Qu'est-ce qui rend nos intérieurs si accueillants si séduisants ?





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date de publication07.11.2017
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Qu'est-ce qui rend nos intérieurs si accueillants si séduisants ?

(Just What Is It That Makes Today's Homes So Different, So Appealing?)


Richard Hamilton

(Londres, 24 février 1922 - 13 septembre 2011) est un artiste peintre et graphiste britannique.

Il suit des cours à la Royal Academy puis (de 1948 à 1951) fréquente la Slade School of Fine Art de Londres. Il fait partie du Independent Group créé au sein de l'Institut d'art contemporain de Londres, à l'origine d'expositions marquantes, en particulier This is tomorrow (1956), qui inaugure le pop art. Son œuvre Just What it is That Makes Today's home so Different, so Appealing? est l'une des premières de ce mouvement. Comme ses confrères américains, il stigmatise surtout les clichés du monde des masses média et de la consommation à outrance. Il organise la première rétrospective européenne de Marcel Duchamp à la Tate Gallery en 1966. Il a également imaginé avec Paul McCartney la pochette de l' Album blanc des Beatles.

Après avoir pratiqué la peinture abstraite, il revient à l'art figuratif dans les années 1998.

Il est reçu membre de l'Ordre des compagnons d'honneur (CH) en 2002.

This is Tomorrow est une exposition internationale qui s'est tenue en août 1956 à la Whitechapel Art Gallery (Londres).

La participation la plus notable de l'exposition a été celle de The Independant Group.

Cette exposition est à présent considérée comme celle qui a donné naissance au Pop Art , Richard Hamilton y exposa en effet son célèbre collage Just What Is It That Makes Today's Homes So Different, So Appealing? et le critique Lawrende Alloway popularisa l'expression "pop art" dans la foulée.

This is Tomorrow a eu par exemple un grand impact sur l'écrivain britannique de science-fiction J.G Ballard mais aussi sur l'architecture urbaine, le design et le graphisme britanniques.

Une partie de cette exposition a été recréée en 1990 pour The Institut of Contemporary Arts.

Au mouvement “pop art”, on est tenté d’adjoindre systématiquement le nom d’Andy Warhol. Pourtant ce collage, au titre aussi long qu’évocateur, désigné comme l’œuvre fondatrice du mouvement, n’est pas signé du nom du créateur de la Factory, mais de celui de Richard Hamilton.

Hamilton est un peintre anglais. Très tôt pendant ses études, l’artiste se montre profondément influencé par l’œuvre de Marcel Duchamp. Le jeune homme fonde en 1952.The Independent Group, qui mène de nombreuses conférences pluridisciplinaires et refuse tout séparatisme entre la culture de masse et l’art des élites. En 1956 est organisée l’exposition « This is tomorrow » à Londres, où Hamilton expose le collage qui nous intéresse ici. Il pose, avec cette œuvre, les fondements du pop art.

Independent group( IG)

Constitué de critiques, d'artistes et d'architectes, ce groupe est connu pour avoir lancé le Pop Art en Angleterre, dans le milieu des années 1950. Ce terme 'Pop Art' a d'ailleurs été utilisé pour la première fois par John McHale, un des membres fondateurs de l'IG, en 1954. Ce groupe d'architectes plutôt informels, de jeunes artistes de l'époque, de sculpteurs et de critiques étaient à la recherche d'un art bien moins traditionnel que celui des hautes sphères sociales ou de l'art primitif. Ils étaient déterminés à apporter à l'art de nouvelles idées et une nouvelle culture, nourrie des médias de masse et d' Hollywood.

Le groupe commença vers 1952, avec Reyner Banham à sa tête. Il fut nommé au comité représentatif de l' ICA( Institut of Contemporary Art, institut de l'art contemporain) en juillet 1953 comme représentant de l'Independent Group.

Mais submergé par son autre travail (écrivain et critique), il céda sa place à Lawrence Alloway et John McHale au début de l'année 1955. À cette époque, le groupe comptait parmi ses membres : le critique littéraire Lawrence Alloway, les architectes Alison et Peter Smithson, Richard Hamilton, William Turnbull, John Mc Hale, Eduardo Paolozzi, Reyner Banham, Frank Cordell, Toni Del Renzio et d'autres créateurs.

Beaucoup de réunions et de discussions se tinrent à l' ICA londonien. Ces discussions tournaient autour de la culture populaire comme les films de Western, la science fiction, les panneaux d'affichages publicitaires, l'industrie et ses machines... Ils étaient les gardiens des valeurs profondes des cultures américaines et britanniques.

Leurs discussions se centraient surtout autour de la culture de masse et de ses manifestations à l'intérieur du territoire américain; ils étudiaient et réfléchissaient beaucoup à différents concepts comme le futurisme le surréalisme, le mouvement Bauhaus ou encore le Dadaïsme.

Le Pop Art (Popular Art) s’est construit autour du cercle intellectuel de The Independent Group dans les années cinquante en Europe et au milieu des années soixante pour les États-Unis. Ce groupe était composé des peintres Paolozzi et Hamilton, ainsi que du couple d’architecte Smithson et du critique d’art Lawrence Alloway qui fut le premier à prononcer le terme « Pop Art ». Ce terme prend appui sur la culture populaire de son temps en lui empruntant sa foi dans le pouvoir des images. Ce groupe (IG) a essentiellement basé sa recherche théorique sur la technologie.(tfe histoire)

Le groupe continua à se retrouver jusqu'en 1962, quand John McHale, un des membres fondateurs, partit pour les États-Unis. Ce mouvement va s’imposer et deviendra un art culte pour les collectionneurs, le public et les revues. Le Pop Art est basé sur le mode de l’ironie, comme le peintre anglais Hamilton nous décrit sa production artistique « Populaire, éphémère, jetable, bon marché, produit en masse, spirituel, sexy, plein d’astuces, fascinant et qui rapporte gros. » Cet art à un abord facile et amusant, ce qui permet au spectateur de saisir le contenu plus aisément, cet art est souvent perçu de manière superficielle par le public, il a une influence sur celui-ci, par rapport leurs changements d’attitudes envers les arts, matériaux picturaux et les sujets, on peut donc dire que ce mouvement a modifié notre vision du monde. Le Pop Art ne sera médiatisé qu’à partir de 1960-1965.

On attribue aussi à l'Independent Group d'avoir crée une version alternative du Modernisme, une version qui à l'heure actuelle est considérée comme ayant eu une grande influence sur le mouvement post)moderniste.

Pop art

Le Pop art est un mouvement artistique qui trouve son origine en Grande-Bretagne au milieu des années 1950, sous l'impulsion de Richard Hamilton et Eduardo Paolozzi..

Au tout début des années 1960, le pop art américain émerge avec Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Robert Rauschenberg, ou encore Jasper Johns. C'est surtout cette branche américaine qui va populariser ce courant artistique devenu majeur, qui questionne la consommation de masse de façon agressive. Il s'agit principalement de présenter l'art comme un simple produit à consommer : éphémère, jetable, bon marché...

L'expression « pop art » (abréviation de « popular art » en anglais, ou « art populaire » en français), créée sous l'impulsion de John McHale1, a été utilisée pour la première fois en 1955 par Lawrence Alloway, un critique d'art britannique qui faisait partie de l'Independant Group, groupe d'intellectuels travaillant sur le rôle de la technologie dans la société.

Le pop art émerge au milieu des années 1950 en Grande-Bretagne et, en parallèle, vers la fin des années 1950 aux États-Unis. Il conteste les traditions en affirmant que l'utilisation d'éléments visuels de la culture populaire produits en série est contiguë avec la perspective des beaux-arts lorsqu'il enlève le matériel de son contexte et isole l'objet, ou le combine avec d'autres objets, pour la contemplation. Le concept du pop art se présente plus dans l'attitude donnée à l'œuvre que par l'œuvre elle-même.

Ce qui caractérise profondément ce mouvement est le rôle de la société de consommation. C'est le principe, que les artistes américains vont mettre en évidence, de l'influence que peuvent avoir la publicité, les magazines, les bandes dessinées et la télévision sur nos décisions de consommateurs. Par la suite, le mouvement va s'étendre et toucher d'autres domaines tels la mode, l'architecture, le dessin, etc.

L'accueil est très bon dès les débuts du mouvement, car le pop art est à priori simple et accessible. Les procédés utilisés par les artistes sont souvent de nouveaux produits qui sortent tout juste de cette société de consommation : acrylique, sérigraphie, etc. Au-delà de la peinture, le pop art use de techniques picturales qui n'étaient auparavant pas considérées comme proprement artistiques mais plutôt industrielles. Les couleurs sont souvent vives et décalées par rapport à la réalité. Considéré comme un avant-gardiste et l'un des pères du pop art, Andy Warhol s'approprie des objets de la vie courante (une bouteille en verre ou une canette de soupe) pour en faire des œuvres.

Ce mouvement a perturbé le monde artistique d'autres manières, par exemple à travers la remise en cause du principe d'unicité de l'œuvre d'art. Warhol reproduit les siennes par dizaines, parfois même par centaines, ce qui heurte les idées classiques attribuant à une œuvre une valeur du fait de son n'est unicité.

Le pop art utilise des symboles populaires, qui marquent l'inconscient dès l'enfance dans un but de désacralisation de l'œuvre d'art qui auparavant était réservée à une élite et qui ne couvrait que des sujets « nobles ». De Mickey Mouse à Marilyn Monroe , en passant par Mick Jagger , l'admiration quasi généralisée de certaines idoles y est exaltée de manière neutre ou non, selon l'artiste. La culture publicitaire de la société de consommation est une autre source d'inspiration, par exemple pour Jasper Johns.

Espagne : Eduard Arroyo

France 

Les nouveaux réalistes avec Arman, François Dufrêne, Raymond Hains, Yves Klein, Jean Tinguely,Jacsues Villeglé ou Gérard Deschamps s'opposent notamment au mouvement de la figuration narrative avec Jacques Monory, Bernard Rancillac, Erro, Valerio Adami, Peter Klasen, Vladimir Velickovic, Hervé Télémaque, Eduardo Arroyo, Alain Jacquer, Gérard Fromanger. Cette dernière tendance s'attache davantage à écrire une « histoire » du quotidien, avec parfois un certain engagement politique. On la rapproche également du pop art puisque les artistes la composant s'inspirent aussi beaucoup des images publicitaires qui se multiplient en cette époque d'expansion de la société de consommation.

Ces dernières années émerge en France un « nouveau pop art » que l'on pourrait qualifier de plus « latin » avec des artistes français, espagnols et latino-américains. Ce nouveau pop art entre dans une recherche esthétique et positive avec des artistes comme Dominique Mulhem, Juan Barletta, Jean-Claude Cuenca, Aurélie Lafond, Max Wiedemann,Bettie Nin, Olovier Lile, Boudro, Thierry Trives, valérie Gho.

Analyse de l’œuvre

Ironiquement, Hamilton nous interroge, face à ce collage, sur « ce qui rend nos intérieurs d’aujourd’hui si différents, si attirants ». L’œuvre fourmille de symboles sur la société de consommation et la culture populaire industrielle. Les corps, tout d’abord, caricaturalement parfaits ; ceux d’un culturiste (Irvin Zabo Koszewski, vice mister univers) et d’une pin-up. On remarque ensuite les nouveaux moyens de propagation du son et de l’image (un enregistreur audio, un téléphone dernière génération présenté à la télévision), assortis du traditionnel « newspaper ». Par la fenêtre, on aperçoit un cinéma projetant « The Jazz Singer », le tout premier film sonore américain, sorti en 1927.  Au mur, le poster du comics Young Romance, détail qui préfigure au travail d’un autre artiste pop art, Roy Lichtenstein, qui réutilisera dans ses œuvres l’imagerie des « illustrés » de genre romantique ou de guerre. Le mobilier de la pièce s’inscrit dans les standards de l’époque et est couronné d’une lampe estampillée du logo de Ford, le fameux constructeur automobile auquel survivra le fordisme. Enfin, peut être le symbole le plus flagrant de l’œuvre concernant la société de consommation, une ménagère emmenant le conduit de son aspirateur tout en haut des escaliers, fléchée d’un commentaire nous indiquant qu’habituellement, les cordons d’aspirateurs ne vont pas aussi loin… Argument de vente des plus persuasifs !

Ultime élément, la sucette géante tenue par le culturiste, de marque Tootsie, sur laquelle on peut lire « POP » en jaune sur fond rouge. Pour certains, c’est avec cette sucette (sucette se dit en anglais lollipop) qu’a été lancée l’expression « pop art ». Pour d’autres, Richard Hamilton fait simplement référence à McHale, ayant inventé le terme en 1954.

 (1956
/Lieu de conservation : Musée Kunsthalle, Tubingen, Allemagne.)

Complément d’informations

Collage photographique représentant un intérieur des années 50, ton sepia, orange  L’auteur veut nous montrer la vie dans les années 50. La publicité envahit les intérieurs. 
 Les couleurs rappellent les Pulps (BD de cette époque ex :BD au mur)

Un homme et une femme dénudés en noir et blanc (un couple, un bodybuilder et une pin-up) Ils sont les Adam et Eve d’un nouveau monde : la société de consommation
 Ils ne se regardent pas (indifférence), Ils semblent ne s’intéresser qu’à leur corps et sont superficiels
(bodybuilder : symbole d’un effort physique uniquement esthétique)
(pin-up : personnage issu de la seconde guerre mondiale (vu sur les avions bombardiers) réutilisé après-guerre dans la pub, instrumentalisation de la femme pour vendre n’importe quoi
 en même temps, cela veut dire qu’ils ont du temps pour s’occuper d’eux (société des loisirs)

L’Homme tient une sucette géante dans la main de marque POP : On dirait un haltère. C’est comme si l’homme travaillait pour la publicité (homme-sandwich) La marque POP d’où vient le nom du courant Pop Art

Une femme qui passe l’aspirateur : On peut penser que c’est la même femme que sur le canapé mais à un autre moment de la journée
 L’aspirateur est le symbole de ces nouveaux objets qui facilitent les tâches ménagères

Le magnétophone : Il semble faire le lien entre les deux personnages comme s’ils avaient besoin d’un objet pour communiquer

La télévision, femme au téléphone dans l’écran, le journal sur le fauteuil : Ils représentent les nouveaux moyens de communication qui ouvrent l’espace domestique sur le monde

Le paté de jambon de la marque HAM : C’est un clin d’œil à son nom HAMilton. L’artiste signe son collage par un collage

Le portrait d’un bourgeois sévère au mur : Vestige de l’ancienne société, Il contraste avec la légèreté des personnages du premier plan

La couverture de BD romantique de Jack Kirby (inventeur des super-héros MARVEL) : Elle représente un couple qui s’aime : Fiction qui contraste avec la réalité
 Elle montre l’inspiration populaire de l’œuvre (Hamilton a utilisé les mêmes couleurs que dans cette BD)

La fenêtre donnant sur un cinéma qui programme The Jazz Singer le premier film parlant (1922) : Elle montre l’inspiration populaire de l’œuvre et que la technologie a aussi crée de nouveaux divertissements.

La lumière provenant de cette fenêtre éclaire le mur du fond : Elle est due à l’éclairage nocturne. Symbole de la vie urbaine : il n’y a plus de nuit.

Les plantes vertes : Elles remplacent la perte de la nature par l’habitant des villes .

L’insigne automobile de marque Ford sur l’abat-jour de la lampe électrique : Il rappelle que la société de consommation vient de la réduction des prix grâce à la production en série inventée par Ford. Il montre que les marques sont des signes valorisants, que l’on met en avant.

La photo de la Lune au plafond : Elle montre l’espoir pour le futur. Les hommes ont conquis la Terre et l’ont rendues confortable. Maintenant ils n’ont plus rien à faire pour s’occuper que de consommer. La conquête spatiale est un espoir, car elle permet à l’être humain d’avoir de nouveaux projets. (1957 : première fusée dans l’espace)



Sites à visiter

http://www.clgvictorhugoaulnay.ac-creteil.fr/spip/spip.php?article302

Le dadaïsmeHistoire du mouvement artistique - Le pop artsurréalisme 
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