La vie à Mérignac en 1917





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Le tournant de 1917 pour la France et Mérignac

Le tournant de 1917 : amitié franco-américaine

La vie à Mérignac en 1917
Introduction :
Mesdames et Messieurs, avant de vous plonger en 1917, année cruciale dans l’issue de la grande guerre 14-18, il est intéressant de vous décrire la vie à Mérignac au début de la guerre et le positionnement à la fois politique et militaire des Américains.



Exposé :
En 1914, Mérignac était une commune agricole et forestière de 7594 habitants ; agrégats de hameaux, d’écarts, de petits « villages » qui s’assemblent progressivement en quartiers aux limites encore floues. Mérignac approvisionne en grande partie le marché de Bordeaux en légumes, fruits et fleurs. Le non-bâti représente 97% du territoire communal : 30% de forêts, 16% de landes, 32% de prairies, 10% de terres labourées et 3,5% de vignes. L’élevage, le commerce du lait et la blanchisserie ont une place très importante dans la vie économique de la ville.

En 1914, En Amérique, le Président Wilson, affirme la neutralité de son pays à l’égard des puissances européennes en guerre. Les américains qui suivent cette position réélisent Wilson président en novembre 1916 avec comme slogan : « Il nous a épargné la guerre ». Les Américains ont été confortés dans cette neutralité par le fait qu'ils profitaient largement du conflit sans avoir à y participer et dans tous les domaines : financier, agricole, industriel, commercial. Au fur et mesure que l'espoir d'une guerre courte s'est éloigné et qu'ils se sont enfoncés dans une guerre longue et totale, les pays de l'Entente ont dû faire appel aux États-Unis pour s'approvisionner en énergie, matières premières, produits industriels et agro-alimentaires, mais aussi pour emprunter.
Les exportations américaines à destination du Royaume-Uni et de la France ont connu un essor spectaculaire. Les produits américains ont remplacé sur les marchés asiatiques les produits européens. Les États-Unis qui étaient les débiteurs de l'Europe en sont devenus les créanciers.
Le dollar s'est trouvé renforcé par rapport à la livre-sterling et au franc. La Bourse de New-York a supplanté la Bourse de Londres. L'économie américaine qui se trouvait au bord de la récession en 1913, retrouva rapidement le chemin de la croissance et de la prospérité.
MOMENT MUSICAL N°1 : Sérénade aux étoiles de Cécile Chaminade
Trois années plus tard, en 1917, la santé morale de la France n’est pas bonne, elle est lourdement marquée par les deux énormes batailles de la Marne et de la Somme. L’année 1917 marque une rupture avec le passé dans la gouvernance de Mérignac où les notables et les négociants vont être remplacés par des Maires représentants des classes moyennes et des fonctionnaires.

A Mérignac : le coût de la vie a augmenté de 56% ; le prix de la viande a triplé comme celui du beurre, celui du vin est multiplié par six ! La municipalité renforce encore les secours aux plus démunis, et pour économiser supprime l’éclairage public pendant la nuit. Elle doit aussi faire face à de nombreuses résiliations de baux ruraux suite aux départs des Hommes à la Guerre.

Le Ministère du Ravitaillement, récemment créé, met en place des rationnements. Ainsi : les Mérignacais qui restent préoccupés par la pénurie de viande et de sucre ne disposent par jour que de 200g de pain « bluté » et de plus en plus gris, car le ravitaillement en farine est de plus en plus difficile. Et la rareté de la farine entraine des vols… Le Maire, Henri Ranie, porte à la connaissance de ses administrés «  que des mesures urgentes doivent être prises pour empêcher tout gaspillage de pain ». Le charbon, réservé en priorité aux usines, est également rationné ; 10kg par foyer et par mois.
MOMENT MUSICAL N°2 : Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon Debussy

L’année 1917 est terrible pour la France qui est marquée par des grèves et des manifestations.

Inflation, pénurie, conditions de travail suscitent des revendications de plus en plus vives d’un monde salarié de plus en plus féminisé. En janvier 1917, les midinettes parisiennes (ouvrières des maisons de couture) font grève pour des augmentations de salaire et la semaine anglaise (2 jours consécutifs de repos). Leur mouvement est suivi par les munitionnettes dans l’industrie. En 1917, plus de 700 conflits sociaux ont été officiellement répertoriés en France.

L’armée française lance une offensive sur le chemin des Dames. Un vrai carnage. Le Général Nivelle, le commandant en chef, a lancé des dizaines de milliers d’hommes à l’assaut du plateau de Californie, tout près du village de Craonne. 30 000 morts en une semaine pour des résultats minimes. La chanson de Craonne ; interdite par l’armée française mais chantée sur tous les fronts évoque le sort des soldats dans les tranchées, leur souffrance, leur désespoir et leur révolte et les mutineries qui s’annoncent.
MOMENT MUSICAL N°3 : La Chanson de Craonne
L’échec de l’offensive de Nivelle sur le chemin des Dames, le déluge d’obus, la boue, le report des permissions provoquent refus d’obéissance, manifestations et mutineries dans l’armée française. Pétain, vainqueur de Verdun, remplace Nivelle. Il améliore les conditions des poilus : un meilleur ravitaillement et des permissions plus fréquentes. Il décide d’interrompre les attaques massives et ramène le calme, au prix notamment de l’exécution d’une cinquantaine de mutins.

Non, non, plus de combats : Ce chant est apparu en 1917 dans les tranchées au moment des mutineries et du désespoir. Le message de cette chanson est qu’il faut arrêter la guerre car elle fait trop de misère et elle est une « boucherie humaine ». C’est un chant engagé car il exprime l’opinion que la guerre ne sert à rien et qu’il faut l’arrêter le plus vite possible.
MOMENT MUSICAL N°4 : Chant, Non, non, plus de combats
Sous l’uniforme, de nombreux musiciens professionnels sont pour beaucoup formés comme brancardiers et reçoivent les débris humains du conflit qui s’amplifie rapidement. Jacques Ibert, qui a passé la guerre au contact de l’atroce en tant qu’assistant dans un service de chirurgie, écrit le Vent dans les ruines, qui évoque directement la désolation d’un paysage de l’Argonne dévastée. Dans cette pièce composée pour un piano terriblement solitaire, Ibert livre sa guerre : commencée comme une fugue inquiète, la partition se crible peu à peu d’espace et de blessures, accélère et ralentit comme le vent giflant le visage d’un soldat sur la ligne de front, avant d’évoquer une pluie meurtrière. «Il y a très peu de compositions qui mettent la guerre en sons», principalement parce que la musique était alors une échappatoire avant d’être un exutoire. «Dans ce sens, la pièce d’Ibert est une rupture du temps de l’histoire». La guerre entre dans la chair des musiciens et la musique se teinte de noir.

MUSIQUE N° 5 : Le vent dans les ruines de Jacques Ibert

C’est plongés dans l’une des grandes tragédies du monde contemporain, que ces soldats inventifs bricolaient des instruments de musique à partir d’objets de leur quotidien (obus, caisses de récupération, planches, faisant d’un casque une guitare, d’une boîte de cigares un violon, d’une gourde de métal un banjo, de quelques bouteilles un clavier, un xylophone, de plusieurs boîtes de conserve une insensée contrebasse, ou taillant à même le bois brut pour des violons et des violoncelles. Au front, ces artistes continuaient à exercer leur art, de manière inattendue, tout impressionnés de la nouveauté des couleurs et des lumières pour les peintres et les photographes, tout impressionnés de l’univers sonore inouï de cette nouvelle guerre et de ses armes modernes pour les musiciens, et de toutes les sensations extrêmes pour les poètes et écrivains. Guillaume Apollinaire, poète-soldat, écrivit en 1917 « bleuet » mettant l’accent sur le thème du deuil.

MOMENT MUSICAL N°6 : Bleuet mis en musique par Poulenc.
En février 1917, l’Allemagne déclenche la guerre sous-marine à outrance afin de briser le blocus maritime organisé par l’Angleterre. Tous les navires, y compris neutres, à destination du Royaume-Uni sont désormais des cibles. Wilson rompt les relations diplomatiques avec l’Allemagne espérant ainsi éviter le pire. Mais le 19 mars le paquebot transatlantique Lusitania avec ses 1200 passagers est coulé par un sous-marin allemand. Le 2 avril 1917, le Sénat, à la demande de Wilson, déclare la guerre à l’Allemagne. Le 6 avril 1917, les USA s’engagent dans la lutte contre l’Allemagne aux côtés de l’Entente – France, Royaume-Uni, Russie – et de ses alliés – Belgique, Serbie, Japon, Italie, Roumanie, Portugal, Grèce et Chine. L’entrée en guerre des Etats-Unis apporte aux Alliés les capacités de la machine de guerre américaine : soutien financier, marine marchande, armement et équipements militaires, ravitaillement. Le drapeau américain devient vite une icône dans l’écriture et la mise au point de plusieurs hymnes. Les soldats américains sont invités à hisser le drapeau et à aller dans la bataille avec l’intention de faire la fierté de leur pays.  Le 4 juillet 1917, de grandes cérémonies sont organisées à Paris à l’occasion de la fête nationale américaine pour célébrer l’entrée en guerre des États-Unis et l’arrivée en France des soldats américains. Une délégation de cette escadrille défile devant les statues de Washington et La Fayette, à Paris.
MOMENT MUSICAL N°7 : Honneur à l’Amérique de Camille Saint-Saens
En mai 1917 une partie du corps expéditionnaire américain s’installe à Mérignac. L’Armée américaine est établie au camp de Beaudésert oû elle construit un hôpital militaire, et au centre du bourg de la Commune, où se trouve son centre de transmission avec l’État-major. Mérignac vit désormais à l’heure de la Guerre. L’hôpital américain de Beaudésert est construit très rapidement sur le terrain ISSARTIER réquisitionné par l’Etat. Il est électrifié, alimenté en eau par des puits artésiens. Cet Hôpital de 11000 lits est constitué de six hôpitaux de base, d’un hôpital d’évacuation et d’un centre de convalescence. Les trains sanitaires formés de wagons-ambulances desservent l’hôpital.

La commune s’ouvre sur un monde nouveau, avec la présence américaine et monténégrine. La Guerre contraint nombre de Mérignacais à sortir violemment et précipitamment de leur tradition, de leur cadre physique et moral. Mérignac commence à sortir d’une ruralité ancestrale : les grands domaines subissent un émiettement sous la pression de l’urbanisation. L’industrie va se développer, d’abord à Arlac, puis à Beaudésert avec la naissance de l’aéronautique. Les essais et les mises au point des avions produits par l’usine bacalanaise Edmond de MARCAY ; les entraînements aux tirs à la mitrailleuse se font sur le terrain d’ISSARTIER, à Beaudésert. Les appareils et les pilotes sont ensuite envoyés vers le front.
MOMENT MUSICAL N°8 : Marche interalliée op155 de Saint-Saens
Les conditions de vie difficiles au front et à l’arrière se traduisent par une crise morale et une poussée du pacifisme. Plusieurs tentatives de paix marquent l’année 1917 :

Des négociations secrètes sont entamées par le nouvel empereur d’Autriche-Hongrie Charles 1er.

Une Lettre du pape Benoit XV en aout 1917 est adressée aux belligérants cherchant à mettre fin à cette « calamité » et à travailler à « une paix juste et durable ». L’exhortation à la paix de Benoît XV suscite une certaine hostilité des opinions publiques françaises.

Depuis septembre 1917, les socialistes ne participent plus au gouvernement français : c’est la fin de l’Union Sacrée. Georges Clémenceau devient chef du Gouvernement en novembre 1917. Dans sa déclaration à la Chambre, il affirme faire « la guerre, rien que la guerre ».

La production de Debussy pendant la guerre est placée sous le signe du patriotisme. Debussy écrit son terrifiant Noël des enfants qui n’ont plus de maison. Ce sont parfois les pires mots que vous entendrez : mots de la peur, mots de la haine, mots du désespoir, mots de la séparation, du manque, de la mort qui frappe.

MOMENT MUSICAL N°9 : Noël des enfants qui n’ont plus de maisons Debussy

Entre 14-18, la France était encore à 80% rural. Dans les villages, la musique marquait toutes les dates calendaires, tout le monde était plus ou moins musicien». A côté de ces airs populaires et religieux, «des chansons se diffusaient aussi grâce aux harmonies», aux fanfares créées à la fin du XIXe siècle, avec le double objectif d’alphabétiser les campagnes et de tenir les hommes éloignés des bars. Grâce à elles, les airs urbains, souvent venus de Paris, se diffusent». D’autres sont ramenés par les enfants du village «immigrés» dans la capitale, où ils peuvent aussi entendre des airs issus du music-hall américain et quelques chansons importées de Grande-Bretagne et traduites en français dans la foulée, symptomatique de l’ambiance nationaliste et militariste des années d’avant-guerre. C’est la capitale, alors symbole de modernité urbaine, qui dicte le style de la France entière.  A l’époque, le service militaire dure jusqu’à sept ans et il efface pas mal des particularismes régionaux. De plus, il n’est alors pas bien vu de revendiquer sa région : on combat sous le même drapeau et la langue commune peu à peu adoptée par les poilus sera l’argot parisien, celui de Montmartre et de Belleville. Tout au long de la chanson Tu le r’verras Paname ! Nous retrouvons justement ce vocabulaire argotique et familier. Avec la tournure « C’est-y » qui nous plonge d’emblée dans l’évocation du Paris (Paname, nom populaire de l’époque). Avec les mots : Pantruchard, mot dérivé de Pantin, équivalent de Parigot. Transi : paralysé par le froid ou par un sentiment ; Calancher : mot des tranchées pour clamecer, mourir ; Flancher : mot pour faiblir, se dégonfler, mollir, craquer ; Bath : mot qualifiant beau, chic, épatant, chouette, agréable. Mettre le coeur en tire-bouchon : expression signifiant émouvoir fortement. « Mon colon » : mon colonel. « Aux moutards » : à tes enfants. Cette chanson devient un succès tant au front qu’à l’arrière. Le compositeur Albert Chantrier la dédicace à tous ses camarades du 276e régiment d’infanterie. Un poilu s’adresse à un de ses compagnons d’infortune et lui remonte le moral en évoquant les plaisirs simples de la vie, les attentes et les espérances véritables des soldats. C'est toute la camaraderie, la solidarité, l'humanité qui ressort tout au long de ce texte.

MOMENT MUSICAL N°10 : Tu le r’verras Paname

En 1917, Erik Satie écrit Parade, la plus célèbre des pièces instrumentales qui subit ouvertement le conflit. Ici, c’est une sirène et des coups de feu répétés qui viennent briser la fête et projeter la guerre dans le quotidien. Tandis que Reynaldo Hahn, compositeur envoyé sur le front à sa demande, exprime ses sentiments par des mots bien plus directs dans « A nos morts ignorés » de nombreux corps n’ont jamais été retrouvés sur ce champ de bataille, et Reynaldo Hahn écrit : «Notre cœur est leur cimetière.»

MOMENT MUSICAL N°11: A nos morts ignorés de Reynaldo Hahn

Avant la Première guerre mondiale, la France connaissait déjà le ragtime. Mais c’est avec l’arrivée des soldats Américains noirs sur le front, qu’elle va vraiment faire connaissance avec cette musique. Au son de leur Memphis Blues, l’orchestre dirigé par James Reese Europe va donner des concerts dans tout l’Hexagone, de Brest au camp de repos d’Aix-les-Bains, disséminant du jazz à chaque étape pour soutenir le moral des troupes. Ils jouent du «jazz» maniant avec virtuosité l’art de la syncope, le déplacement d’une note qui crée un effet rythmique - et l’art de l’improvisation. «Ces musiciens jouent des notes qui ne sont pas inscrites sur leur partition, ils se lâchent dans un monde encore corseté. C’est toute la musique du XXe siècle qui apparaît là.» Rien n’est donc plus comme avant. «Les danses en ligne, les petits galops et les froufrous, c’est fini ! Les morts sont des jeunes hommes, des couples doivent donc être recomposés urgemment. La danse devient essentielle. On se retrouve dans les bals, et dans ce nouveau tempo, les corps se frottent. Ça gigote, et il fallait pour cela plus qu’une nouvelle musique : il fallait un nouveau rythme.»

MOMENT MUSICAL N°12 : Rialto Ripples de Gershwin

Les premiers disques de jazz sortent en 1917 mais le jazz déconcerte et enthousiasme tout à la fois. Assistant à un concert au Casino de Paris, l’artiste-écrivain Jean Cocteau décrit un «ouragan de rythmes et de tambour» dans une salle applaudissant debout, «déracinée de sa mollesse par cet extraordinaire numéro qui est à la folie d’Offenbach ce que le tank peut être à une calèche de 70». La musique, bien souvent légère, permet aussi d’évacuer un peu les tensions. Les orchestres de chaque régiment jouent pour les blessés, la population civile ou les officiers. Dans une soirée typique, on va ainsi trouver une chanson grivoise, une ouverture d’opéra, des œuvres du music-hall et une musique militaire.»  L’entrée en guerre des états-unis a ravivé l’ardeur des plus tièdes. En mars 1917, Mistinguett et Maurice Chevalier sont les vedettes de la grande Revue des Folies-Bergères tandis que le Casino de Paris draine tous les permissionnaires anglo-saxons avec le couple Gaby Deslys et Harry Pilcer qui s’agite aux accents du ragtime. Avec ses plumes, son strass, ses filles dénudées, la revue de music-hall supplante peu à peu le café-concert et annonce des temps nouveaux. C’est les succès des chansons et opérettes de Maurice Yvain, Henri Christiné, Vincent Scotto et du parolier Albert Willemetz.

MOMENT MUSICAL N°13 : Pot-pourri

La petite tonkinoise de Vincent Scotto

Les femmes moyennes, Viens Poupoule et Dans la vie faut pas s’en faire d’Henri Christiné

L’amitié franco-américaine, du point de vue musical, aura été la plus riche des rencontres de la guerre. Les Américains nous laisseront la batterie et repartiront avec le saxophone qu’ils négligeaient jusque-là. Ils rentreront au pays avec quelques chansons majeures : « Quand Madelon », « Mademoiselle From Armentières » et « Je cherche après Titine ». La « titine » pour eux, était plus facile à apprendre car après l'avoir sifflotée, chantée, jouée à l'harmonica, à la guitare, au piano partout en Amérique, elle finit par devenir une sorte de symbole d'un Paris fin-de-guerre. Et ce grand tube français, Charlie Chaplin en fera son miel dans les Temps Modernes.

MOMENT MUSICAL N° 14 « Je cherche après Titine »

Conclusion :
En conclusion, La guerre aura été à l’origine de la vocation aéronautique de Mérignac. Sans l’intervention américaine de 1917, l’Entente était surpassée en effectifs et financièrement ruinée. Le rôle des Américains aura été décisif pour la Victoire. Bordeaux et la Gironde sont devenus en juillet 1917 une des sept bases américaines en France – la plus importante – pour organiser l’aide américaine. C’est au total 739 navires américains qui arriveront dans l’estuaire. Ces soldats amèneront avec eux toute une panoplie de ce qui fait la spécificité du Nouveau Monde, donnant aux civils français du savon, du chocolat, des cigarettes de tabac blond ou des boîtes de conserve et du chewing-gum (une découverte pour les Français en 1917). Pour tenter de résoudre le problème de la langue, l'armée américaine leur distribue un dictionnaire franco-anglais. Do you speak english / Parlez-vous français est un des grands succès de 1917 chanté par les soldats. La chanson plaisante gentiment sur les efforts des soldats américains pour parler français. Le tout sur une musique ED. Nelson qui se veut entrainante et simple à retenir, avec entre deux couplets une citation du « galop infernal » d’Offenbach. Sous vos applaudissements : When Yankee Doodle Learns To Parlez-vous français.

MOMENT MUSICAL N° 15: When Yankee Doodle Learns To parlez-vous Français.

FIN

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