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CHAPITRE 2 : CARACTERISER L’ESPACE TOURISTIQUE


Le chapitre 2 a comme objectif de repérer et discuter les travaux sur la caractérisation d’espace (s) touristique (s) à l’échelle des villes et métropoles. Souvent le fait de géographes, on note une volonté de spatialiser le tourisme, de le délimiter et de le nommer :

« Les analyses portant sur des espaces spécifiques au tourisme dans la métropole sont nécessaires pour deux raisons. Premièrement, le tourisme n’occupe pas uniformément, mais il est concentré dans des espaces particuliers [...]. Deuxièmement, une analyse à une plus petite échelle spatiale semble nécessaire pour développer des concepts et processus en inter- relations et adopter une approche multidimensionnelle du ‘tourisme urbain’»20 (Pearce, 2001, p.933).

2.1 Réflexion sur la station transférée à la ville : « RBD » et « TBD »


L’idée de la délimitation spatiale du tourisme dans un lieu urbain prend forme autour des stations touristiques. En 1970, Charles A. Stansfield et John E. Rickert travaillent sur les stations d’Ocean City, Wildwood (dans le New Jersey) et Niagara Falls. Ils s’inspirent du « Central Business District » pour réfléchir à un concept transférable au tourisme : le « Recreational Business District ». Ils le définissent comme un espace de concentration et de convergence des activités, des touristes, des attractions, des hôtels et le « RBD » en devient la «‘raison d’être’ »21 (Stansfield et Rickert, 1970, p.215). Considéré comme extrêmement accessible, il peut être dans certains cas totalement pédestre (notamment à Ocean City). Il jouit de sa proximité avec le front de mer, qui fait jonction avec le « CBD ». Les flux, les touristes et les activités dédiés non-exclusivement à ce type de public -bars et restaurants, magasins, magasins de souvenirs, et autres attractions- s’y concentrent (Ibid.). Le « RBD » devient un espace central spécifique, non pas spatialement mais par son influence à l’échelle de la station. Cependant, il est « clairement séparé spatialement aussi bien au niveau fonctionnel des autres districts»22de la station (Ibid., p.219).

Il est par la suite analysé à l’échelle de la ville et de la grande ville et ce dès 1975 avec le cas de l’Est de Londres23. Mais c’est surtout Donald Getz qui va l’adapter à la ville en parlant de « Tourism business district (TBD) » (Getz, 1993). Cet espace dans la ville se définit par la diversité des activités qui sont avant tout pour les besoins des touristes et dans une moindre mesure pour les résidents permanents. Le « TBD » se définit par une « concentration d’attractions et de services à destination des touristes [et] localisées en lien avec les fonctions du central business district. Dans les anciennes villes, spécialement en Europe, le TBD et le CBD coïncident souvent avec les lieux historiques24 » (Getz, 1993, p.583). Selon lui, cet espace est essentiel pour que les touristes séjournent plus longtemps dans la métropole mais aussi qu’ils dépensent plus. Enfin, Getz souligne l’importance d’un tel espace dans la planification du tourisme dans les villes (Ibid.). Le premier concept du « RBD » va connaître une réactualisation dans les années quatre-vingt-dix, notamment dans la recherche scientifique Chinoise25 : Ji-Gang Bao définit le « RBD » dans la ville de Guangzhou26. De nombreuses autres études suivront : sur Wuhan City en 2004 par Hong-Bing Yanhd, sur Shanghai en 2005 par J. Zhang ou Fuzhou en 2009 par S-Li Zhong. La ville de Suzhou sera aussi l’objet d’une étude d’un RBD (Li et Wei, 2003). Cette étude tente de définir un RBD historique, anciennement constitué auquel s’ajoute ensuite un deuxième RBD, plus moderne. Les caractéristiques du RBD sont identiques à celles définies par Charles A. Stansfield et John E. Ricker, voilà plus de trente ans.

Ces deux types d’espace touristique posent les bases de la recherche sur ce sujet. Cette première caractérisation de l’espace est évidemment discutable aujourd’hui tant les lieux évoluent. Surtout, le « RBD » a été au début analysé à l’échelle de la station alors que la principale caractéristique est une domination par le tourisme (MIT, 2002 ; Stock, 2003). Son transfert à la ville pose aussi question ; dans le cas de Suzhou, les chercheurs ne parviennent pas à caractériser un seul « RBD »27. Quant au « TBD », Donald Getz l’identifie dans les villes moyennes où il se confond avec le centre historique. Au final, s’ils n’ont pas été réellement réutilisés ensuite, n’est-ce pas dû à un problème de transfert à la ville ?
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