins d’englober grâce à un fâcheux trait d’union le saintongeais dans leur giron, elle me paraît plus le signe d’un impérialisme de faiblesse que l’effet d’une quelconque justification scientifique. Si on analyse le nombre de mots qui sont strictement communs entre le poitevin et le saintongeais (ce qu’universitairement parlant on appelle la « dialectrométrie », concept utilisé de préférence par ceux qui récusent les connotations du mot « dialecte » !), on parvient à un maximum de 30%, ce qui signifie que 70% diffèrent, à peu près le même pourcentage qu’entre italien et castillan ! Cette poitevinisation du saintongeais (du « séntunjhaes » sic !) menée par l’université de Poitiers depuis l’émergence de la région Poitou-Charentes n’est qu’un vague habit d’arlequin créé pour justifier un découpage administratif fragile car sans unité historique, sans ressort économique, sans capitale d’évidence et sans inclination de ses habitants. Qui plus est, la véritable cuistrerie avec laquelle elle s’effectue et dont la graphie n’est que le symbole le plus apparent, me semble le meilleur moyen de tuer tout attachement, donc toute survie au poitevin-saintongeais !

Je n’aimerais pas qu’en cette pauvre aventure le saintongeais perde de sa chaleur et de sa proximité. Autant je n’apprécie guère ses démangeaisons vers l’obscène ou le poissard, autant son rôle de patois oral, ou si on préfère de « parlange », m’enchante et me paraît indispensable à l’expression de l’âme charentaise. Sa prononciation qui n’a nullement besoin d’une orthographe séparée du domaine habituel du français (qu’on s’en réfère au wallon !), ses mots si attachants parce que si particuliers et si intégrés à la quotidienneté (je pense à « nabusser, veson, tisanier, songeoux, serin, achetis »…) sont, pour moi, la seule vraie sauvegarde du saintongeais, c’est-à-dire une certaine couleur du français, authentique car amicale en même temps que chatoyante, et non ce gargouillis de récupération intellectuelle qui nous vient de Poitiers et se révèle propre à refroidir toute tendresse, toute affection, ce qui justement donne son unique valeur au sentiment d’enracinement qu’on éprouve à l’égard d’une région.

Le troisième élément de ce corpus établi par Geste Editions est un impressionnant pavé de près de 500 pages grand format, le Dictionnaire poitevin-saintongeais rédigé par Vianney Pivetea. On remarquera que, dans le titre de l’ouvrage, le trait d’union est gommé au profit d’une cohabitation des adjectifs, mais

dès l’avertissement il revient en force ! Le lexique est séparé en deux, une première partie traditionnelle à entrée patoise, une seconde à entrée française qui en constitue l’apport le plus original. On voit d’ailleurs

avec ce renversement des entrées que nos langues régionales, qui ont oublié leur fonction véhiculaire, ressentent maintenant le besoin d’un appui livresque pour ne pas mourir. Dont acte, et il est important de le signaler : le gros travail (« travall ») de Pivetea (Piveteau) représente une novation encore inconcevable il y a peu dans l’esprit des plus ardents défenseurs de nos langues régionales ; il marque la prise de conscience d’un état de fait irrémédiable, celui de la seule survie possible par des textes fabriqués, élaborés à partir de mots sans spontanéité. Cela se pratiquait depuis déjà bien longtemps ; il ne fallait surtout pas le dire ! Le patois, considéré comme un ensemble n’est plus qu’un code culturel ; en revanche, vécu comme une simple couleur du français, il demeure un véhicule.

Pour cette raison, le dictionnaire de Pivetea fera date dans la culture régionale. On regrettera seulement qu’il ne soit pris totalement dans les filets évoqués plus haut d’un poitevin-saintongeais unitaire et surtout universitaire ! Contrairement au Glossaire établi par la SEFCO dont on ne dira jamais assez la richesse, notamment celle des expressions qui donnent la vie à une langue (malheureusement absentes dans l’œuvre de Pivetea), ce nouveau dictionnaire ne relève aucune différence régionale, comme si sa collection de mots était uniforme pour l’ensemble de sa région d’étude. Et comme Pivetea est Poitevin, le saintongeais ou ce qu’il appellerait la branche saintongeaise de son poitevin dominant, y est singulièrement mal traité. Sans parler de ce parti pris de modernisation de la langue régionale, quelle qu’elle soit : au hasard, page 466 : « Technicien.nm.téchnicién. Télégramme.nm.telégrame. Télévision.nf.telévisiun ». Autrement dit, le dérisoire de la pure transcription phonétique et cette pulsion d’absolu propre aux reconstructions linguistiques théoriques… Ainsi transposé par Pivetea, le poitevin-saintongeais n’est qu’un espéranto sans espérance. Et c’est tant mieux pour la vitalité du saintongeais !

Les amoureux du parlange (pourquoi écrire « parlanjhe » en dévalorisant graphiquement le mot, si on sait que le « g » s’aspire en saintongeais ?), les amoureux du parlange donc possèdent dorénavant trois dictionnaires récents à leur disposition : celui de Pivetea, celui de la SEFCO avec le choix d’un « parler populaire » extraordinairement vivant et servi par une graphie « locale » restant parfaitement lisible, le Dictionnaire des régionalismes de l’Ouest de Rézeau avec le choix de n’exprimer que des « modalités » du français, cette couleur poitevine ou saintongeaise du français évoquée plus haut. Face à ces deux réussites qui servent l’identité régionale chacune à leur façon, celle de la SEFCO en lui apportant de la saveur et celle de Rézeau en lui fournissant de la rigueur, le dictionnaire de Pivetea risque de paraître bien fade dans sa compilation sans nuances et bien naïf dans son totalitarisme pétri de bonne conscience. Tous les passionnés de la région et de ses aspects linguistiques se doivent pourtant de posséder ces livres ; même s’ils peuvent être mis en discussion pour leur impérialisme poitevin et leur gauchisme linguistique, la maladie infantile de tout patois qui cherche à se réveiller, ils forment du matériau qui enrichit notre culture régionale. En cela, la collection Parlanjhe de Geste Editions reste inestimable.
François JULIEN-LABRUYÈRE, Aguiaine juin 1996
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