Une expérience de Vie, une Vie d’expérience





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I

Récit d’un Thanatonaute*

Une expérience de Vie, une Vie d’expérience



Les Thanatonautes est un roman de Bernard Werber, mêlant science et fantastique, publié en 1994 aux Éditions Albin Michel. Le mot Thanatonaute est une combinaison entre les racines grecques Thanato signifiant « la mort » et naute signifiant « navigateur » soit, littéralement, « navigateur de la mort » ou « explorateur de la mort. »

Ce que j’ai appris de la mort

Elle n’est pas l’image d’un squelette recouvert d’une cape noire portant une faux, non rien de tout cela, elle n’est pas non plus celle d’un ange qui vient vous prendre par la main et vous conduire en un lieu idyllique, non rien de tout cela.

On reste seul, et c’est là une sécurité de la destination, oserais-je dire, mais c’est ce que moi dans ma Conscience j’ai vu et retenu, ce n’est peut-être pas pareil pour tous. Un Maître que j’ai suivi durant près de dix ans disait : « Tu es ce que tu es, et lorsque la mort survient, tu seras ce que tu as été… » d’autres fois le Maître disait : « ce que tu veux qu’il y ait, sera, car la conscience met tout en œuvre pour que cela soit….. » Ayant vu et sachant ce que je n’attendais pas, alors oui c’est bien ainsi que ça se passe.

Lorsque ça m’est arrivé, je n’avais pas d’autre but que tout finisse, je n’avais pas une raison ni avant, ni pendant, sauf celle que tout s’arrête. La vie n’avait pas de sens pour moi, et comme je ne souhaitais rien de particulier, il n’y eut rien. Je ne suis pas affilié à une religion, je n’ai pas été baptisé, et suis donc un homme libre de sa Foi. Sur le sujet, je ne puis dire que je fusse ignorant, j’avais 20 ans et avais déjà un long parcours de chercheur derrière moi, et question expérience mystique, j’avais déjà mon lot, et surtout de quoi me faire une petite idée de ce qu’était la mort et surtout l’après-mort. Tous ces « délires » de tunnels, d’âmes errantes, de fantômes, ou de familles souriantes, pas plus d’anges ou de musiques, il n’y avait rien, malgré toutes les lectures, mais il est vrai que je n’avais aucune intention précise, donc c’est peut-être la raison de ce rien. Déjà à cette époque je méditais, oh, c’était du n’importe quoi, bien-sûr, il n’y avait pas l’internet, et donc les seules sources d’informations étaient les livres traitant du sujet, et souvent cinq pages auraient suffi sur les 300. Le reste n’était que délires, mais chose que je ne savais pas à ce moment. C’était des livres venant de sources « astrales » pour la plupart, nous étions en plein new-âge.

Enfant mes expériences, la nuit, m’avaient fortement impressionnées, je dis, impressionnées, parce que le mot marqué n’a pas le même sens, marqué veut dire que vous avez ça à l’esprit en permanence, alors qu’impressionné veut dire que c’est en vous sans pour autant être notre quotidien. C’était comme des thèmes d’études ou de formations qui avaient un intérêt pour quelque chose ou pour quelqu’un qui ne semblait pas être moi. Ou alors, devaient se révéler utiles à un moment donné dans le temps, une sorte d’implantation en attendant qu’une horloge donne la bonne heure, ce qui se révéla vrai il y a peu de temps et qui m’a conduit à ce que je suis…

Ce n’est donc pas sans connaissance que j’abordais la vie, et les 20 ans. Mais là précisément quels ont été mes motifs ? Parce qu’après tout, se donner la mort doit avoir une motivation. Que ce soit par amour et son rejet, ce que l’on nomme un « râteau en d’jeuns », oui la déception amoureuse, c’est un bon motif, mais ce n’est pas celui qui m’incita, certes j’avais une certaine intention sur une jeune âme et sa jeunesse : 16 ans, était effectivement un mur, surtout que pour cette âme, j’étais un frère, le « Grand frère », l’ami qui vous écoute et vous soutient. Même si on aurait pu dire que j’étais amoureux, j’avais conscience de ce que j’étais pour elle, de son âge, et aussi que bien que son ami, elle avait des attirances pour un autre de son âge, genre cowboy dont les parents avaient un ranch, je l’y accompagnais pour qu’elle chevauche, j’attendais et la ramenais, ses parents étaient aussi rassurés, et elle avait bien plus de liberté, elle passait tous les étés enfermée dans une auberge d’alpage, sans eau, ni électricité, ce qui n’est pas une vie favorisant l’expression libre des ados, ils ne redescendaient qu’aux premières neiges au village.

Une autre condition : la famille, c’est aussi un bon motif, mais il faut qu’il y ait, soit surprotection, soit absence d’amour pour attiser une telle haine de la vie pour les parents. Ce n’était pas mon cas, libre, mobile, certes je n’avais pas eu une jeunesse facile, mais je suis déjà spécial, je n’éprouvais pas le désir de groupe, telles les sorties en boîte, au ciné, au bar, certes nous habitions en campagne à 25 km de la ville, si pour l’époque on peut appeler ça une ville. Ha, quand je les entends se plaindre qu’ils s’ennuient dans leurs quartiers, qu’il n’y a pas d’activité dans leur ville, je me dis : mais mes pauvres petits, qu’auriez-vous dit il y a 30 ans, ça me fait le coup du vieux : « A mon époque on…. ». Nous n’avons pas toujours été en campagne, nous n’y sommes venus qu’en 79, j’avais 10 ans, avant nous étions en ville, et encore avant, étions en station, en fait, nous avons plus été en campagne qu’en ville. Je suis né quasiment dans une cabine téléphérique près de Chamonix, mes parents vivaient à l’arrivée du téléphérique, mon père conduisait cette station. Nous étions à 2800m d’altitude, et en 1969 ce n’était pas encore la foule, bien qu’en plus ce soit un endroit où un train à crémaillère montait, c’était près du nid d’aigle, donc au pied du Mont Blanc. Mais je n’ai pas de souvenir, j’ai un trou, oui un trou de près de dix ans. Entre Chamonix et la ville il y a un souvenir d’une situation, comme si l’on regarde une photo d’un lieu où l’on n’a jamais mis les pieds, c’est beau, mais le reste est inconnu. Je pense que j’ai des séquelles d’un accident survenu enfant, et là encore si ce ne fut pas mon frère qui me raconte cela, je ne saurais dire ni comment ni pourquoi j’ai eu cela. Mon frère un terrible, un gosse à bêtises, un genre monstre qu’il faut surveiller, et encore il vous échappera, l’attacher serait la solution. Mon frère donc s’était mis en tête de détruire les constructions en bois d’un mini-golf dans la station où nous habitions. Il prit une pierre de bonne taille pour accomplir son méfait, mais voilà, je me tenais à quelque distance face à lui, et lorsque la pierre toucha le toit de ce qui devait être une maison à balles, celui-ci plia, absorbant l’énergie de la pierre, puis la renvoya, non sans amplifier sa force et sa vitesse, mais à l’opposé, donc dans ma direction, et la pierre de très belle taille pour moi, plus jeune et plus petit que mon frère, termina sa route sur ma tête. Ce fut une révélation Newtonienne pour moi, je venais d’apprendre que tout ce qui décolle, mais n’a pas assez de vitesse, retombe inexorablement au sol, sauf que là le sol fut mon crâne, lui contrairement au toit de la maison en contreplaqué, ne plia pas, il fut pénétré assez profondément, mais pas assez pour que je reste là mort ou assommé. Ce jour-là il parait qu’il ne faisait pas beau, et donc nous étions revêtus d’un imperméable jaune, genre chaperon rouge. Je n’avais pas la capuche, mais il changea rapidement de couleur pour virer au rouge sang. Je n’ai aucun souvenir de la douleur, ni même du sang, il parait que je suis rentré en pleurant, oh sans doute pas loin, je ne pense pas avoir passé inaperçu ainsi accoutré de rouge giclant. Je reprends connaissance dans l’ambulance, on tente d’arrêter l’hémorragie, j’ai un masque sur le visage, et puis plus rien, à la salle d’opération pendant qu’on me recoud, je me réveille, c’est flou, je ne sens rien, une grande agitation, un froid qui me traverse, une infirmière me voit les yeux ouverts, on me rendort. Je ne saurais dire si quelque chose de spécial s’est produit, je me réveille dans une chambre qui donne sur le lac Léman au loin, j’ai la tête comme un chou-fleur, ma mère est là, et on me sert une purée-jambon comme je n’en n’avais jamais mangé. Pourtant c’est l’hôpital, sans doute que le choc a été plus grave que je ne le crois.

Alors me direz-vous : qu’as-tu vu ? Ben, je suis bien dans l’embarras, rien, je n’ai rien vu, ou pour être plus précis, je n’ai plus aucun souvenir d’avant et pendant. C’est même sans doute la raison de l’oubli de toute cette époque, pire, on m’aurait dit : ceci est ta mère et ton père, ben, je pense que j’aurais dit : « papa, maman », et ce même que l’on m’eut présenté deux Japonais. Je n’ai aucun souvenir, mais je suis sûr que ma mère est ma mère, enfin à ce que l’on m’a dit. En informatique, c’est ce que l’on appelle un « Format C : » .Une réinitialisation quoi, une nouvelle vie commence pour moi, et encore tout ne doit pas être en place parce que, de l’après, je n’ai que peu de bribes, mes meilleurs souvenirs commencent en ville, nous avons donc une nouvelle fois déménagé, j’ai de réels souvenirs que sur mes 8/9 ans, nous sommes en 78, la coupe du monde est au Brésil, des vacances en Auvergne chez mes grands-parents, puis c’est à peu près tout. J’en suis, avec le recul, à venir me dire : qu’est-ce que la mémoire ? Mais c’est depuis peu que je suis capable de dire que sans aucun doute c’est cet événement qui m’a conduit ici, oui c’est un traumatisme que l’on dit oublié, mais les enfants enregistrent bien plus qu’on ne le pense, ils ne font même que cela, voir et enregistrer. Des études le démontrent, les traumas infantiles sont la raison de nombreux maux de l’homme adulte. Les psychologues eux aussi le pensent. Le Maître DK, nous dit que les souvenir passent par l’Astral, et que l’Astral est responsable de bon nombre de troubles, les travaux du docteur F. Hammer sur les cancers aussi démontrent que pour une majorité d’entre eux, une thérapie par la psychologie, permet de résorber le mal, il démontre ainsi tout une organisation micro-biotique en 4 phases qui conduisent à la mort de l’organisme par lui-même, il prouve aussi que cette destruction devient par le même procédé une guérison, comme si le mental acceptait une situation : un trauma, et qu’il cesse la production d’une enzyme reproductive qui conduit au cancer, mais plus fort, ce même mental est capable d’inverser le processus non seulement en stoppant l’enzyme, mais produit aussi une contre-enzyme qui va détruire la tumeur, ou la rendre à ce qu’elle était avant sa venue.

Notre corps reste plus inconnu que la surface de cette planète pour ne pas dire de l’espace, donc il n’est pas impossible que cet accident soit le point de départ d’un sous-programme du mental, comme si mon chemin de vie avait été court-circuité à ce moment, permettant une connexion à une autre réalité, et que celle-ci allait prendre 10 ans pour apparaitre, mais près de 20 pour être vécue.

Une autre raison à la mort serait le travail, si celui-ci n’est pas plaisant, dévalorisant, sans doute que c’est une bonne raison, dans ce domaine je ne suis pas à mon avantage, et je n’irais pas dire que le travail fusse exemplaire, d’ailleurs reste de ma jeunesse, je m’en foutais, pourvu que j’ai de l’argent, j’aurais fait ce qu’il faut. Et je n’ai pas chômé, cumulant le noir au déclaré, travaillant de nuit en étant mineur. Les pires boulots, et je n’en faisais pas une honte. N’ayant pas de diplôme en quoi que ce soit, mes parents n’étaient plus très argentés avec cette maison achetée dans ce village sans âme, sans charme, où le temps semblait, même lui, avoir perdu la route, on en disait que les corbeaux volaient sur le dos pour ne pas voir la misère en-dessous. Et bien même cela ne me dérangeait pas, il y a chez moi comme un « jenfoutisme » en temps réel, je vis l’instant présent, et le passé comme le futur n’ont pas d’existence, c’est comme avec les mots, je m’accorde des libertés, j’ai cependant cette dyslexie qui m’aide terriblement en tout, parce qu’elle ne s’arrête pas aux mots, non, même mes souvenirs la subissent, mon caractère y semble aussi contraint, enfin il y a des avantages, et des inconvénients, mais la mémoire, ça c’est une aubaine, pas d’émotion outre mesure, un oubli, et pourtant une mémoire extraordinaire, c’est paradoxal, alors que son enfance n’existe que partiellement. Je retrouve une phrase dans un livre comme si je venais de le lire, mais 10 ans après. Une ambiguïté ? Oui, un paradigme, mais qui est compensé par l’intelligence, enfin d’après tous les tests que l’on m’a fait passer durant ma jeunesse, et même l’armée, où nous y reviendrons, trouvait une note largement au-dessus de la moyenne, confirmant les tests d’embauche et autres. Bref, du bon et du moins bon, mais tout ce qu’il faut pour qu’en matière de travail je puisse entrer sans diplôme dans la vie active. Et donc je décidais d’arrêter mon BEP au profit de mon frère qui, lui, apprenait le service dans les grands hôtels étoilés du coin. Précisons que finie l’école du village avec le cm2, je partais en ville au collège pour la 6ième, mais très vite lassé par des choses sans intérêt, mon esprit se tourna vers l’extérieur. Faut dire que rester enfermé des heures entre quatre murs, et sortir dans une vaste cour ceinte de murs qu’entourent des immeubles sans vie, cela a rapidement usé ma patience, et ces profs d’un autres temps qui vous disent que la terre est plate ou des fadaises du même acabit, comme des milliers d’esclaves construisant des tas de pierre pour un orgueilleux pharaon, ça m’a très vite mis hors course. Premier trimestre, j’étais déjà tranquille à hanter la bibliothèque, seuls les maths, la science, me voyaient, et la direction, allez-vous me dire ? Eh bien, l’encadrement je sortais presque tous les weekends en montagnes avec eux, ils faisaient partie ou même étaient les dirigeants des « amis de la nature ». C’était pour moi et ma mère, car elle ne rechignait pas à ces sorties, un bol d’air, genre Heidi à la Savoyarde en somme. Donc fin de scolarité et dispense facilement obtenue, on s’étonne comment et pourquoi ? Moi pas, me voilà ayant choisi l’ONF car carapater les bois ou les sommets était mon destin, mais faute de débouchés, déjà à cette époque, je me réfugiais dans les jardins, et espaces verts. Ce fut dur, surtout quand c’est de l’alternat. L’école pas de problème, même avec rien dans le cartable je m’en tirais honorablement, mais chez le maître de stage ( pas tant le travail, non car là aussi j’excellais) pour m’y rendre, 25 bornes avec un simple vélo de course en hiver, croyez-moi ça vous forge un mental, alors quand j’ai entendu parler qu’à la rentrée on pouvait participer aux vendanges et que la rémunération allait me permettre l’achat d’une mobylette, j’ai sauté sur l’occasion, et me suis offert mon premier outil de travail, une mob d’occase, mais au moins je n’avais plus à pédaler, fut-ce sous la pluie, dans la neige, je vivais une liberté nouvelle. Du CAP, qui devait se faire en trois ans, je suis passé au BEP de deux ans, et plus d’alternance, c’était en lycée pensionnat, donc je ne rentrais qu’une fois la fin de semaine, et bien-sûr en stop, car les services de car ou les trains, ben y en avaient pas, c’était un trou, et pour regagner la maison je devais faire un détour de 60 km, alors qu’à vol d’oiseau je n’étais qu’à 25 km, mais encore une fois c’était une époque où les voitures, il n’y en avait pas tant. Pour dire que même le stop n’était pas une garantie pour rejoindre la ville, puis de là prendre le train vers l’autre ville, puis s’il y avait du retard, plus de car, ne restait plus que le stop. Il ne fallait pas trop compter sur les parents, parce que mon père bossait dans une fabrique de meubles dans le village d’à côté et ce n’était pas la direction, ni les bonnes heures pour me prendre, alors encore une fois la débrouille, et la mob elle avait rendu l’âme plus tôt, et combien même, elle n’aurait jamais permis de transporter les sacs et son chauffeur. Donc la première année finie, je quittais le cursus scolaire, parce que mes parents ne pouvaient payer deux lycées à leurs enfants, j’avais 16 ans, et il m’a fallu une année de plus dans un lycée pour avoir le droit d’être libre, nous étions en 1981 et le président Mitterrand avait inventé les TUC (travail d’utilité collectif) un truc où vous bossez pour des radis, mais au moins le taux de chômage baissait significativement.

Ha le marché du travail, un bien étrange lieu, pour un jeune agneau, car c’est un monde de rats ou loups prêts à tout pour vous passer devant, j’ai vite compris, et j’ai commencé à me faire et un nom dans les agences et une place, j’ai fini par être embauché dans une boite de nettoyage, et là j’ai découvert l’horreur des hommes, tout ce côté que l’on refuse de voir car trop répugnant. Affligeant ! Et pourtant bien des gens travaillent pour que ce côté obscur soit le plus invisible possible, même à vous cacher la vérité. Ce que j’ai fait durant 3 ans, je ne le souhaite pas même à mon pire ennemi. Vider des fosses septiques, des vide-ordures, et surtout au moment de l’Aid el Kébir, je peux vous dire que questions infections, maladies, il y a de quoi s’étonner que des épidémies ne se soient pas déclarées dans ces immeubles et citées de l’horreur. Ha la tête de mouton faisandée et farcie aux asticots, quand ça vous dégouline le long des cannes de débouchage, ces nuées de mouches qui parfois ont eu le temps d’éclore, ces parfums « antiChanel »… je vais m’arrêter là parce que sinon je suis certain que vos estomacs n’en supporteront pas plus.

Bref, des raisons de ne pas aimer la vie j’en ai, c’est sans doute un tout qui m’a permis de ne pas avoir de remord, mais c’est aussi un sens du macabre qui m’a interdit la pendaison, le tailladage de veines, ou le saut de l’ange en voiture. Non, trop violent, j’ ai opté pour la méthode douce, mais surtout silencieuse, et peu traumatisante pour ceux qui vous découvrent. Moi j’ai choisi le cocktail pharmaceutique spécial pour personne qui a des scrupules. Ma mère diabétique bénéficiait de traitement tout à fait intéressant pour le mortel désir. Après avoir écrit une lettre, disant la raison, dont je ne me souviens plus, mais finissait par : je pars rejoindre mes frères sur la planète trucmuche, et qu’ils ne se fassent pas de soucis pour moi…. Pour le compte ce fut un raté, parce que s’il n’y avait pas eu cette lettre, et bien on m’aurait laissé dormir, vu que j’étais rentré très tard ce soir-là, et s’il y avait eu deux ou trois heures de plus, il en fut fini de LM.

Mais s’il n’y a rien de l’autre côté, il y a ici une force d’une puissance inconcevable, c’est l’Âme, nous le savons maintenant, l’Âme est un Ange, et il n’est pas le seul, mais plus puissant que l’Ange il y a l’Ego, et c’est bien là que le bât blesse. Parce que si ce n’est pas votre heure, je sais maintenant que vous pouvez faire ce que vous voulez, mais vous ne parviendrez pas à vos fins. Cela ne fait pas partie de votre programme, en revanche l’apprendre doit en faire partie. Je suis certain que le suicide réel n’existe pas, il devient évident que ce mode de mortalité est inscrit dans le Karma de l’individu. Par contre, ce qui expliquerait les âmes errantes et autres fantômes s’explique non pas du fait de la mort, mais par un refus du divin après le passage dans le monde Ethérique. Un puissant désir qui devient un profond regret serait la cause. Le manque d’amour durant la vie, devient un désir des plus puissants qui vous retient là proche du physique, là où les odeurs de l’Amour sont perceptibles. Cela dit le mot odeur est un peu différent, c’est plus une forme onde, une vibration du sentiment qui apparait sitôt que deux êtres l’éprouvent.

Dans l’un des épisodes astral de mon enfance, mon Ego ou Ange, m’a conduit dans ce monde, là où l’on peut trouver chacun des aspects de l’amour, depuis la simple rencontre, le coup de foudre, à l’acte, et les amours violents, voire animal ou bestial, l’ange m’a montré, et même plus, fait vivre au travers des corps de ces hommes et femmes, en prenant littéralement leur place. Curieux effet, mais qui vous apprend des choses que l’on ne soupçonne pas, rien que dans cette manifestation. Il y en a des centaines, je vous en ai déjà parlé dans le JM&D et dans mes livres précédents, mais ce n’est rien qu’une infime partie de ce tout qui m’a été donné de vivre sous cette forme astrale.

Quand je dis astrale, c’est simplifié, parce qu’ésotériquement il y a trois formes et corps, car bien que le physique soit dans son lit, je suis conscient, et je sais que ce que je nomme Ange, n’est en fait qu’un Moi plus instruit que « je Conscience » ne l’est et bien plus encore que ne l’est le corps mental physique.

Mais revenons à mon récit d’outre-tombe…

J’ai parfaitement conscience de tout ce qui ce passe, comme si j’étais moi-même l’un des pompiers et médical venus pour sauver ce corps là sans conscience sur un lit à l’étage, même dans l’ambulance, ou dans la salle de réanimation, où l’on me fait vomir, en avalant des litre d’eau. Je me vois là, oui, le corps souffre il convulse, il semble se noyer. C’est grave, les médecins s’affairent, et ils donnent tout ce qu’ils ont pour m’empêcher de perdre conscience, après plusieurs minutes (près de 50mn), la tension médicale baisse, et celle de ce corps étendu, presque sans vie, remonte, le pouls semble être le signe de la victoire des acharnés, je n’ai pas d’assistance, mais des aiguilles percent ma peau et pénètrent mes veines. Je suis attiré en lui, et aussitôt ce mal de gorge me fait prendre toute l’envergure de l’intervention, car il y avait un tuyau introduit dans ma bouche et qui descendait au-delà du croisement bronchique. Je perds à nouveau conscience, mon corps dort, et c’est aussi un moyen d’oublier cette douleur, qui s’ajoute à celle de l’estomac, apparemment, entendant l’un des médecins parlant à ma mère, je ne suis pas encore tiré d’affaire, les médicaments et surtout le cocktail pourrait avoir des conséquences tant sur mon cerveau que sur mon cœur. Je suis après un jour ramené toujours inconscient dans une chambre à l’étage, je vois les infirmières qui, sur ordre, prennent bien soin de verrouiller les fenêtres. Il faut dire que c’est le 5ième, qu’il y a déjà eu des sauts mortels. Je me réveille quelque instant dans cette journée, mais c’est un autre que moi, incapable de bouger, ou d’articuler, seuls les yeux bougent, suis-je paralysé ? Je sombre à nouveau, et ne me réveille que le lendemain, comme si rien ne s’était passé, je sais où je suis, et pourquoi je suis là pourtant, j’ai cette douleur qui me fait me rapper la gorge, une gêne, et la valse des infirmières commence, d’abord par un agréable petit déjeuner, accompagné de sourires, le visage ne laisse rien transparaître, et même si ce n’est pas les mêmes que la veille ou l’avant-veille, derrière cette image je sens un jugement, une interrogation, un mélange chez d’autres, mais aussi une compassion, de degrés différents. Il y a un changement, ce n’est pas vraiment nouveau, mais amplifié, je ressens ce qui est caché chez l’autre, le vrai, le faux, quelque chose que l’on ne perçoit pas, je le vois, je le sens comme s’il s’agissait d’une transpiration. C’est comme l’Ange me l’avait montré : une odeur trahit notre instant, notre état d’âme en somme. Le ballet se calme, mais voici l’heure du rapace, un psychologue ou psychiatre veut que je sois malade pour augmenter son portefeuille de client et d’argent, j’ai beau lui dire que je n’avais pas de raison venant d’une dépression, il voulait absolument que ce soit ainsi. Si chez d’autres on sentait un certain mépris chez lui, c’est une asphyxie totale, ce type pue littéralement l’intérêt, il fait partie de ces gens qui se disent vous venir en aide, mais qui finalement se révèlent, eux, avoir besoin de vous pour vivre, des inutiles en somme. Mais le plus marquant c’est cette horrible odeur qu’il présente malgré lui, il s’en retourne n’ayant pas obtenu de ma part son lot, mais je sais qu’il retentera sa chance avec la famille, leur glissant sa carte pour un rendez dans 2 mois. He oui le succès a un prix, ou tout au moins celui qu’on veut lui donner. Finalement je sortirais après que les médecins soient sûrs que le cœur n’a pas subi de dégâts, il cache bien son jeu celui-là, parce qu’ils ont eu du mal à percevoir le rythme, bon c’est vrai, je me suis beaucoup amusé à ralentir le rythme, mais ce n’est peut-être pas ce qui les a inquiété, après tout je ne suis pas docteur.

Le retour à la maison m’a paru assez étrange, j’avais l’impression d’être épié à chaque instant, par tous, les choses dangereuses étaient cachées, mais c’était pesant, surtout quand on perçoit ce que l’on cache, l’odeur de la puanteur, ça ne trompe pas mes sens. Bref, par défi, j’ai remis ça quatre autres fois, mais pas une n’eut autant d’impact, je dirais même que des mécanismes de protection se sont mis en place, parce qu’une fois, j’avais fait en sorte que je ne sois pas découvert en me retirant loin dans la montagne avec le nécessaire obtenu sur ordonnance, mais alors que j’étais au plus profond de l’endormissement, je fus réveillé par un puissant vomissement, ce qui lava tout le produit. Imaginez avoir 4gr d’alcool dans le sang, c’est normalement mortel, pour un non habitué, l’état dans lequel j’étais ressemblait à cela, impossible de tenir debout, aucun membre n’était synchronisé, le ciel et la terre se confondaient, la vision impossible, bref je n’avais pas le contrôle, un pantin démantibulé. A mon réveil, sans avoir repris toutes mes facultés, je suis rentré et j’ai longuement dormi, bien entendu, je fus sous surveillance.
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