Arts, États et pouvoir”- l’art et la guerre





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ANNEE SCOLAIRE 2012/2013

EPREUVE HISTOIRE DES ARTS

Arts, États et pouvoir”- l’art et la guerre

Arts de l’espace


ŒUVRE PRESENTEE


Siège de la Gestapo et Siège de la Milice

Thème :

  • Du régime de Vichy à l’occupation allemande.

  • La répression contre les résistants.



1.LA PRESENTATION DE L’AUTEUR ET DE L’OEUVRE

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Des informations sur l’artiste




Quel est le lieu que vous présentez ?

Qui l’a fait ?


- Nous allons présenter le siège de la gestapo, aujourd’hui rue des Martyrs de la Libération. La Gestapo est la police secrète d’État du parti nazi. C’est un instrument de terreur qui sert à liquider les adversaires du régime en Allemagne et dans les pays occupés. Elle est composée de policiers allemands mais aussi d’un nombre important d’agents français recrutés sur place. À Toulouse, sur 51 agents de la Gestapo, seulement 23 sont allemands. Réputée pour son extrême violence, la Gestapo terrorise et torture. Elle emploie aussi des indics français qui livrent des informations et dénoncent.

- Juste à côte, dans la même rue se trouve le siège La Milice. Cette organisation paramilitaire française, créée en janvier 1943, est placée sous l’autorité du gouvernement de Vichy et collabore avec les autorités nazies pour traquer les résistants et les personnes frappées par les persécutions raciales. Sa réputation est terrible. À partir de 1944, les Cours martiales* de la Milice exercent une justice expéditive sans respect des principes habituels du droit. Sur Toulouse, comme ailleurs, les miliciens se livrent à des passages à tabac, sèment la peur, font pression sur la population et parfois assassinent sans raison. Maurice Sarraut, patron de La Dépêche, est tué le 2 décembre 1943, car il refuse de publier un texte sur la question juive. Dans les semaines qui précédent la Libération, les miliciens haut-garonnais participent aux opérations contre les maquis de Rieumes, Betchat et Grenade avec l’occupant et aux incendies et pillages de certains villages, comme au Born, le 28 juin 1944. Des civils y sont exécutés.






A quelle personne rend-il hommage ? A quelle période de l’histoire rend-il hommage ?

Devant le siège de la gestapo, on trouve une plaque commémorative, en mémoire des interrogatoires et tortures, servant à la fois à obtenir des informations sur la Résistance et à affaiblir physiquement et psychologiquement le résistant. À Toulouse, les interrogatoires étaient réalisés au siège de la Gestapo, dans les caves. Certains résistants, décédés à force de coups, sont d’ailleurs enterrés sur place, dans le jardin. C’est le cas de Lucien Béret et de Léo Hamard dont les corps sont retrouvés à la Libération dans le jardin de la villa.

Léo HAMARD

Ce jeune policier était membre du réseau « Morhange ». Son nom de code dans la clandestinité est« X- 6 ». Il est arrêté en même temps que son chef, Marcel Taillandier (« Morhange »), qui est abattu lors de l’altercation avec les Allemands le 11 juillet 1944. Léo est pris, torturé pendant une semaine dans les locaux de la Gestapo de Toulouse. Mort des suites de ses blessures, il est enterré à côté de Taillandier dans le jardin du siège de la Gestapo. Leurs corps sont retrouvés à la Libération près d’un mois plus tard.

Lucien BÉRET

Né en 1907.

Béret est un militant socialiste, postier employé au bureau de tri de la gare Matabiau à Toulouse. Entré en résistance au sein du réseau « Brutus » et du CAS (Comité d’Action Socialiste), sa mission est d’intercepter le courrier destiné à la Gestapo et de prévenir les personnes menacées d’arrestation. Dénoncé, il est arrêté le 9 octobre 1943. Longuement torturé, il meurt sans avoir parlé vers le 17.







La répression a pris de multiples visages selon le contexte de la France occupée. Plus la Résistance est importante (en nombre et en actions), plus la répression se fait puissante.





Des informations sur l’œuvre




A) la forme

a) Quel est le genre de cette œuvre ?

B) La composition


Ces 2 lieux sont des maisons bourgeoises toulousaines.

Le siège de la gestapo est un immeuble toulousain traditionnel, en briques rouges et pierres blanches, avec deux tourelles entourant la façade principale. (probablement 18ème – 19ème siècle)

Le siège de la milice est un immeuble plus récent, en pierre blanche. (fin 19ème-début 20ème siècle).






Une plaque est apposée devant le siège de la gestapo. (lettres dorées sur un fond marron).







2.ANALYSE

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La technique








De quoi le monument est-il entouré ? Quel est la symbolique du monument ?

Juste en face du siège de la gestapo on a édifié le mémorial de la Resistance.





Qu’est-ce qui est gravé sur la stèle ? Pourquoi ?

Le monument a-t-il subi des transformations depuis sa construction ?


Le 19-août au matin, les Allemands accélèrent leurs préparatifs de retrait et mettent le feu au siège de la Gestapo, rue Maignac, au coin des allées Frédéric-Mistral, près du grand-Rond, afin d'effacer les traces des atrocités.

Ce bâtiment a donc été rénové depuis.




3.L’INTERPRETATION DE L’OEUVRE

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A quel thème fait-il référence ?

A quels évènements historiques fait-il référence ?


De 1940 à 1942, en zone non occupée (dont Toulouse fait partie), la répression passe essentiellement par des peines de prison ou de travaux forcés.

La situation change cependant avec l’arrivée des Allemands en zone sud. Le 11 novembre 1942, l’armée allemande envahit la zone non occupée. Les blindés défilent dans les rues de Toulouse. Les administrations de Vichy sont maintenues mais ce sont bien les services nazis qui décident et contrôlent tout.

Conséquences pour les résistants. Le contexte change surtout pour les résistants de la zone non occupée, confrontés jusqu’alors « seulement » à la police de Vichy. L’ennemi n’est plus le même, ses armes également. La surveillance policière et la répression s’intensifient. L’étau se resserre avec la traque de la Gestapo. Ceux qui avaient pu échapper à la répression de Vichy sont plus que jamais en danger. Beaucoup d’entre eux choisissent la clandestinité ou décident de rejoindre l’Angleterre. Au sud de la Haute-Garonne, le long de la frontière espagnole, les nazis instaurent une « zone réservée des Pyrénées », normalement inaccessible, qu’ils surveillent eux-mêmes. Pour circuler, les laissez-passer sont obligatoires, les contrôles sont quotidiens et nombreux.

Chronologie d’une répression toujours plus forte (Toulouse et sa région).

- Décembre 1942. La Gestapo commence à arrêter des gens soupçonnés d’appartenir à la Résistance.

- Jusqu’en mars 1943, les arrestations sont peu nombreuses malgré quelques actions spectaculaires. La répression allemande commence à prendre de l’ampleur.

- De mars à décembre 1943, le nombre d’interpellations augmente grâce à l’efficacité de la Gestapo et à l’aide des miliciens, dénonciateurs et autres indics ou agents français

- À partir de décembre 1943. À Toulouse, les actions de la police allemande et française atteignent un rythme très élevé. Vastes coups de filet, démantèlement de réseaux, opérations d’envergure, interrogatoires, tortures, condamnations et déportations se multiplient. La police et la Gestapo contrôlent, surveillent, perquisitionnent, filent, piègent les résistants. Des figures incontournables de la résistance toulousaine tombent.

- Nuit du 13 au 14 décembre 1943. Arrestation de François Verdier, chef régional de la Résistance. Il est exécuté en forêt de Bouconne le 27 janvier 1944. C’est un coup d’arrêt pour la Résistance locale.

- 4 février 1944. La Gestapo arrête les frères Lion, imprimeur de la Résistance, à leur atelier.

La spirale de la répression (printemps-été 44)

La Résistance monte en puissance : ses actions se multiplient et se durcissent (attentats, sabotages etc.) ; ses rangs grossissent notamment depuis l’instauration du STO*. Beaucoup de jeunes refusent de partir travailler en Allemagne et se tournent vers la Résistance. Les maquis se créent et se multiplient. En réponse, la répression est de plus en plus impitoyable. Mais, au printemps et surtout à l’été 1944, les événements vont faire basculer le pays dans une spirale de violence sans précédent. La Haute-Garonne et sa population paient un très lourd tribut lors de cette période.

Toulouse est libérée le 19 août 1944, Paris le 25. Immédiatement, en parallèle avec les fêtes de la Libération, des cérémonies rendent hommage aux victimes de la répression.





A quelles occasions se rassemble-t-on autour de ce monument ?

Pourquoi a-t-on construit un lieu pour se souvenir (= lieu de mémoire) ?


Il est très difficile, voire impossible, de déterminer avec précision combien d’hommes et de femmes ont été victimes de la répression. On estime qu’environ 35 000 ont été tués pour des faits de résistance sous l’Occupation en France et 86 000 résistant(es) français ou étrangers ont été déporté(e)s. En Haute-Garonne, le bilan est lourd : 617 personnes exécutées, 1370 déportées (dont 1068 à Toulouse), 416 internées.

Aujourd’hui, l’histoire de cette répression contre la Résistance est présente dans notre quotidien sous diverses formes. Les commémorations sont toujours nombreuses, essentiellement grâce aux associations qui entretiennent la mémoire des victimes de la répression et la transmettent. Ces associations sont composées pour beaucoup de résistants et d’enfants de résistants. Qui prendra le relais quand ces personnes ne seront plus là ? Comment vivra la mémoire des victimes de la répression, et plus largement de la déportation et de la Résistance ?

Cet exposé nous rappelle l’utilité de la mémoire, des commémorations. Pour que le sacrifice des résistants et résistantes ne soit pas vain. Car leur mort nous enseigne que la liberté a un prix. Une liberté durement récupérée alors qu’il est bien plus facile de la préserver.

Aujourd’hui encore, à travers le monde, beaucoup se battent pour leurs droits, leur liberté, leur dignité face aux dictatures de leurs pays. On a pu voir ces dernières années qu’en Birmanie, en Iran, au Tibet etc. des manifestations d’opposants aux régimes sont réprimées dans le sang. Que ces mêmes opposants sont arrêtés, emprisonnés voire exécutés. À 70 ans d’intervalle, dans des lieux différents, à des époques différentes, les réalités sont les mêmes… La répression est toujours la même.

L’histoire que nous venons de vous raconter n’est donc pas si éloignée, elle n’appartient pas au passé. Nous avons tenté de vous exposer à quel point, finalement, la répression est aisée à mettre en place, à justifier, à imposer. Apprendre l’histoire de la répression de la Résistance, c’est prendre conscience que la vigilance est indispensable pour préserver le don des victimes : celui de la liberté.




Avis personnel.



A rédiger




Autres œuvres évoquant celles étudiées ?
(recherche personnelle)

Marquer les villes des noms de résistants, ponctuer le paysage environnant d’une stèle commémorative est un acte symbolique. Aujourd’hui, plus de 150 rues (ou autres) rappellent un résistant, et dans une moindre mesure, une résistante. La majorité de ces rues rend hommage à l’histoire locale.

Les prisons Saint-Michel et Furgole rappellent aussi ceux qui ont été frappés par la répression. Les lieux de mémoire sont très nombreux sur Toulouse.




4. EVALUATION DE LA PRESTATION ORALE DU CANDIDAT

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La voix et l’intonation









Le vocabulaire utilisé : pertinence, richesse.









Maîtrise de la langue.









L’attitude et la gestion du temps.









La capacité à répondre à des questions complémentaires.









Evaluation chiffrée globale : /20


Commentaire :





Des mots-clés pour caractériser l’œuvre


 Monument

 Commémoratif

 2ème Guerre Mondiale

 Sculpture
 Patriotique

Victoire

Allégorie

Résistant



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