De l’utilité des actes de vie pour l’historien local





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date de publication08.11.2017
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De l’utilité des actes de vie pour l’historien local
par Jean Hennequin.


Dans une société trépidante où nombre de repères échappent peu à peu au contrôle du simple individu, la recherche de ses racines permet de se forger une identité solide, riche d’expériences passées. Les connaissances ainsi acquises favorisent une meilleure compréhension des événements présents et par conséquent une réaction plus adéquate.


Un “ retour aux sources ” est souvent décrit comme une attitude revitalisante et relaxante ; cette thérapie bienfaitrice semble bien être, pour certains chercheurs, un remède nécessaire.
I - De la généalogie :

Le généalogiste amateur :
La généalogie est une activité de plus en plus prisée par un nombre croissant de personnes. Le succès que remporte cette activité a vu fleurir çà et là des cercles généalogiques développant une activité importante.

Ce hobby populaire, occupe déjà une place prépondérante au sein de la plus importante société d’histoire du département de la Haute-Saône. Cette puissance est également très affirmée aux Archives Départementales : on pouvait lire dans l’Est Républicain du 19 août 1998 que 80 % des lecteurs qui fréquentent l’intérieur de ces murs sont des généalogistes.
Le généalogiste, historien familial, se plaît à rechercher des noms, des dates, puis encore des noms, etc. et ceci sans trop de lassitude. Répertoires numériques, tables de mariages, tables décennales et autres registres paroissiaux, pastoraux ou d’état civil n’ont plus de secrets pour lui.

A la manière des Mormons qui ont microfilmé à ce jour plus de 300 millions d’actes civils, il tend à gagner plus de considération, de la part de son entourage - ou tout du moins de son ego - en déclarant l’antiquité des dates auxquelles il est arrivé.

Sans s’efforcer pour autant à légitimer son travail, le généalogiste aime à parler de ses recherches, et ceci avec une certaine fierté. Ce dévouement bénévole pour l’histoire de sa famille fait de lui une personne reconnue et estimée par la plupart de sa parenté.
Cependant, à force d’additionner des noms, l’historien familial arrive finalement à une certaine satiété. Les symptômes de cet état sont perceptibles par la manifestation d’un sevrage temporaire : las de chercher les ancêtres d’une branche, il se replie sur une autre direction. Cette attitude peut se répéter et évoluer à l’image d’un réflexe chronique. Là se manifeste la nécessité de changer dans la manière d’aborder ses recherches.

Vers une généalogie historienne :
L’historien familial, jusqu’ici imbattable dans la maîtrise des outils de recherche indiqués ci-dessus, réalise à ce niveau que les renseignements jusqu’ici recueillis n’offrent pas une satisfaction assez forte. Les noms et les dates dévoilent seulement la partie immergée de la personnalité de nos ancêtres ; en aucun cas ces informations n’apportent de précisions sur le mode de vie de ceux-ci. Au cours de la lecture des nombreux actes relevés, il arrive cependant que quelques indications supplémentaires se soient ajoutées aux renseignements de base ; on aura alors relevé la profession, la fonction, l’abjuration éventuelle ou encore la cause du décès d’un individu.
Cette démarche plus sérieuse qu’une simple étude de débutant révèle alors une cruelle constatation : il est à ce stade nécessaire de reprendre sa généalogie depuis le début en veillant à tout relever. Le généalogiste amateur aura donc la précaution d’obtenir à chaque fois la photocopie d’un acte ou à défaut la transcription intégrale de celui-ci. Parfois, cette mesure de prévoyance lui aura été déjà préconisée par un confrère plus expérimenté ; le désagrément en sera donc moins pénible.

Ce nouveau mode de recherche s’applique toujours sur les actes religieux et civils, mais cette fois-ci, la recherche du renseignement se réalise d’une manière exhaustive. De nouveaux centres d’intérêts apparaissent : Des critères tels que les distinctions obtenues, la qualité de la signature – et par là un reflet du niveau d’instruction –, le sobriquet d’une personne, son lieu d’habitation (lieu dit) ou encore son lieu d’inhumation rentrent alors en compte.

Ainsi, nous entrons un peu plus dans l’intimité de nos aînés mais cela ne suffit pas car l’ensemble des informations reste toutefois limité. Il faut donc évoluer dans sa recherche ; et qui dit évoluer, induit nécessairement un nouvel investissement de la part du chercheur.
A ce stade, le passage à un niveau supérieur est un acte délicat à accomplir, et nombre de généalogistes refusent d’évoluer dans ce sens. La cause principale de ce refus semble être la peur des démarches inconnues pour lesquelles il faudra s’investir. La généalogie à ceci de bien dans sa constitution : à chaque génération (on parle ici de la généalogie la plus répandue : la généalogie ascendante), on double la masse de renseignements à rechercher, si bien qu’il est très difficile, voire impossible d’accéder au terme de celle-ci. Si une branche devient défaillante par faute de renseignements contenus dans les registres, il en reste encore suffisamment à développer !
Jusqu’ici, le généalogiste avait triomphé des difficultés que représentait la recherche des actes sur lesquels étaient reportées les mentions familiales de naissance, mariage et décès. Les difficultés inhérentes à la lecture des actes et à la traduction du latin, il s’en était accommodé avec plus ou moins de réussite. Dans cet ancien mode de recherche, il excellait ; mais maintenant il va devoir affronter des documents jusqu'alors inexplorés et inexploités.

Dans le dédale apparent des cotes que renferment les archives, comment se frayer un chemin ?

Les renseignements familiaux peuvent se trouver dans beaucoup de types de documents : actes notariés pour les contrats de mariage et autres actes de ventes, matrices cadastrales, dénombrements de seigneuries, archives communales, etc.

Pour partir à la recherche de tous ces registres et autres liasses, il faut posséder des indications précises, sans quoi, on se perd dans les nombreuses séries d’archives classées ; des recherches longues et fastidieuses se révèlent parfois être totalement inutiles. Si bien qu’en définitive, il convient de se tourner vers l’histoire du village et de sa région proche afin de bien maîtriser une époque précise et les événements historiques intervenus, et ainsi définir un protocole de recherche cohérent et le plus efficace possible.

II – De l’histoire locale :
Des changements radicaux :
La démarche pour passer de la recherche généalogique à la recherche historique se révèle être un acte exceptionnel parmi les généalogistes ; nous essaieront sous ces lignes de montrer la noblesse de cette activité autrement passionnante.

Nous avons parler plus haut d’une généalogie populaire. Populaire, elle l’est bien dans la mesure où ses adeptes sont issus de conditions très diverses.

La recherche historique est appréhendée largement par ceux-ci au regard de la connotation trop intellectuelle portée à cette activité. Il est vrai qu’une grande proportion des chercheurs en histoire locale sont issus de milieux où l’étude de l’histoire est pratiquée : étudiants, professeurs ou encore religieux.

Cependant, il se rencontre aux archives de petits groupes de personnes impliquées dans l’histoire de leur commune, de leur canton, et il est intéressant de souligner que la plupart d’entre elles sont venues à l’étude historique locale après avoir effectué des recherches généalogiques plus ou moins approfondies. Ces personnes sont issues de milieux divers, sans prédispositions spéciales, si ce n’est une connaissance “ de base ” apportée par les recherches sur leurs ancêtres.
Le nombre de personnes que comportent ces petits groupes n’est pas très important et s’il semble prouver que l’histoire locale est pratiquée par une élite, il n’en est pas moins flagrant qu’il dénonce également le peu de personnes impliquées dans l’histoire de leur village et par là l’immense place qu’il reste à pourvoir dans l’étude du lieu de vie de nos ancêtres.

La présence de ces chercheurs locaux, grandement autodidactes, témoigne qu’il n’est pas insurmontable de s’attaquer à cette activité. De plus, à l’instar des généalogistes, les conseils sont échangés entre chercheurs et pour acquérir plus de connaissances, beaucoup d’entre eux adhèrent à des sociétés savantes.
Dans le domaine de la lecture des documents, certes plus nombreux que ceux utilisés par le généalogiste amateur, le chercheur est confronté à plus de difficultés et doit donc être plus compétent dans ce domaine. Aussi existe-t-il dans les services d’archives des cours de paléographie qui aident considérablement l’historien local dans la possibilité de dompter certains écrits rebelles.

Cet écueil passé, il en reste un, et de taille : le problème de la langue. Si majoritairement la langue étrangère rencontrée dans les archives est le latin, il est fréquent de rencontrer également dans notre région des textes en allemand, langue diplomatique utilisée dans l’ancienne Principauté de Montbéliard.

Ces langues latine et allemande, qui recouvrent tant de pages d’archives font encore rempart à la progression du chercheur local ; il est sûr qu’à ce niveau, les études qu’il a pu suivre dans ce domaine pourront lui être profitable. Ce latin-ci ne s’apparente pas trop au latin “ de cuisine ” des registres paroissiaux et cette graphie allemande typique ajoute encore une difficulté supplémentaire.

Sans en venir à ces extrémités, le vaste domaine de recherches procuré par l’histoire locale laisse suffisamment de champ pour s’épanouir à souhait.
Un brassage des généalogies :
Ainsi ce n’est plus un individu particulier qui est étudié, ni même sa lignée, mais bien un ensemble de personnes, liée entre elles par une culture, des usages particuliers, des conditions d’existence particulières.
Si la généalogie peut être représentée par un progression verticale à travers les âges, l’étude d’un village et de ses habitants est certainement proche d’une progression par paliers de générations.

Plus on remonte dans sa généalogie, plus on constate le maintien de la grande majorité des familles dans un village donné. On se marie entre voisins et on loge pendant quelques générations dans la même bâtisse.

Dans les cas extrêmes de sédentarisation, qui ne sont pourtant pas rares, il arrive que l’on trouve sur une des branches de notre généalogie des ancêtres d’une même génération issus d’un seul village, ce qui peut représenter une forte proportion de l’ensemble des familles de ce village. C’est le cas pour l’étude qui sera présentée ci-après.
On voit bien que pour ces circonstances qui ne sont tout de même pas si exceptionnelles, l’étude de sa généalogie devient proche d’une étude prosopographique sur des niveaux successifs de générations. A ce niveau, l’étude généalogique flirte de très près l’étude de société, mais cette dernière nous offre des connaissances nouvelles qui, quelque peu développées, deviennent des mines de renseignements tous plus intéressant les uns que les autres.

Cette étude prosopographique voit fleurir des états statistiques sur nombres de domaines jusqu’ici inexploités. C’est alors qu’apparaissent les notions de fréquence des prénoms, de mortalité infantile, d’espérance de vie, de pyramide des âges, de démographie, mais encore de vagues épidémiques ou de niveau d’instruction, etc.

Ce type d’étude se trouve déjà exploité de façon partielle par certains chercheurs. On pourra se reporter pour notre région à celle d’Alain Jacquot Boileau “ Démographie et société à Champagney (1750-1800)” parue dans le supplément au bulletin n°2 de la S.H.A.A.R.L. – 1982, ou encore “ Les communautés villageoises d’Aillevillers et de ses environs au XVIII° siècle et sous la Révolution ” par André Lemercier, supplément au bulletin n°9 de la même association – 1990.

Ce travail, s’il est mené de manière exhaustive, c’est à dire de manière à posséder toutes les données possibles sur chaque individu, et via les possibilités d’un ordinateur, peut nous fournir de multiples possibilités de recherches sur la population d’un village. C’est là que l’étude d’une société rejoint l’étude généalogique dans le sens où la plus remarquable faculté d’une telle étude est celle de pouvoir remonter la généalogie de tous les individus du village.
Il est certain qu’une étude à caractère prosopographique est une aide pour le généalogiste ; toutefois ce dernier est forcément amené à puiser ses renseignements dans d’autres localités, parfois proches, parfois éloignées les unes des autres.
La généalogie “ roturière ” est un phénomène relativement neuf dans les mœurs de notre société ; elle est bien plus difficile à établir et bien plus limitée qu’une généalogie “ noble ”, où tous les ancêtres sont souvent connus jusque vers l’an Mil.

Le généalogiste qui travaille sans relâche pour mener à bien l’ensemble des branches de son ascendance, est contraint, à l’issue de sa généalogie lue sur les registres paroissiaux, à rentrer en contact avec les anciens documents. Pour cela, il doit nécessairement appliquer les conseils prodigués ci-dessus, c’est à dire acquérir une connaissance suffisamment bonne de l’histoire des villages d’où sont originaires ses ancêtres. En cela, il aura à fournir des efforts tout autres et son travail deviendra très proche de celui de l’historien local.

C’est à notre avis une des explications au phénomène indiqué en début de propos : l’avènement récent d’un petit nombre d’historiens locaux, issus de milieux non professionnels.

Ceux-ci, bloqués dans une grande partie des branches de leur généalogie, se sont tournés vers l’histoire locale afin d’obtenir d’autres renseignements.

Une fois plongés dans cette histoire locale, ils se trouvent face à des événements historiques importants, à des situations palpitantes, et leur engouement généalogique fait place petit à petit à une frénésie historique qui les pousse toujours un peu plus loin dans la connaissance des faits historiques locaux.


III – Les actes de vie et l’histoire locale :

Pour cette partie de notre propos, nous prendrons l’intégralité de nos exemples dans les registres de la localité que nous connaissons le mieux, celle du village de Chagey et Genéchier.
Une multitude d’histoires :
Dans la généalogie, les actes familiaux fournissent un nombre restreint de renseignements sortant de l’ordinaire ; lorsqu’on s’attaque à l’ensemble des actes de vie contenus dans les registres des paroisses et d’état civil, les découvertes intéressantes sont plus nombreuses. La plupart du temps, les actes d’exception contiennent dans leurs lignes un drame plus ou moins tragique, comme le montrent ces exemples :
Acte de baptême du 2 septembre 1700 :

(Registre protestant ; Archives Municipales de Montbéliard – 1 Z 53)
“ Frideric, fils de Pierre Pochard du Maigni d’Anigon, demeurant à Clairegoutte, et de Marie Gagnebin sa femme, a été batisé et présenté au St sacrement du batême, sa mère en revenant de Montbelliard, étant accouchée de lui à Luse, par Frideric Racine, fils d’Abram [sic] Racine de Chagei, parain et Anne Veuillot fille de fût François Veuillot le vieux, maraine. Le 2 7bre 1700. ”
Acte de naissance du 14 mars 1749 :

(Registre protestant ; Archives Municipales de Montbéliard – 1 Z 53)
“ Deux enfants jumaux naquirent à David Renard et sa femme Elisabeth Darel demeurant à Chagey le 14e de Mars et furent batisés le même jour par la femme du fondeur du fourneau dud. lieu, Papiste de Religion, à cause de la couche prématurée et mal heureuse de leur Mère qui arriva en plein communal, ce qu’attestent la femme de Jean Nicolas Jean Fèvre et celle de Gaspard Martin, toutes deux dud. lieu ; et au bout d’une demie heure ils expirèrent et furent enterrés dans le cimetière de Coutenans le même jour 14e Mars 1749. ”
Acte de mariage du 27 décembre 1707 :

(Registre protestant ; Archives Municipales de Montbéliard – 1 Z 52)
“ Jean Jacques Pillods de Luse, fils de Jean Pillods le vieux a épousé Catherine Bouteiller, fille de fû Nicolas Bouteiller quand il vivait de Chagei, et malgré les vaines oppositions dud. Jean (Jean) Pillods contre led. Mariage, par ordre du conseil ecclésiastique donné pour cela, ils ont reçus la bénédiction du mariage le 27 10bre 1707. ”
Acte de mariage du 19 novembre 1728 :

(Registre protestant ; Archives Municipales de Montbéliard – 1 Z 52)
“ Jean bouteiller, marteleur à la forge, fils de fû Lasare Bouteiller quand il vivait forgeron au lieu de Chagei, a épousé Henriette Marguerite Savant fille de Marc Savant , menuisier, bourgeois d’Ericourt le 19 9bre 1728, son mariage aiant été béni le dimanche à cause des ouvrages des forges. ”
Acte de décès du 12 août 1730 :

(Registre protestant ; Archives Municipales de Montbéliard – 1 Z 52)
“ Julius Vatterin de Chagei aagé [sic] d’environ cinquante et quelques années est mort acrasé [sic] dans un trou de mine à Brevelier où il travailloit avec un autre ouvrier, par des roches qui tombèrent sur lui, il en fut retiré vivant et conduit le 11 augst 1730, il reçut la comunion, il mourut le 12 et il fut enterré à Brevelier le 13. ”
Acte de décès du 12 octobre 1772 :

(Registre protestant ; Archives Municipales de Montbéliard – 1 Z 52)
“ Le douze d’octobre mil sept cents soixante et douze mourut agée de cent trois ans Margueritte Tournus, veuve d’Abram [sic] Renard de Chagey et elle fut enterrée le lendemain à Couthenans. ”
En marge de cet acte, le pasteur David Nicolas Kilg inscrit la note suivante :
“ Lad. Marg. Tournus est née le 12 février 1665, ainsi elle avoit 107 ans & 8 mois. Voiés le Rég. des Batèmes fol : 43. ”
Remarque : Malgré son âge canonique, Marguerite Tournus n’aura connu que deux rois : Louis XIV (1643-1715) et Louis XV (1715-1774).


L’utilité de plusieurs sources :
Peu de généalogistes – si ce n’est les personnes établissant les tables de mariages – utilisent les différentes sources mises à leur disposition dans la recherche des actes de leurs ancêtres.

En effet, il est fréquent que les registres paroissiaux aient été établis en double ; il en est de même pour les registres d’état civil. Quelques actes ont pu être omis dans un des registres ou la version peu se révéler légèrement différente.

Lorsque pour la période du Nouveau Régime, nous confrontons un registre d’état civil et celui de la paroisse, nous pouvons découvrir des renseignements différents qui en s’additionnant peuvent donner une meilleure approche de la vérité concernant l’acte établi. Voici les deux actes concernant le décès de Georges Bourquin, maître maçon préposé à la construction de l’enceinte du cimetière communal de Chagey, le 11 août 1854 :

Registre d’état civil – Mairie de Chagey
“ N° 22 – Bourquin Georges
L’an mil huit cent cinquante quatre, le douze Août à huit heures du matin, devant nous Pierre Perin, maire, officier de l’état civil de la commune de Chagey et Genéchier, canton d’Héricourt (Haute-Saône) sont comparus en la maison commune Bourquin Pierre, âgé de vingt-huit ans, et Bourquin Georges âgé de vingt-six ans, les deux maçons, domiciliés à Chagey et fils du défunt ci après nommé, lesquels nous ont déclaré que Bourquin Georges âgé de cinquante trois ans, maître maçon et entrepreneur de travaux publics, domicilié à Chagey, était décédé en son domicile le jour d’hier onze Août à quatre heures du soir ; ajoutant que le défunt était né audit Chagey en mil huit cent un, sans pouvoir préciser la date de sa naissance ; qu’il était fils des défunts Jacques Bourquin et Marie Bouteiller et époux de Catherine Villot. Après nous être assuré du décès, nous avons aussitôt rédigé le présent acte que les comparants ont signé avec nous après lecture.
Bourquin Pierre George – Bourquin – Le Maire, Perin. ”


Registre de la paroisse protestante – Paroisse du Mont Vaudois
“ N° 12 – Georges Bourquin (Majouri)
L’an mil huit cent cinquante quatre, le douze août, à onze heures du matin, je soussigné Paul Boyé, Pasteur de l’Église de Chagey, après m’être fait présenter, au vœu de la loi, le permis d’inhumer par l’officier de l’Etat civil, sous la date de ce jour, ai procédé à l’enterrement, dans le Cimetière de Chagey, du corps de Georges Bourquin, maître maçon, mort sur la porte du nouveau cimetière de Chagey, frappé par la chute de l’une des pierres qui forme l’entrée de la porte, à trois heures et demie du soir, à l’âge de cinquante [blanc] ans.

En foi de quoi nous avons signé le présent acte qui a été signé par les deux témoins ci-après.
P. Boyé – Bourquin Pierre George – George Jacque Bourquin. ”

IV - Une légende qui devient réalité :



Voici maintenant un exemple de recherche généalogique, au profit de l’histoire locale. Achevée en mai 1997, cette étude présente ici une histoire familiale qui met en scène des acteurs oubliés, mais qui renaissent ici pour notre plus grand plaisir.

La légende :
Dans la famille de Robert Bouteiller, de Chagey, une tradition orale se transmet de génération en génération selon laquelle un de ses ancêtres aurait épousé une femme ayant dix-huit années de moins, et ceci dans les conditions suivantes :
Alors âgé d’une vingtaine d’années, ce jeune homme désire rejoindre les troupes de Napoléon 1er et s’apprête à quitter le village de Chagey avec son baluchon. En faisant ses adieux, il entend soudain la cloche de l’église du village qui retentit.

Intrigué par ce tintement inhabituel, il demande aux personnes présentes autour de lui, quel pouvait être la raison de cette sonnerie.

On lui apprend alors qu’en ce présent jour, on baptise une fille nouvellement née.

Cet homme déclare enfin que lorsqu’il reviendra de la guerre, il se mariera avec cette enfant.
Et c’est ce qui arriva...

Quelques renseignements complémentaires sur ces deux personnes demeurent dans les mémoires :
- La fillette aurait été baptisée en 1797.

- Soldat, l’homme aurait été grenadier.

- Ces deux personnages se seraient mariés en 1815 ; lui aurait été âgé de 36 ans, elle de 18 ans.

Les recherches :
Avec ces quelques renseignements, les recherches pouvaient débuter dans de bonnes conditions.
Cependant, les identités des deux personnes faisaient défaut, même si on pouvait être porté à penser que le patronyme de l’homme ait été Bouteiller, le plus vieux nom de famille des habitants de Chagey encore porté actuellement (Jehan dit Botoyer, de Chagey vivait en 1487 – Georges Bouteiller "L’administration des communautés – L’état civil", in "Le Pays de Montbéliard, du Wurtemberg à la France, 1793" – hors série de la S.E.M. – 1992, page 70).

La recherche ponctuelle :
Des recherches ont donc été entreprises dans les registres d’état civil afin de découvrir le mariage de deux personnes ayant un écart d’âge important.
- Le premier critère de recherches devait être la "fourchette" d’années à prospecter. L’étude s’est portée sur les années 1810 à 1820 incluses ; 63 mariages ont été célébrés au cours de ces onze années.
- Le second critère devait se porter sur un écart d’âge important (le mari devant être plus âgé que la femme). Six mariages ont de telles dispositions, voici les écarts relevés :






Âge du mari

Âge de la femme

Écart d’âge






















35 ans

21 ans

14 ans







53 ans

23 ans

30 ans






- Un troisième critère pouvait alors être envisagé : le non veuvage. Sur ces six mariages, quatre maris étaient veufs ; il restait donc deux mariages potentiels.
- Un quatrième critère devait être porté sur les six mariages recensés : le fait que les deux époux soient tous deux originaires de Chagey. Sur les six mariages, deux couples étaient natifs de Chagey.
Enfin, en confrontant les deux derniers critères de recherche, il s’avère qu’un seul couple satisfait à ces deux dernières exigences.
On peut alors donner l’identité de ces deux personnes ; il s’agit de Pierre Bouteiller et d’Élizabeth Tournut, respectivement âgés de 38 et 20 ans, mariés le 20 mars 1816 à Chagey. On remarquera au passage que le nom de famille de l’époux est Bouteiller.

La recherche systématique :
La recherche ponctuelle ci-dessus, empirique mais toutefois effectuée avec rigueur, ne suffit pas pour déclarer la parenté entre le couple Bouteiller-Tournut et Robert Bouteiller. Il faut donc avoir recours à une recherche systématique ou généalogique.

Un nouveau travail devait être mené à bien : l’établissement de l’arbre généalogique de Robert Bouteiller.

A la quatrième génération apparaît le couple Bouteiller-Tournut retenu par la recherche ponctuelle.
Pierre Bouteiller et Elizabeth Tournut sont les trisaïeuls de Robert Bouteiller, par liaisons directes fils-pères : Robert est fils de Louis Émile Eugène, fils de Jacques Louis, fils de Pierre Jacques, fils de Pierre.
Il est remarquable que sur l’ensemble des trente-deux trisaïeuls de Robert Bouteiller, tous sont décédés à Chagey !

Les identités :
Nos deux individus sont donc clairement identifiés ; la légende devient ici réalité.
Pierre Bouteiller, fils de Pierre Bouteiller et d’Élizabeth Pillods, est né à Chagey le 13 juin 1778 ; il est décédé dans ce même village le 3 juin 1851. Il était cultivateur.
Élizabeth Tournut, fille de Pierre Nicolas Tournut et de Catherine Marage, est née à Chagey le 1er messidor an IV (19 juin 1796) ; elle est décédée au même lieu le 28 décembre 1840.

Renseignements complémentaires :
Quel jour Pierre Bouteiller est-il parti pour la guerre ? Nous ne pouvons répondre avec certitude !

En effet, s’il est fait mention dans les registres d’état civil de la naissance d’Élizabeth Tournut, les registres de la paroisse protestante (confession des familles Bouteiller et Tournut) sont muets pour la période allant du 29 juillet 1795 au 2 janvier 1797. Les baptêmes étant réalisés le plus souvent le jour-même de la naissance ou bien le lendemain, nous pouvons donc prétendre que Pierre Bouteiller a quitté le village de Chagey le 19 ou 20 juin 1796.
Quelle a été la qualité de Pierre Bouteiller lors de son séjour dans les campagnes napoléoniennes ? A ce sujet, les archives sont plus explicites : le surnom de Pierre Bouteiller est “ canonnier ”. Cette précision est inscrite dans son acte de décès, dans son acte d'inhumation, mais également dans un document qui fut à l'époque recopié dans un des registres de l'administration communale de Chagey (A.D. 70 - 116 E Supplément 10, folio 45 recto) et qui nous fournit de plus amples renseignements. Le voici donc dans son intégralité (orthographe respectée) :

“ Du 5 avril 1814 Dépot general de Blesson

Dispenses de

service militaire Royaume de Françe

de Bouteiller

Pierre, Canonier Autorisation de l'Inspecteur Genéral.

Nous général de division, Baron, Inspecteur Général, autorison le sieur Bouteiller Pierre, Canonier, a la 13e compagnie du 1er Régiment d'artillerie a pied Blessé, d'un coup de feu a la jambe et la cuisse droite le 19 janvier 1811 a Zodiga en Espagne, à se rendre à Chagey département de la haute saône où il attendra la lettre d'avis de la solde de retraite, pour la quelle je l'ai désigné à son excellence le Ministre de la guerre, qui la lui fera parvenir par la voie de M. le Commissaire des guerres dudit département.

Le susnommé se fera connaître à M. le commissaaire des guerres, à la fin du premier trimestre dans le cours duquel il sera arrivé, ou, au plus tard, dans le délai de six mois à compter du jour où il sera rendu au lieu qu'il aura choisi pour son domicile, àfin de ne point en courir sa radiation des contrôles des militaires pensionnés.

Au quartier général a Tours le cinq avril 1814
signé au congé Chemenlème.
Enregistré à la Mairie de Chagey le 17 may 1814.”
La dernière précision que l’on peut apporter réside dans la cérémonie du mariage religieux des époux. Celle-ci eut lieu le 2 mai 1816 à Chagey, soit quarante-trois jours après le mariage civil, ce qui constitue une exception, comparé aux autres unions dont les offices civils et religieux sont effectués le même jour.


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ANNEXE, où nous transcrivons les actes de vie des époux Bouteiller.


Acte de Baptême de Pierre Bouteiller

du 13 juin 1778
“Pierre, fils de Pierre Bouteiller de Chagey et d'Elizabeth Pillods sa femme, naquit le treize de juin mille sept cents soixante et dix huit, à 4 heures du matin, et fut batisé, le même jour à Couthenans : son Parrain fut Jean Nicolas Marage taillandier dud. Chagey pour son fils mineur pierre, et sa Marraine Catherine fille de feu Pierre Pillods de Luze, pour sa sœur Margueritte.
D. N. Kilg.”
(Archives municipales de Montbéliard - 1 Z 54)


Nota : Depuis 1740, année de la prise de possession de l'église de Chagey par le curé Claude Louis Briot, et jusqu'à la Révolution, les habitants de Chagey de confession protestante durent se rendre au culte à Couthenans, devenue église-mère de la paroisse renfermant les villages de Couthenans, Luze et Chagey. Les inhumations de leurs défunts se pratiquaient également dans le cimetière de Couthenans.

On remarquera, et ceci de façon quasi permanente, que le nouveau né, suivant son sexe, porte le prénom de son parrain ou de sa marraine. Après le milieu du XIXème siècle, cette coutume sera moins pratiquée.

Acte de naissance d'Élizabeth Tournut

du premier messidor an IV (19 juin 1796)
“Aujourd'huÿ le deux Messidor l'an quatre de la République française une et indivisible à onze heure du matin par devant moi Lazard Bouteillier, agent municipal de la commune de Chaigeÿ, canton d'héricourt, département de la haute saône, et pour dresser les actes destinés à constater la Naissances [sic], Mariages et décès des citoyens, est comparu en la salle de la Maison Commune de Chaigeÿ, Pierre Tournu, laboureur, domicilié à Chaigeÿ, lequel assisté de Pierre Marage, laboureur agé de quarente cinq ans, et Elizabeth Tournu agé de vingt un ans, tous deux domicilié dans la commune de Chaigeÿ, a déclaré à moi Lazard Bouteillier que Catherine Marage son épouse en légitime mariage est accouché hier premier Messidor à onze heure du soir en son domicile d'un enfant femelle qu'il m'a présenté et auquel il a donné le prénom d'Elizabeth ; d'après cette déclaration que le citoyen Pierre Marage et Elizabeth Tournu ont certifié conforme à la vérité et la représentation de l'enfant desnommé, j'ai rédigé en vertu des pouvoirs qui me sont délégués le présent acte, que Pierre Tournu père de l'enfant et Pierre Marage ont signé avec moi et non la ditte Elizabethe Tournu qui a déclaré ne scavoir signer. Fait en la maison commune de Chaigeÿ les jours, mois et ans que devant.
Lazar Boutellie, ag. Pierre Tournud

Pierre Marage.”
(A.D. 70 - 3 E 116 / 5)


Acte du mariage civil de Pierre Bouteiller et Élizabeth Tournut

du 20 mars 1816
“L'an dix huit cent seize et le vingt du mois de Mars,

Par devant nous, Nicolas Bouteiller, maire, officier de l'état civil de la commune de Chagey et Genechie réunis, canton d'Héricourt, département de la haute saône, est comparut Pierre Bouteiller, âgé de trente huit ans, né à Chagey, y domicilié, majeur, fils de Pierre Bouteiller, cultivateur, demeurant à Chagey, ci-présent et consentant, et d'Elizabeth Pillods ci-présent et consentante,

Et Demoiselle Elizabeth Tournut, fille mineure assistée de Pierre Tournut son père, et de Catherine Marage sa mère, tous demeurant audit Chagey ; lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projetté entr'eux, et dont les publications ont été faites devant la principale porte de notre maison commune, savoir : la première le dix du mois de mars de l'an dix-huit cent seize à huit heures du matin, et la seconde le dix sept du mois de mars suivant à dix heures du matin ; aucune opposition au dit mariage ne nous ayant été signifiée,

faisant droit à leur réquisition, après avoir donné lecture de toutes les pièces ci-dessus mentionnées et du chapitre VI du Titre du Code Civil intitulé du mariage, avons demandé au futur époux et à la future épouse, s'ils veulent se prendre pour mari et pour femme : chacun d'eux ayant répondu séparément et affirmativement, déclarons au nom de la Loi, que Pierre Bouteiller et la Demoiselle Elizabeth Tournut sont unis par le mariage ; de quoi avons dressé acte en présence de Pierrre Bouteiller âgé de soixante six ans, père du futur, de Pierre Marage, âgé de quarante huit ans, parain du futur ; de Pierre Tournut, âgé de cinquante un ans, père de la future, et de Pierre Marage, âgé de trente quatre ans, cousin de la future, tous demeurant à Chagey ; lesquels après qu'il leur en a été aussi donné lecture, l'on signé avec nous edt les parties contractantes.
Pierre Tournu Bouteillier Pierre Pierre Bouteillier

Pierre Marage P. Marage

Bouteillier, maire.”
(A.D. 70 - 3 E 116 / 7)

Nota : Par un décret impérial de décembre 1808, le village de Genéchier, jusqu'alors formant une communauté indépendante de celle de Chagey, y est réuni et sera considéré dès lors comme le hameau de cette commune.

Leur premier enfant, Jacques, naîtra le 16 juillet de l’année suivante.


Acte du mariage religieux de Pierre Bouteiller et Élizabeth Tournut

du 2 mai 1816
“Le 2 may 1816, fut béni le mariage de Pierre fils de Pierre Bouteiller, laboureur à Chagey, & d'Elizabeth Doucelance, avec Elizabeth, fille de Pierre Tournu, laboureur au dit lieu, & d'Elizabeth Marage.

Du Vernoy.”
(Archives municipales de Montbéliard - 1 Z 69)

Nota : Un décret de 1804 accorda le droit aux protestants de célébrer leur culte dans l'église de Chagey vouée dès lors au simultaneum. Le pasteur de Couthenans était chargé de les desservir. Il y a tout lieu de penser que le mariage religieux de Pierre Bouteiller et d'Elizabeth Tournut ait été célébré dans cet édifice.

Le pasteur Jacques Frédéric Duvernoy se trompe dans le nom de famille de la mère de l'époux ; son nom de jeune fille est bien Pillods.

Nous ne voyons pas de raison particulière au laps de temps entre les mariages civil et religieux ; au regard des mariages célébrés cette année-là, rien ne nous laisse supposer un quelconque empêchement de la part de l'officiant religieux.


Acte de décès d'Elizabeth Tournut

du 28 décembre 1840
“L'an mil huit cent quarante, le vingt neuf de Décembre à huit heures du matin, par devant nous Pierre Argast, Maire, officier de l'état civil des communes de Chagey et Genéchier réunies, canton d'Héricourt, département de la Haute-Saône, sont comparut Jacques Tournut, âgé de quarante six ans, cultivateur, et Georges Tournut, âgé de trente neuf ans, cultivateur, son frère, les deux demeurant à Chagey ; lesquels nous ont déclaré que le jour de hier, vingt huit Décembre, à quatre heures de l'après midi, que Elizabeth Tournut, âgée de quarante deux ans, née à Chagey, épouse de Pierre Bouteillier, âgé de soixante deux ans, demeurant à Chagey, sœur des deux déclarants, est décédée le jour de hier vingt huit Décembre à quatre heures de l'après midi dans sa maison résidentielle sise à Chagey ; ainsi que nous nous en sommes assuré, et ont les déclarants signé avec nous le présent acte après lecture.
Tournut George Jacque Tournut

Argast.”

(A.D. 70 - 3 E 116 / 9)


Acte de décès de Pierre Bouteiller

du 3 juin 1851
“L'an mil huit cent cinquante un, le trois juin, à quatre heures du soir, devant nous Jaques Louis Mabille, Maire et officier de l'état civil de la commune de Chagey et Genéchier, canton d'Héricourt (Haute-Saône), sont comparus en la maison commune Pierre Jaques Bouteiller âgé de vingt-six ans, cultivateur, et Pierre Faivre, âgé de quarante cinq ans, maître charpentier, tous deux domiciliés à Chagey, le premier étant fils et le second neveu du défunt si après nommé ; les quels nous ont déclaré que Pierre Bouteiller, (dit canonnier) âgé de soixante quatorze ans, cultivateur, domicilié à Chagey, est décédé ce jour trois juin, à midi, dans son domicile, ajoutant que le défunt est né à Chagey, le vingt sept juin, mil sept cent soixante dix sept, et qu'il était fils de feus Pierre Bouteiller et Elizabeth Pillods ses père et mère décédés tous deux à Chagey, et veuf de feue Elizabeth Tournut, sa femme également décédée à Chagey. Après nous être assuré du décès, nous avons aussitôt dressé le présent acte que les comparants ont signé avec nous après lecture.
Boutiellier Jacques Faivre Le maire

Mabille.”
(A.D. 70 - 3 E 116 / 10)

Nota : La date de naissance déclarée de Pierre Bouteiller est bien inexacte.
Pour les deux décès ci-dessus, nous nous sommes borné à reproduire ici les actes des registres d'état civil.




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